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Mondial de l'auto 2026

Mondial de l'auto 2026 - L’énorme pick-up BYD Shark hybride rechargeable évite le malus français mais il en prend un autre

Dans Nouveautés / Nouveaux modèles

Cédric Pinatel

Après les petites voitures et les SUV de monsieur tout le monde, BYD s’attaque aux professionnels avec un énorme pick-up hybride rechargeable visant le Toyota Hilux et le Ford Ranger. Très puissant et épargné du malus écologique français, le Shark risque de coûter très cher.

Mondial de l'auto 2026 - L’énorme pick-up BYD Shark hybride rechargeable évite le malus français mais il en prend un autre

Le « cauchemar des constructeurs automobiles européens » continue sa pénétration du marché. Après le carton des SUV hybrides familiaux (Atto2 DM-i, Seal U DM-i, Sealion 5 DM-i) et l’arrivée sur le segment des citadines avec la Dolphin G DM-i, le plus gros constructeur automobile chinois débarque sur le segment des gros pick-up utilitaires avec le Shark, dont le nom sent fortement la mer dans la plus pure tradition de la marque.

Long de 5,5 mètres, cet énorme pick-up affiche des dimensions assez classiques dans sa catégorie face aux Toyota Hilux, Ford Ranger, Maxus eTerron 9 et autres Isuzu D-Max. Il ressemble à un Ford Ranger ou F-150 et sera exclusivement disponible en version à double cabine.

Petite particularité technique du Shark : il possède des suspensions à double triangulation à l’avant et à l’arrière, contrairement à la plupart des concurrents utilisant généralement un pont arrière rigide (avec tout de même un châssis séparé comme les autres). Tant mieux pour l’efficacité dynamique, moins pour la charge utile : 790 kg au maximum alors qu’un Toyota Hilux diesel peut embarquer une tonne. Côté remorquage, il pourra monter jusqu’à 2,5 tonnes contre 3,5 tonnes pour les meilleurs.

Presque luxueux à l’intérieur

La patte de Byd se retrouve à l’intérieur avec un habitable aux finitions plus poussées qu’à l’habitude dans cette catégorie. Le Shark fait l’effort de garnir ses contreportes, son tunnel de servitude et certains éléments de sa planche de bord.

Rassurez-vous, il y aura aussi une version à volant à gauche !
Rassurez-vous, il y aura aussi une version à volant à gauche !

Il embarque évidemment du « tout écran » avec un combiné d’instrumentation de 10,25 et pouces et une grosse tablette tactile centrale de 15 pouces et propose aussi des places arrière dignes d’un vrai SUV familial avec beaucoup d’espace et une assise agréable. Avec, au rang deux aussi, de beaux efforts de finition par rapport aux standards de la catégorie.

436 chevaux sous le capot, hybride rechargeable uniquement

Le BYD Shark est exclusivement hybride rechargeable, avec un moteur électrique de 231 chevaux sur le train avant et un second électromoteur sur les roues arrière de 204 chevaux (avec un bloc thermique 4 cylindres de 150 chevaux servant essentiellement de générateur). Il cumule une puissance totale de 436 chevaux (pour 650 Nm de couple) et abat le 0 à 100 km/h en 5,7 secondes.

Côté consommation, BYD annonce 3,5 litres aux 100 km avec les batteries pleines (capacité de 33,2 kWh) et 9,6 litres aux 100 km avec les accumulateurs déchargés. L’autonomie électrique est de 90 km en norme WLTP et l’autonomie cumulée maximale est de 650 km (toujours WLTP).

Plus de 70 000€ ?

BYD France ne communique pas encore le prix du Shark mais le Maxus eTerron9, un autre pick-up hybride rechargeable de 442 chevaux, demande au moins 72 900€. Le Shark devrait donc afficher une addition similaire, qui restera plus haute que pour un Toyota Hilux diesel (55 800€). Il échappera en revanche au malus écologique français réservé aux pick-up thermiques à cinq places (de 80 000€), mais devrait tout de même avoir droit à un gros malus masse (de plus de 26 000€ à cause de ses 2,7 tonnes) avec ses cinq places. BYD France nous explique cependant réfléchir à des solutions pour les professionnels, sans doute avec la suppression de la place arrière centrale.

J’aime

La finition intérieure meilleure que sur les concurrents, avec aussi des places arrière très agréables.
La finition intérieure meilleure que sur les concurrents, avec aussi des places arrière très agréables.

Je n’aime pas

Le prix de base qui risque d’être quand même plus haut que celui des pick-up diesel.
Le prix de base qui risque d’être quand même plus haut que celui des pick-up diesel.

J’achète ou j’achète pas ?

Avec sa gueule de Ford F-150, sa puissante motorisation et ses belles finitions intérieures, le Shark plaira à coup sûr aux particuliers fans du genre. Pour eux, il a aussi l’avantage d’échapper aux 80 000€ de malus écologique français en version cinq places. Il risque d’être tout de même un peu cher pour les professionnels, pour qui les modèles diesels restent plus abordables. A titre personnel, j’imagine que j’irais plutôt vers l’un de ces modèles si j’avais besoin d’un pick-up pour mon activité professionnelle. Mais je comprends que les prestations « luxueuses » d’un BYD Shark puissent justement intéresser certains professionnels aussi, notamment s’il faut transporter parfois des passagers.

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