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Pourquoi il n’y aura pas de Seat électrique

L’actualité produit de la marque est au point mort, mais Seat semble avoir encore son rôle à jouer dans le groupe Volkswagen. C’est ce qu’indique son directeur, Markus Haupt, sans pour autant avoir un modèle électrique dans ses cartons.

Pourquoi il n’y aura pas de Seat électrique
Le groupe Volkswagen ne compte pas abandonner Seat, mais ne met pas pour autant une stratégie en place.

Trois modèles, voici la gamme actuelle de la firme espagnole. Une offre juste pour une marque généraliste, d’autant qu’ils accusent de l’âge. La Leon est au catalogue depuis 2020 et le duo Ibiza et Arona depuis 2017. Ce dernier a profité d’un restylage l’année dernière, mais sans modification en profondeur…

Depuis l’indépendance de la marque Cupra, et de son succès, Seat n’est clairement plus la priorité dans du groupe Volkswagen. En début d’année, l’avenir de la marque semblait compromis, mais cela évolue, dans le discours du moins.

« Nous continuons d’investir dans la marque Seat », voici le message d’espoir qu’a tenu le patron de la marque, Mark Haupt, auprès de nos confrères d’Autocar. Il a aussi précisé que le groupe ne pouvait pas s’imaginer sans Seat.

Bonne nouvelle, les Ibiza et Arona profiteront de versions hybrides l’année prochaine, mais il s’agira d’une technologie de 48V. Un système qui offre moins de gains en consommation que l’hybridation complète d’une Renault Clio ou d'une Toyota Yaris. Ceci va-t-il suffire à relancer des modèles qui accuseront dix ans au compteur ? M. Haupt se veut, encore une fois, rassurant en soulignant que l’Ibiza a été numéro des ventes en Espagne en février dernier.

Un train de retard et une offre électrique inexistante

Quant à la transition électrique, lorsque Renault a dans son catalogue la R5, que Cupra débarque avec son Raval et que Volkswagen s’apprête à lancer l’ID.Polo, Seat reste dans l’attente. « D’ici à 2029 et 2030, si la réglementation sur les émissions de CO2 se durcit, nous devrons certainement nous pencher sur l’avenir de cette marque. Pour cela, nous devons probablement encore travailler sur le coût des plateformes de véhicules électriques, car il serait aujourd’hui très difficile pour Seat d’être rentable avec nos coûts actuels ».

Tout en affirmant que Seat est indispensable, son patron avoue son incertitude quant à son avenir. Un double discours qui sème le trouble. En attendant, la gamme produit accuse toujours un train de retard face à la concurrence. Quant à un futur modèle électrique, il semble très compromis. Que deviendra Seat face à l'échéance de 2035 obligeant les constructeurs à ne proposer que des wattures, ou presque ?

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