1 000 km d’autonomie et recharge en 10 min, la batterie solide arrive
Longtemps théorique, la batterie solide entre désormais dans sa phase industrielle avec des premières mises en production annoncées entre 2026 et 2028. Promettant une autonomie dépassant les 1 000 km et une sécurité accrue, cette technologie suscite une course mondiale entre les constructeurs. Pourtant, son déploiement à grande échelle s’annonce très progressif.

Considérée comme l’évolution ultime du secteur, la batterie à l’état solide s’apprête à corriger les plus grosses lacunes des voitures électriques. En remplaçant l’électrolyte liquide par un composé solide (céramique, polymère ou verre), cette technologie permet d’utiliser de nouvelles électrodes plus performantes. Le résultat est une densité énergétique sans précédent, capable de stocker bien plus d’électricité dans un volume réduit. Pour l’automobiliste, cela signifie une autonomie qui dépasse les 1 000 km, des vitesses de recharge plus élevées et une sécurité accrue, le risque d’incendie étant quasi éliminé par l’absence de solvants inflammables. Certaines marques comme BYD parlent d’une charge complète réalisée en seulement 10 minutes et d’une autonomie record de 1 500 km.
Une course mondiale entre constructeurs et start-ups

Le développement de cette technologie repose sur des alliances stratégiques entre géants de l’automobile et spécialistes des batteries. Le paysage industriel se dessine clairement : Volkswagen collabore avec QuantumScape, Mercedes-Benz s’appuie sur le Taïwanais ProLogium, tandis que BMW et Ford travaillent avec Solid Power. Toyota, de son côté, s’est associé au Japonais Idemitsu. Cette collaboration directe permet d’adapter précisément la chimie des cellules aux contraintes techniques des châssis, accélérant ainsi le passage du laboratoire à la route.
Des calendriers de production qui se précisent
Si la batterie solide est déjà une réalité dans certains bus électriques de Mercedes-Benz, son arrivée dans nos voitures de série se fera par vagues. Le constructeur chinois Nio a déjà frappé fort avec des prototypes de l’ET7 capables de parcourir 1 000 km, et prévoit une production dès 2024-2025 (notamment sur l’ET9). En Europe et au Japon, l’horizon se situe plutôt entre 2026 et 2028 : Volkswagen et Stellantis visent 2026, Toyota annonce ses premières séries pour 2027, suivi de près par Nissan en 2028. BMW devrait également présenter prochainement un véhicule de démonstration dédié à cette technologie.
Le compromis

Avant l’arrivée du « tout-solide », une étape intermédiaire s’installe : la batterie semi-solide. Cette technologie, qui utilise un électrolyte sous forme de gel ou de pâte, offre un compromis idéal entre sécurité, performance et coût de fabrication. MG Motor s’est positionné en leader sur ce segment en lançant dès 2025 en Chine une version de sa MG4 équipée de cette chimie innovante (conçue par QingTao Energy). Le constructeur introduira ces batteries « SolidCore » en Europe cette année à un prix accessible sur sa compacte Mg 4.













Déposer un commentaire
Alerte de modération
Les données que vous renseignez dans ce formulaire sont traitées par GROUPE LA CENTRALE en qualité de responsable de traitement.
Les données obligatoires sont celles signalées par un astérisque dans ce formulaire.
Ces données sont utilisées à des fins de :
Vous disposez d’un droit d’accès, de rectification, d’effacement de ces données, d’un droit de limitation du traitement, d’un droit d’opposition, du droit à la portabilité de vos données et du droit d’introduite une réclamation auprès d’une autorité de contrôle (en France, la CNIL).
Pour en savoir plus sur le traitement de vos données : Politique de confidentialité
Alerte de modération