Première mondiale : sur l'A10, la navette autonome passe le cap des 40 000 km avec ses premiers passagers
Sur l’autoroute A10 au sud de Paris, deux minibus électriques sans chauffeurs transportent depuis mars 2026 des passagers entre les Yvelines et l’Essonne. 6 mois et 40 000 km après, la mobilité automatisée autoroutière devient réalité. Reste à déployer le système à grande échelle.

La promesse de la mobilité automatisée est en passe de s’inscrire dans le quotidien des usagers. Sur l’autoroute A10, au sud de la capitale, deux navettes électriques sans conducteurs viennent de franchir le cap des 40 000 km parcourus sans accrocs.
Depuis septembre 2025, 150 passagers volontaires utilisent régulièrement ces robots navettes pour relier en trente minutes les 28 km ente le pôle d’échange multimodal de Longvilliers (Yvelines) à la gare ferroviaire de Massy-Palaiseau (Essonne).

La clé de l’infrastructure connectée
Bardés de radars et de caméras, les véhicules autonomes, développés par la start-up Milla, communiquent en temps réel avec les équipements intelligents déployés par Vinci Autoroutes le long de la chaussée.
De quoi permettre à l’engin de s’insérer sans peine dans le trafic, de passer les péages, ou encore d’anticiper les zones de travaux. Si un opérateur humain reste présent à la place conducteur pour parer à la moindre anomalie, le projet vise à terme un contrôle à 100 % en distanciel
Une réponse à la congestion périurbaine
Au-delà de la performance d’ingénierie, cette offre de transport collectif innovante concerne directement l’organisation de la circulation dans les territoires.
Capables d’embarquer une douzaine de passagers ces navettes ont vocation à compléter les lignes de car express régionales, lutter contre l’autosolisme et in fine fluidifier le trafic routier aux heures de pointe et apporter un service d’appoint aux heures creuses.
Après 40 000 km parcourus, les résultats semblent encourageants. 87 % des usagers ont exprimé leur satisfaction. De quoi valider cette alternative crédible à la voiture individuelle. "L’objectif du projet de navette autonome déployé sur l’autoroute A10 est de tester une offre alternative, avec une navette automatisée (12 places, 30 trajets/jour, soit environ 360 passagers supplémentaires), pour répondre à une demande croissante", précise Vinci Autoroutes dans un communiqué.
Techniquement parlant, l'expérimentation est donc concluante. Reste à adapter le cadre réglementaire et à fixer les modèles financiers qui permettront de déployer la technologie à grande échelle.





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