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Dans l’UE les Chinois s’imposent et la France devient championne d’Europe de l’électrique

Alors que les chiffres de l’ACEA révèlent une stagnation, ou une très légère progression des constructeurs européens, la crise iranienne redistribue les cartes. Dopés par la chute du thermique pur, les constructeurs chinois enregistrent des hausses record dans l’Union européenne, tandis que la France signe un bond spectaculaire de + 79,1 % sur les ventes de 100 % électrique depuis le début de cette année.

Dans l’UE les Chinois s’imposent et la France devient championne d’Europe de l’électrique
Le SUV BYD Seal-U : chouchou des Européens.

« Le marché européen fait preuve d’une résilience remarquable » estime l’ACEA, l’association des constructeurs européens qui vient de livrer les chiffres de vente en Europe pour le mois de septembre et, dans la foulée pour les 9 premiers mois de l’année.

Effectivement, tout va bien, ou plutôt, tout va mieux. En septembre, les ventes de voitures neuves ont bondi de 9,3 % par rapport à la même période en 2025, et depuis le début de cette année, elles ont augmenté de 5,7 %. De quoi réjouir l’ACEA ? Pas forcément, car ses membres, s’ils s'en tirent plutôt correctement, n’ont pas de quoi sabrer le champagne.

Le groupe VW perd un point de parts de marché

Le groupe Volkswagen et ses marques VW, Audi, Skoda, Seat, Cupra et Porsche, domine certes ses concurrents d’une belle tête avec 2,2 millions d’immatriculations et 27,5 % de parts de marché. Sauf que l’Allemand n’augmente ses ventes que de 0,7 % et régresse d’un point par rapport à ses rivaux. Pas de quoi tirer le groupe d’affaire.

Derrière lui, avec 1,3 million d’autos vendues, Stellantis se maintient, mais c’est grâce à ses marques les plus accessibles, Fiat et Citroën, qui ne sont pas celles qui réalisent les plus fortes marges susceptibles de tirer la galaxie de son gouffre financier. Quant à Renault, malgré une légère progression en septembre, ses ventes ont reculé de 3,5 points depuis janvier et sa part de marché a baissé de 1 %.

Mais alors, à qui profite l’embellie, hormis aux marques européennes accessibles ? Aux constructeurs chinois tout d’abord et leur accélération est étonnante. Si les + 246,5 % du groupe Chery (Jaecoo, Omoda, Chery) sont spectaculaires, ils doivent être pris avec circonspection, étant donné l’arrivée récente de ses marques dans plusieurs pays d’Europe. En revanche, la hausse de 154 % des ventes de BYD est significative, puisque le Chinois de Shenzhen est présent sur le Vieux Continent depuis plusieurs années déjà.

Même si Jaecoo, Omoda et Chery sont arrivés récemment sur le marché, leur progression est spectaculaire.
Même si Jaecoo, Omoda et Chery sont arrivés récemment sur le marché, leur progression est spectaculaire.

De fait, ces constructeurs asiatiques profitent non seulement de leurs tarifs attractifs mais, plus encore que les Européens, de la parfaite adéquation de leurs produits avec la nouvelle donne du marché européen et la marginalisation totale du thermique pur et dur, qu’il soit essence ou diesel puisque le premier ne représente plus que 21,2 % des ventes (contre 27,7 % à fin septembre 2025). Quant au second, il continue de régresser en n’affichant plus que 7,1 % des immatriculations, contre 9, 3 % l’an passé.

Reste la technologie qui constitue aujourd’hui le gros du marché, celui de l’hybride, du PHEV et du 100 % électrique. Un domaine dans lequel les Chinois excellent et leurs ventes s’en ressentent, malgré les taxes douanières sur leurs autos à batterie. Des voitures électriques chinoises et européennes en hausse dans toute l’Union ou leurs ventes ont augmenté de 48 % depuis le début de l’année, crise iranienne oblige.

La France, championne de l’électrique

Pourtant, dans cet engouement pour la watture, trois pays se distinguent plus que d’autres. Trois États qui, à eux seuls, réalisent 64 % des immatriculations de VE de l’Union : le Danemark, l’Allemagne et la France. Ces pays sont également ceux ou les aides des pouvoirs publics pour diminuer le prix des carburants sont les plus faibles.

Résultat, chez nos voisins scandinaves, les ventes d’autos à batteries ont augmenté de 40,3 % depuis le début de l’année et ceux de l’Allemagne de 58,1 %. Quant à la France, les immatriculations de voitures 100 % électriques ont carrément bondi de 79,1 %. Comme quoi, l’hexagone n’est pas à la traîne dans tous les domaines.

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