L’histoire méconnue du livre référence sur Bugatti que les collectionneurs s’arrachent
Alors que les ouvrages consacrés à la célèbre marque de Molsheim foisonnent, un livre d’exception se détache toujours du lot, près de cinquante ans après sa publication. Publié à la fin des années 70 par l’ingénieur Hugh Conway et le collectionneur Jacques Greilsamer, cet ouvrage aujourd’hui épuisé est devenu culte..

On ne les compte plus. Les livres sur la marque de Molsheim remplissent les rayons spécialisés des librairies. Mais si l’on peut aisément se passer des Bugatti d’Alain Delon, et d’une palanquée d’ouvrages anecdotiques ou strictement sans intérêt, il en est d’inestimables dont l’un est peut-être même la référence en la matière.
Une marque oubliée
Il est co-sigtné par deux hommes et s’appelle tout simplement Bugatti. L’un des coauteurs, Le canadien Hugh Conway, un ingénieur aéronautique, s’est toujours passionné pour la marque, même quand il était à peu près seul à vouer un culte à la vieille marque alsacienne. Il publie un premier ouvrage sur la question en 1963, dans l’indifférence générale.
Dans ces années 50 et 60, à Molsheim comme dans le reste de la France et du monde, les autos d’Ettore et de son fils gens n’intéressent pas grand monde. Elles n’évoquent pas grand-chose aux jeunes, quant aux plus anciens, parfois anciens ouvriers de la maison ils conservent quelques fois une Type 35 rouillée, ou quelques pièces au fond de leurs grange, histoire de se souvenir du bon vieux temps.

Mais à la fin des années 70, c’est une autre histoire qui commence à s’écrire, celle des riches collectionneurs, des vrais passionnés comme des vrais spéculateurs. La collection Schlumpf, découverte en 1977 avant d’être nationalisée place les chefs-d’œuvre de Molsheim au cœur de l’actualité.
200 pages pour une référence
Il ne manque plus qu’un ouvrage de référence pour enfoncer le clou de la légende et il arrive un an plus tard, en 1978, par l’entremise d’un petit éditeur suisse. Hugh Conway et le collectionneur français Jacques Greilsamer y livrent sur 200 pages la somme de tous les modèles, les catalogues de ventes, les images d’époque, les fiches techniques précises et l’histoire de cette aventure tant artistique qu’industrielle, des débuts chaotiques à la fin dramatique en passant par les heures de gloire.
Évidemment, leur livre, qui coûtait 600 francs à l’époque, l’équivalent de près de 240 euros d’aujourd’hui, est évidemment épuisé et n’a jamais été réédité. Mais les passionnés savent, ils le conservent ou le revendent d’occasion sur des sites spécialisés ou il s’affiche entre 70 et 115 euros. Des annonces qui ne restent pas très longtemps en ligne.








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