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La MG4 à grande autonomie affûte ses arguments : la compacte électrique irrésistible ?

A l’occasion de sa mise à jour, la compacte chinoise au badge anglais corrige certains de ses défauts, et récupère sa version à grande autonomie, dotée d’une batterie de 77 kWh. Cela lui permettra-t-il de se refaire commercialement ? 

La MG4 à grande autonomie affûte ses arguments : la compacte électrique irrésistible ?

En bref

Batterie de 77 kWh

Jusqu’à 545 km d’autonomie

36 990 €

Un bien joli coup ! Avec sa compacte 4, MG a bien vite obtenu de belles parts de marché, grâce à un prix canon et de belles prestations électriques. Certes, ensuite, avec la fin des aides à l’achat pour les voitures chinoises, les ventes se sont effondrées, mais 33 000 unités ont tout de même été écoulées en France depuis 2022. Par ailleurs, il manquait à cette petite familiale un habitacle digne de sa catégorie. Cette évolution vient d’arriver à l’occasion d’un léger restylage de mi-carrière, accompagnée d’améliorations techniques sur la version 64 kWh, comme nous vous l’avons déjà détaillé. La variante à grande autonomie, dotée d’une grosse batterie, revient - moins chère de 2 500 € - sous l’appellation Premium 77 kWh.

Une base connue

Cette valeur reflète, on s’en serait douté, la capacité de la batterie, qui permettrait, selon le constructeur, une autonomie de 545 km (vu la conso moyenne annoncée à 16,1 kWh/100 km). Ces accumulateurs, en réalité ceux de l’ancienne MG4 grande autonomie que nous avons essayée en 2024, diffèrent par leur nature de ceux de la Mg4 64 kWh. En effet, ils recourent à une chimie NMC (nickel-manganèse-cobalt), garante d’une plus grande densité énergétique des éléments LFP (lithium fer phosphate) de la version inférieure, et plus léger, ce qui explique le moindre poids de la 77 kWh (1 755 kg, soit – 10 kg). Revers de la médaille, leurs cellules auraient une moindre durée de vie. Embêtant, d’autant plus que cette batterie n’est pas réparable. La recharge se fait au rythme de 144 kW maxi, ce qui se traduit par un passage de 10 % à 80 % en 38 min, ce qui n’a pas progressé depuis 2024. Quoique dans la norme, ceci symbolise une stagnation regrettable car entre-temps, la concurrence a progressé, une VW ID.3 proposant jusqu’à 185 kW. La puissance du moteur s’établit à 245 ch (couple de 350 Nm), et le 0 à 100 km/h se fait en 6,2 s (1,3 s plus vite que la version 64 kWh), alors que la vitesse maxi est identique, à 180 km/h. Amplement suffisant !

La MG4 à grande autonomie affûte ses arguments : la compacte électrique irrésistible ?

Plus raffinée, enfin !

La grande surprise de la MG4, c’est l’habitacle. Auparavant, celui-ci était correctement assemblé mais franchement austère. C’est du passé ! La présentation progresse énormément, tant par le dessin du tableau de bord, nettement moins simpliste, que ses matériaux, autrement cossus. Le plastique de la coiffe de la planche de bord, moussé, donne le change, alors que tout semble sérieusement fixé. On n’a plus du tout l’impression d’une voiture au rabais ! On dispose d’une nouvelle console centrale flottante, comportant des rangements fort pratiques ainsi qu’un dock de rechargement de smartphones par induction, bien situé.

Nouvel écran multimédia de 12,8 pouces pour la MG4. Les graphismes sont agréables mais le système manque encore de précision et de réactivité.
Nouvel écran multimédia de 12,8 pouces pour la MG4. Les graphismes sont agréables mais le système manque encore de précision et de réactivité.

Autre bon point, les commandes physiques de retour, notamment pour régler la clim : bien plus commode !

On se félicite de l’adoption de commandes physiques notamment pour régler la clim.
On se félicite de l’adoption de commandes physiques notamment pour régler la clim.

Certes, l’espace disponible ne progresse pas, il demeure moyen en largeur, mais les passagers arrière, en plus d’être bien assis, profitent d’un espace aux jambes très appréciable.

Les sièges avant, à réglages électriques, offrent un confort certain, mais ils ont perdu leurs renforts pour les épaules.
Les sièges avant, à réglages électriques, offrent un confort certain, mais ils ont perdu leurs renforts pour les épaules.
A l’arrière, l’espace aux jambes demeure très appréciable, mais les pochettes de rangement au revers de dossiers avant ont disparu et il n’y a pas de source lumineuse.
A l’arrière, l’espace aux jambes demeure très appréciable, mais les pochettes de rangement au revers de dossiers avant ont disparu et il n’y a pas de source lumineuse.

En revanche, les poches de rangement au revers des dossiers ont disparu. Quant au coffre (de 350 l à 1 165 l), son volume reste juste dans la norme, mais ses pans sont pratiques et il dégage un plancher pour ainsi dire plat quand on a rabattu les dossiers.

Le coffre s’avère pratique par son accès et ses formes, mais son volume reste juste moyen pour une compacte.
Le coffre s’avère pratique par son accès et ses formes, mais son volume reste juste moyen pour une compacte.

A l’avant, les sièges séduisent par leur maintien et leur confort, même s’ils ont perdu les renforts au niveau des épaules de l’ancien modèle. Devant soi, on découvre de nouveaux écrans, agrandis, notamment le combiné d’instruments (7 pouces), derrière le volant, bien plus lisible qu’avant. Pas du luxe ! Celui du centre atteignant 12,8 pouces en diagonale, a gagné en réactivité et en clarté, mais, malheureusement, demeure perfectible sur ces points, dommage. D’autres améliorations sont au programme, concernant par exemple les ADAS. En tout cas, la position de conduite est toujours excellente, et la visibilité périphérique meilleure que celle de bien des concurrentes, sauf peut-être vers l’arrière.

Redessiné, le tableau de la MG4 gagne nettement en qualité de finition et bénéficie enfin d’une présentation digne de la catégorie.
Redessiné, le tableau de la MG4 gagne nettement en qualité de finition et bénéficie enfin d’une présentation digne de la catégorie.

Grande homogénéité dynamique

Nous sommes sous la pluie des environs de Lisbonne pour en juger de la conduite de cette MG4. Si de l’extérieur, celle-ci n’évolue guère (on note un spoiler légèrement remodelé notamment), les sensations dès les premiers tours de roue changent. La voiture paraît plus feutrée et mieux insonorisée, tout en filtrant davantage les petites inégalités. Elle n’en devient pas un pullman pour autant, restant globalement empreinte d’une certaine fermeté, mais les réactions parfois trop sèches de l’ancien modèle semblent avoir disparu. Ce, sans nuire aux qualités dynamiques, de très bon niveau : la MG conserve un excellent grip (merci aux pneus Bridgestone Enlinten en 235 de large), contient efficacement ses mouvements de caisse et fait preuve d’une précision appréciable.

La MG4 à grande autonomie affûte ses arguments : la compacte électrique irrésistible ?

Même si les voies sont mouillées, la compacte à moteur arrière gère bien sa motricité : si on remet les watts d’un coup en appui, on sent une micro-dérive vite endiguée par l’ESP, alors celui du SUV MGS6 par exemple, réagira moins promptement. Pour sa part, la direction, d’une consistance bien jugée, communique très correctement, parachevant un bon bilan dynamique. En revanche, j’ai toujours du mal à me faire aux commandes au volant dites logiques, donc pas du tout intuitives. Par ailleurs, il faut recourir à l’écran central pour changer de mode de conduite, ce qui n’est pas prudent du tout vu que ça oblige à quitter la route des yeux trop longtemps…

Malgré le poids élevé, le moteur de 245 ch autorise des accélérations et des reprises très vives, de sorte qu’on ne s’ennuie jamais, d’autant que la puissance est bien répartie (pas de réaction brutale suivie d’un tarissement prématuré des watts). On se fait vite à ce type de conduite, à la fois douce et punchy mais sans bruit mécanique. Enfin, la pédale de frein offre un feeling naturel, même s’il n’y a pas de liaison mécanique entre elle et le circuit hydraulique (le transfert d’information est électrique). En lui-même, le freinage est efficace.

La MG4 à grande autonomie affûte ses arguments : la compacte électrique irrésistible ?

Belle frugalité

La consommation ? Nous avons testé cette MG4 sur des routes portugaises globalement humides, par une température ambiante ne dépassant pas 17°C. Le parcours s’est très majoritairement composé de voies secondaires ponctuées de traversées urbaines, et d’un peu d’autoroute, voire d’embouteillages. J’ai préféré ne pas utiliser le mode « one pedal » mais gérer moi-même les ralentissements en anticipant pour mieux profiter du freinage régénératif, hélas non réglable par palette, juste par une sélection de mode dans l’écran central... Résultat ? Une moyenne de 13,8 kWh/100 km. Un chiffre très intéressant, inférieur, une fois n’est pas coutume, aux annonces du constructeur. Il est vrai que le parcours d’essai a été effectué sur très peu de 4-voies, mais cette MG4 laisse espérer une autonomie, dans ces conditions, de plus de 500 km. Sur autoroute, la consommation dépassant les 20 kWh/100 km, on devrait pouvoir franchir les 300 km, ce qui est déjà bien pour une compacte électrique.

Chiffres clés *

  • Longueur : 4,28 m
  • Largeur : 1,83 m
  • Hauteur : 1,51 m
  • Nombre de places : 5 places
  • Volume du coffre : 350 l / 1 165 l
  • Boite de vitesse : NC
  • Carburant : Electrique
  • Taux d'émission de CO2 : NC
  • Date de commercialisation du modèle : Non communiquée

* pour la version (2) EV 77KWH - 180 KW PREMIUM.

Le bonus / malus affiché est celui en vigueur au moment de la publication de l'article.

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