Prise en main du Volkswagen ID. Cross, le SUV urbain électrique qui fait déjà suer la Renault 4…
Volkswagen investit le créneau du petit SUV zéro émission avec cet inédit ID. Cross, élaboré sur la plateforme de la future ID. Polo. Si les batteries n’apparaissent pas extraordinaires, la consommation réduite et la capacité de recharge risquent bien de secouer la catégorie, Renault 4 en tête, comme nous avons pu le constater lors de la prise en main d’un modèle camouflé.

Les constructeurs se font un malin plaisir à nous faire essayer leurs prototypes, surtout quand ils en sont fiers, et en particulier Volkswagen qui nous a fait le coup il y a encore peu avec les dernières générations de Passat et Tiguan, en 2023. Pressé de donner un aperçu de ce que donnera son nouvel ID. Cross, la marque réitère avec ce mulet camouflé par un covering… végétal. Soit ! Pas fan de cette robe qui cache sa musculature et son regard ? Vous pouvez toujours jeter un œil aux photos officielles du concept. Nous ferons avec… Le mobilier, lui non plus, n’est pas définitif, comme en témoigne le vilain plastique lisse et brillant qui recouvre les portes, typique d’un proto.

Un retour à une ergonomie simple !
Pour le reste, l’auto est proche de celle que vous trouverez en concession. Les surprises sont bonnes, notamment en matière d’ergonomie : fini la chasse aux boutons des précédentes ID, la Polo et ce Cross reviennent aux commandes physiques. On retrouve donc avec joie quatre lève-vitres électriques et non plus deux, et surtout une console dédiée à la climatisation et des boutons-poussoirs au volant qui remplacent avantageusement les touches tactiles à retour haptique tant décriées. On apprécie également l’arrivée d’un écran d’instrumentation aussi grand que sur les modèles thermiques (10 pouces) et capable non seulement d’afficher une carte de GPS mais également des compteurs « à l’ancienne » qui sentent bon les années 1980.


Bref, une Volkswagen simple et pragmatique. Fiers de ce retour aux sources, les responsables communication évoquent le bon sens de la Golf IV. Comme dans cette illustre ancêtre, les places arrière sont suffisamment spacieuses pour deux adultes - comprenez un peu plus accueillantes que celles de la Renault 4, sa principale concurrente - tandis que le coffre propose un volume de 475 litres. Pas mal ! Il faut dire que contrairement à celui des précédentes ID, le compartiment n’est plus encombré par la mécanique : nouvelle plateforme MEB + oblige, l’électromoteur est désormais logé sous le capot.


Efficience prometteuse…
Comme la R4 ou le Mini Aceman, les ID. Cross et Polo sont donc des tractions. Au menu, trois niveaux de puissances sont proposés, de 116, 135 et 211 ch, et deux batteries : celle d’entrée de gamme au lithium fer phosphate proposant 37 kWh utiles, la plus performante, au nickel manganèse cobalt, affichant 52 kWh nets. « Comme la Française » rétorquerez-vous, donc « sans avantage ? » Pas si vite : non seulement Volkswagen annonce une autonomie mixte supérieure d’une bonne trentaine de bornes, soit 436 km en tout, mais elle revendique une courbe de charge plus pleine en courant continu, avec 105 kW au mieux, pour une charge de 10 à 80 % en 24 minutes, quand la Renault réclame une demi-heure pour 15 à 80 %. Pas négligeable…

Et effectivement, l’appétit du SUV allemand apparaît contenu avec notre haut de gamme de 211 ch et 52 kWh, du moins sur le terrain plat de ce premier galop d’essai avec moins de 10 kWh/100 km relevés en ville, et seulement 13,5 kWh/100 km sur un trajet de 140 km mêlant départementales et voies rapides à 110 km/h. Certes, la consommation risque de grimper sur autoroute, sans doute au point de dissuader de relier Paris à Marseille, mais on ira peut-être un peu plus loin qu’avec les rivaux, dont le Renault.
Un comportement sage…
Des données à vérifier lors d’un essai plus long, tout comme le temps de ravitaillement prometteur. En attendant, l’auto fait preuve d’un comportement serein, mais en aucun cas enthousiasmant, la souplesse de l’amortissement nuisant à la précision des trajectoires malgré un train avant obéissant. Une souplesse qui garantit une belle absorption des chocs à l’avant, mais ne fait pas de miracle à l’arrière, où l’on note une certaine fermeté (rien de rédhibitoire) et quelques mouvements amples en détente. On note également une direction lourde en manœuvres (pour l’instant ?).
Si les tarifs de ce modèle porte-drapeau ne sont pas encore révélés, Volkswagen indique un ticket d’entrée sous 28 000 €, et l’accès aux primes gouvernementales, l’auto étant fabriquée en Europe, plus précisément à Pampelune (Espagne) sur les chaînes de son cousin technique, le Skoda Epiq.
Photos (21)





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