Le « braquage automobile du siècle » à Paris se retourne déjà contre ses auteurs
Quelques heures après le vol spectaculaire de 17 voitures (dont au moins une Ferrari) dans une conciergerie ultra-sécurisée de Paris, l’étau se resserre déjà sur ses auteurs. Mais que prévoyaient-ils de faire avec les véhicules volés, dont certains paraissent très difficiles à « blanchir » ?

L’événement a fait le tour des médias. Dans la nuit du samedi 16 au dimanche 17 mai, un spectaculaire braquage automobile a eu lieu dans un parking souterrain du 15ème arrondissement de Paris, rue de l’ingénieur Robert-Keller.
Les lieux servaient de garage à une conciergerie automobile spécialisée dans la garde de véhicules de prestige, équipée d’un dispositif de vidéo-surveillance très poussé entre autres moyens de sécurisation des lieux. Une équipe de malfaiteurs est parvenue à entrer au niveau du parking occupé par la conciergerie, repartant des lieux avec 17 véhicules.
Il y avait un témoin à l’extérieur
Comme le rapportent les journalistes du Figaro qui ont pu entendre un témoin situé à l’extérieur du parking, qui a vu à la fois les membres de l’équipe des braqueurs arriver sur les lieux calmement puis repartir chacun au volant des véhicules volés, il s’agit assurément d’une opération au haut niveau de préparation.
La précision et la rapidité de l’action semblent aussi indiquer que les membres de cette équipe connaissaient les lieux et les méthodes à employer pour y pénétrer. Toujours d’après les journalistes du Figaro, ils sont entrés en forçant un accès piéton. Ils ont ensuite récupéré les clés des véhicules censées être stockées dans des coffres sécurisés.
Déjà 12 arrestations
Mais à quoi bon, ce braquage ? Alors que l’enquête est toujours en cours au sein de la Brigade de répression du banditisme, douze individus ont déjà été interpellés. Au moins l’un des véhicules volés a été récupéré grâce à un dispositif de géolocalisation embarqué, équipement courant sur les véhicules de prestige. A ce rythme, tout le groupe impliqué pourrait être rapidement rattrapé par la justice.
Surtout, que prévoyaient-ils de faire avec ces voitures ? S’agissant de modèles premium classiques (on parle par exemple d’un « 4x4 BMW »), ces véhicules peuvent être facilement dépouillés pour les pièces ou même envoyés dans d’autre pays. Mais France-Info parle aussi d’une Ferrari, d’au moins une Aston Martin et d’une Lamborghini : des autos rares et voyantes, dont les pièces sont parfois traçables, beaucoup plus difficiles à « blanchir » ou à faire disparaître. Une chose est sûre : les promesses de sécurisation totale de la conciergerie en question n’ont pas suffi.




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