En Europe, BYD dépasse Ford, MG coiffe Nissan : le séisme silencieux des immatriculations dans l’Union
BYD, MG ou le duo Omoda/Jaecoo redistribuent les cartes de l’Union en grignotant les parts de marché des géants établis comme Dacia, Ford et Nissan. Décryptage d’une offensive industrielle que même les barrières douanières de Bruxelles ne semblent plus pouvoir freiner.

Quand le marché automobile européen se rétablit, ce n’est pas forcément une bonne nouvelle pour les marques traditionnelles, mais un cadeau pour les constructeurs chinois.
L’ACEA a livré ses chiffres le 22 octobre et a constaté une hausse de 9,3 % en septembre et un rebond de 5,7 % depuis le début de l’année. Mais si les constructeurs européens frôlent tout juste la moyenne lorsqu’ils ne perdent pas des plumes, c’est l’inverse pour les marques de l’empire du Milieu.
Réussite de Byd, carton de Chery
Byd à lui seul a doublé ses ventes en septembre et, depuis le début de l’année, a livré 206 000 autos dans l’Union en raflant au passage 2,4 % de parts de marché. La performance de la marque de Shenzhen est suffisante pour lui permettre de faire mieux que Ford, qui n’a vendu que 192 000 autos sur la même période et surtout, Byd comme MG, avec 186 000 unités, font mieux que Nissan qui n’a vendu que 142 000 voitures depuis janvier.
Certes, l’Américain, comme le Japonais traversent une mauvaise passe, mais le succès des Chinois se fait forcément au détriment d’autres marques. Surtout si l’on y ajoute les débuts sur les chapeaux de roues de Jaecoo et Omoda qui ont écoulé 137 000 modèles depuis janvier. Et encore, ce décompte exclut le Royaume-Uni ou les duettistes de Wuhu réalisent un véritable carton. Elles ont dépassé les 100 000 immatriculations un an après leur débarquement.
Dacia s’enfonce
Des résultats qui font des dégâts et la première victime de cette offensive chinoise en Europe, tant pour MG que pour le groupe Chery s’appelle Dacia. Le franco roumain, à la peine depuis le début de cette année a encore vu ses ventes baisser de 10,1 % en septembre. Du coup, Dacia n’est plus la béquille qui a soutenu le groupe Renault pendant des années. Malgré un bon score du losange (merci la R5 qui lui permet de s’offrir + 10,8 %) le groupe perd un point de parts de marché.
Cette situation, et le grignotage sans fin des parts de marché par les Chinois en Europe, semble insoluble, malgré les tentatives de négociation de Bruxelles qui a réussi à convaincre Pékin de freiner les importations de moitié et souhaite taxer les PHEV, en plus des électriques à l’entrée de l’Union. Mais les constructeurs de là-bas jouent déjà le coup d’après et tous commencent, ou envisagent, de produire ici, manière d’échapper aux griffes douanières européennes













Déposer un commentaire
Alerte de modération
Les données que vous renseignez dans ce formulaire sont traitées par GROUPE LA CENTRALE en qualité de responsable de traitement.
Les données obligatoires sont celles signalées par un astérisque dans ce formulaire.
Ces données sont utilisées à des fins de :
Vous disposez d’un droit d’accès, de rectification, d’effacement de ces données, d’un droit de limitation du traitement, d’un droit d’opposition, du droit à la portabilité de vos données et du droit d’introduite une réclamation auprès d’une autorité de contrôle (en France, la CNIL).
Pour en savoir plus sur le traitement de vos données : Politique de confidentialité
Alerte de modération