6 des 10 premiers constructeurs mondiaux pourraient être chinois en 2035
Chaque année, l’étude du cabinet KPMG prend le pouls de l’industrie automobile. Pour cette 26ᵉ édition, le constat des 775 dirigeants interrogés est sans appel : l’avance de la Chine ne repose plus seulement sur les batteries, mais sur une robotisation massive et une domination technologique dans l’IA et le logiciel.

C’est un classique de la prospective. Depuis 26 ans, chaque automne le cabinet d’audit et de conseil KPMG livre son Global Automotive Executive Survey, une énorme étude dans laquelle 775 patrons et cadres dirigeants de la filière auto mondiale se prêtent au jeu de l’avenir. Et il est pour le moins sombre pour les Occidentaux.
C’est simple : selon ces boss qui gravitent, pour certains, dans le secteur depuis des décennies, la roue a bel et bien tourné. Pour 48 % d’entre eux, en 2035, six des dix premières places du classement très convoité des premiers constructeurs mondiaux seront occupés par des Chinois.
Une avance dans tous les domaines
Mais pourquoi cette opinion émanant de près de la moitié des car guys de la planète ? Ils justifient leur choix bien au-delà de l’avance de l’empire du Milieu en matière de batteries. Car selon eux, la Chine est également en pointe en matière de logiciels et d’IA appliquée à l’automobile. 57 % des dirigeants locaux interrogés déclarent d’ailleurs investir en masse dans ce domaine, contre 48 % de leurs collègues américains.
Une avance déterminante quant au développement de la conduite autonome, comme le souligne KPMG. L’essor automobile de la Chine a été lié à l’électrique hier et pourrait bien l’être grâce à l’autonomie des voitures demain.
Quant à l’avantage salarial d’une main-d’œuvre chinoise peu chère, elle est en train de s’estomper et de devenir un faux argument pour ses rivaux occidentaux, du moins en matière d’automobile. Car les emplois sont de plus en plus qualifiés dans des unités de production chinoises de plus en plus automatisées.
Autant de robots en Chine que dans tous les pays du monde réunis
En 2023, le pays a installé dans ses usines, tous secteurs confondus, 280 000 robots industriels durant cette seule année, soit le même nombre que l’ensemble des autres pays du monde sur la même période.
Reste que, histoire de consoler un peu l’Occident, tous les industriels de l’auto semblent sur un pied d’égalité en matière de délais pour déployer une technologie numérique. 92 % de ceux que le cabinet a interrogés estiment qu’il leur faut au moins un an pour la mettre en œuvre, si elle échappe à la corbeille à papier (réelle ou numérique) comme c’est le cas de 64 % des projets. À Shanghai comme à Stuttgart.













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