« Si je dois mourir, je veux conduire une Aston Martin DB9 le jour d’avant » - Kavinsky nous a quittés
Vincent Belorgey, plus connu sous le nom « Kavinsky », nous a quittés. Ce musicien fan de musique électrique et de Ferrari Testarossa adorait les voitures et les a même mises en scène dans sa musique.

Le grand public connaît Kavinsky depuis le succès du film « Drive » de Nicolas Winding Refn sorti en 2011, qui avait popularisé mondialement sa chanson « Nightcall » faisant partie de sa bande originale. A l’occasion des 24 Heures de Magny-Cours 2018 auxquelles il participait à l’invitation de Peugeot, il nous expliquait d’ailleurs comment ce monumental succès lui était tombé dessus, lui qui s’adressait précédemment plutôt à un public d’initiés de sa musique électronique très particulière, aux inspirations de la culture des années 80. A cette époque, il roulait dans la vie de tous les jours en Mercedes-AMG C63 break.
Les voitures faisaient largement partie de l’univers de Kavinsky. Dès 2007, il l’illustrait avec le clip de « Testarossa Autodrive » où son double imaginaire, lumière rouge mystérieuse sous ses lunettes noires, conduisait la sportive italienne éponyme dans une musique tout au synthétiseur et en arpèges.
Il a toujours cultivé ce personnage depuis, y compris lors de ses concerts et même à l’occasion de son apparition à la cérémonie de clôture des Jeux Olympiques de Paris 2024. Avec systématiquement la passion de l’automobile en toile de fond, comme il le confiait en 2014 à Daftworld : « Un trajet en bagnole, c’est vraiment la première image qui me vient à l’esprit quand je fais de la musique. C’est quand même une sensation de dingue de conduire en écoutant de la musique ! Avec ça, tu files des ailes à n’importe qui, on peut faire ce qu’on veut : on pleure, on rit, on crie. On ne doit rien à personne. J’ai vécu chez ma reum jusqu’à très tard et ma caisse, ma Honda Civic, c’était ma piaule à moi. J’ai dormi dedans un paquet de fois quand j’étais trop bourré pour rentrer. Je me faisais des tours de périph de dingue avec un disque à fond. Quand tu fermes les portes, t’as l’impression d’être dans un sous-marin, il n’y a pas meilleure acoustique pour écouter un album, pop, gospel ou branlette. Et puis le son avec toutes ces images qui défilent, c’est dingue ».
« Je veux une Aston Martin DB9 avant de mourir »
Dans le magazine Dazed, il avait déclaré ceci : « je détestais la Citroën BX de mon père qui me faisait vomir quand j’étais enfant et j’adorais à cet âge l’Audi 80. C’était pourtant une très mauvaise voiture en vrai et mon père, qui n’était pas riche, a décidé un jour de se mettre dans la merde pour m’en acheter une rien que pour me faire plaisir à moi et mon frère. Aujourd’hui quand j’en vois une dans la rue, elle me fait penser à une voiture de gitan », confiait-il.
« Esthétiquement, la voiture de mes rêves est l’Aston Martin DB9. Si je devais mourir, mon dernier plaisir serait d’en conduire une le jour d’avant. Pour moi cette voiture est incroyable ». kavinsky vient de nous quitter à l’âge de 50 ans et on lui souhaite de belles virées en Aston Martin DB9 dans les nuages.




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