Votre navigateur ne supporte pas le code JavaScript.
Logo Caradisiac    

Publi info

Pour l’achat d’une nouvelle auto, le prix passe avant le patriotisme

Dans Economie / Politique / Industrie

Michel Holtz

La préférence nationale ou européenne n’est plus un argument sur lequel les constructeurs du continent peuvent compter. Selon un sondage récent, les automobilistes ont tranché et c’est leur portefeuille qui décide. Le rapport qualité prix surpasse désormais tout attachement à l’industrie locale, ouvrant la voie aux marques étrangères.

Pour l’achat d’une nouvelle auto, le prix passe avant le patriotisme
28% des acheteurs de voitures entendent passer à l'électrique dans les deux ans. À moins que... Photo : MaxPPP.

Au cas où les constructeurs européens espéraient compter sur le patriotisme des automobilistes, ils peuvent enterrer leurs espérances. Selon un sondage réalisé entre le 11 et le 21 septembre dernier par OpinionWay pour PrimesEnergie.fr auprès de 2 501 personnes, 76 % des interrogés privilégieront le rapport qualité prix lors de leur prochain achat automobile.

Un attachement au protectionnisme, s’il est financièrement attirant seulement

Et peu importe que l’engin affiche une marque européenne soit européen, américain, asiatique en général et en particulier chinois. Ils reconnaissent néanmoins, et à 67 % être attachés à l’industrie continentale. Jusqu’à ce que leur compte bancaire reprenne ses droits.

La voie est donc libre pour les marques de l’empire du Milieu ? Pas forcément car les mêmes sondés estiment, à 58 % être toujours réservés quant à la qualité des modèles chinois. Contradiction ou simple avertissement adressé à ces nouveaux entrants ? En tout cas, les Byd, Omoda, Jaecoo et MG savent désormais qu’il va leur falloir convaincre sur leur niveau de qualité, puisque côté tarifs, c’est déjà fait.

Mais nos compatriotes estiment également que leur passage à l’électrique dans les deux ans (ils sont 28 % dans ce cas) serait immédiatement freiné si le gouvernement taxait les autos à batterie au kilomètre, comme les pouvoirs publics anglais envisagent de le faire, histoire de compenser les pertes liées à la baisse des ventes de carburant.

Des injonctions, et des souhaits, contradictoires

Plus que jamais, les automobilistes n’envisagent plus leur rapport à la voiture sous un autre prisme que celui de leurs finances personnelles parfois contradictoires. Une réflexion ou se mêlent les prix à la pompe, un protectionnisme souhaité, mais facilement effacé par nécessité, une demande de baisse des taxes, et, à l’inverse, une hausse, ou du moins, un maintien des aides publiques. Plus question de plaisir dans ces choix. Et plus question non plus de geste environnemental.

Mots clés :

Commentaires ()

Déposer un commentaire

SPONSORISE

Toute l'actualité Economie / Politique - Industrie