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Une nouvelle taxe « inévitable » sur les voitures les plus propres arrive au Royaume-Uni

C’est officiel, le Royaume-Uni va instaurer une nouvelle taxe sur les voitures électriques et hybrides rechargeables à partir de 2028. Son but ? Compenser la perte de recettes fiscales induite par l’essor des voitures à batteries sur la consommation de carburant dans le pays. Une mesure qui pourrait bientôt arriver chez nous en France ?

Une nouvelle taxe « inévitable » sur les voitures les plus propres arrive au Royaume-Uni
Une voiture électrique branchée sur une borne. Photo MaxPPP.

La question n’est pas de savoir « si » mais « quand » elle arrivera : en France comme dans les autres pays européens où les carburants fossiles sont lourdement taxés et contribuent aux finances publiques, le développement de la voiture électrique induit nécessairement une baisse des rentrées d’argent pour l’État.

On peut donc supposer qu’à partir d’une certaine proportion de voitures électriques dans la circulation, qui restent pour l’instant minoritaires en France même si elles représentent 28 % des ventes de voitures neuves sur la première partie de l’année 2026), le gouvernement devra s’adapter et trouver un moyen de les taxer.

Au Royaume-Uni, les voitures électriques seront taxées à partir de 2028

Une chose est sûre : le gouvernement britannique a déjà prévu le coup. A Partir de 2028, les propriétaires de voitures électriques et hybrides rechargeables devront s’acquitter d’une nouvelle taxe sur l’utilisation de leur véhicule.

L’Electric Vehicle Excise Duty obligera les automobilistes roulant en voiture 100 % électrique à payer 3 pence par kilomètre parcouru, soit environ 2,2 centimes d’euro. Pour un automobiliste parcourant 15 000 kilomètres par an, la facture sera ainsi de 330€ environ. Les propriétaires de voitures hybrides rechargeables, eux, devront régler une taxe de 1,5 penny (environ 1,2 centime d’euros). Cette taxe sera prélevée une fois par an et pourra être déclarée de façon manuelle ou automatiquement via la connectivité des autos.

Un problème délicat

Une telle mesure aura inévitablement un impact négatif sur l’image de la voiture électrique auprès des consommateurs, souvent soucieux de réduire au maximum leur budget consacré à l’automobile. Mais chez nous aussi, la baisse des recettes fiscales sur la taxation du carburant, liée à la progression du marché des voitures électriques, va nécessairement poser un problème au gouvernement.

Rien que sur les six premiers mois de l’année, les recettes fiscales de la taxation du carburant ont baissé de 80 millions d’euros en France à cause des fortes variations du prix entraînées par la guerre en Iran à partir de février. Mais ces variations restent limitées par rapport à quantité généralement consommée : chaque année, l’État percevait entre 37 et 39 milliards d’euros grâce à cette taxation soit plus de 10 % du total net de ses recettes fiscales.

D’après les données officielles du gouvernement, le parc automobile français comprenant 3,5 % de voitures électriques en janvier 2026. Sachant que cette proportion va mécaniquement augmenter dans les années à venir, les recettes fiscales liées au carburant continueront de baisser et il faudra donc trouver une solution pour les compenser…

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