Iran : effets collatéraux
Les jeudi et vendredi, ce sont les jours où les routes (de nuit) de l’automobile et de la culture se croisent ou convergent.

Bien évidemment, quand un conflit éclate quelque part dans le monde, il est indécent de penser à d’autres victimes que celles, civiles et innocentes, qui sont frappées dans leur chair. La situation en Iran nous invite à la plus grande compassion à l’égard des femmes qui ont été persécutées pendant des années et par tous les opposants à un régime tyrannique abrité derrière d’effrayantes arguties religieuses.
Quand on voit les images de Téhéran ou d’Ispahan, on est pourtant confronté à cette cynique réalité : malgré la terreur ambiante, la vie continue, les voitures circulent toujours…
Il faut s’y résoudre, pendant que les tensions internationales, la production d’automobiles continue. On se pose la question dérisoire de savoir quelles sont ces voitures qui roulent sous la menace des drones.
Il y a beaucoup de modèles d’origine française car les industriels tricolores ont largement contribué à aider au développement d’une production locale.
Dans les années 1960, Citroën a installé la SAIPAC (Société anonyme iranienne de production des automobiles Citroën) dont le modèle phare a été la Dyane (modifiée en « Jiane »).

Lors de l’instauration du régime autoritaire des mollahs, en 1979, la SAIPAC est devenue SAIPA (sans le « C », de Citroën) et elle a été incorporée au groupe nationalisé IKCO.
La présence chaotique de PSA est soumise aux affres de la géopolitique. Revenu en 1999, le groupe est contraint de se retirer d’Iran en mars 2012, sous la pression d’un lobby américain s’opposant à l’implication de GM dans ce pays, PSA étant alors associé au groupe américain. Après s’être séparé de GM, PSA revient en Iran. En juin 2016, un nouvel accord est signé entre Peugeot et le groupe Iran Khodro qui fabriquait autrefois la Paykan icône de l’automobile iranienne et clone de la Hillman Hunter. Citroën est revenu à son tour, ainsi que Renault armé de sa Logan altermondialiste.

Avant l’arrivée d’un guide suprême, l’Iran vivait sous l’empire du shah Mohammed Rez Pahlavi controversé pour d’autres raisons. Son goût du faste l’avait conduit à commander des pièces extraordinaires chez Maserati ou Lamborghini. Mais le sauvetage de la carrosserie italienne n’excuse pas toutes les dérives.

La tyrannie n’a pas d’odeur.














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