Quel est ce véhicule électrique qui roule sur les voies ferrées ?
Sur une base de Peugeot e-Traveller, ce véhicule électrique est un mélange entre un train et une voiture. Un projet qui prend de plus en plus d’ampleur après avoir réalisé plusieurs tests sur différentes lignes ferroviaires.

Il y a déjà eu, par le passé, des particuliers qui ont transformé leur voiture en mini-train, mais ces véhicules ne pouvaient pas faire office de transports en commun. Aujourd’hui, c’est différent puisque l’État finance actuellement le projet d’un véritable mini-TER.
En effet, conçu sur la base du Peugeot e-Traveller, le van 100 % électrique baptisé Ferromobile est capable de rouler aussi bien sur route que sur rail. Nécessitant un chauffeur dans une situation et pouvant être complètement autonome dans l’autre, ce projet a pour principal objectif de revitaliser les voies ferrées abandonnées.
Des tests ont été ou doivent encore être réalisés, notamment avec des passagers à bord, prévus pour le premier semestre 2027, avant d’envisager une commercialisation à l’horizon 2028.
Un véritable petit train ?

Cette « voiture » peut complètement faire office de mini-TER pour relier de petites communes isolées à des agglomérations plus importantes via des voies ferrées abandonnées.
En effet, ce véhicule, qui ne nécessite pas de lourds investissements, peut accueillir et transporter jusqu’à huit personnes dans un seul véhicule, à une vitesse maximale de 100 km/h. Il pourrait atteindre la capacité d’un TER avec un convoi de 10 véhicules.
Ce dernier est totalement flexible puisque, « grâce au système intelligent de gestion du trafic et de la flotte, le Ferromobile peut fonctionner selon un horaire fixe avec des temps d’attente réduits, et à la demande, comme une course Uber », selon le site de Ferromobile.
Ce véhicule, qui coûte 200 000 euros et pourrait être commercialisé en 2028, dispose d’une batterie de 75 kWh avec une autonomie de 350 km selon le cycle WLTP. Cette dernière se recharge de 10 à 80 % en 45 minutes sur une borne rapide de 100 kW, et de 0 à 100 % en sept heures avec un chargeur de 11 kW.
Il est par ailleurs complètement autonome et n’émet aucune émission de carbone puisqu’il est 100 % électrique.
Plusieurs objectifs à la clé
Avec cette innovation, le Ferromobile répond à plusieurs attentes, notamment en matière d’écologie et de transport.
En effet, ce service permettrait de revitaliser des lignes ferroviaires régionales abandonnées. Cette initiative vise à proposer une solution concrète pour désenclaver les territoires ruraux, là où le modèle ferroviaire lourd a abandonné ces lignes, jugées non rentables.
Évidemment, « lorsque le service est opéré, les Ferromobiles nécessitent l’exclusivité sur la ligne. Cependant, le système Ferromobile est respectueux de l’ensemble des équipements ferroviaires : un train pourrait s’engager dès la voie libérée », précise le site.
En plus des solutions de transport, le système Ferromobile permettrait de décarboner la mobilité. En proposant une alternative aux zones dépendantes de la voiture grâce à ce véhicule électrique roulant sur rail, les émissions de CO₂ pourraient, à terme, être réduites.



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