Un service d’autopartage va faire son retour en Île-de-France, mais en évitant le fiasco d’Autolib
La région Île-de-France souhaite développer une flotte de 500 véhicules en partage dès 2027. Ce service rappelle celui d’Autolib qui a vu le jour en 2011, mais qui s’est rapidement montré déficitaire.

Le projet nous vient d’Île-de-France Mobilités (IDFM) qui vise à créer un réseau de stations de location de voitures en libre-service. À partir de l’année prochaine, l’autorité régionale compte mettre 500 véhicules à disposition et souhaite porter ce chiffre à 5 000 si le succès est au rendez-vous.
Pour séduire les communes et collectivités, le vice-président d’Île-de-France Mobilités se veut rassurant puisque « les communes n’auront pas de frais à payer, ni à avancer. C’est même l’inverse d’Autolib, car elles recevront chaque année une redevance d’occupation du domaine public. » Cette compensation pourrait atteindre 300 € par an et par véhicule.
Seulement, il va falloir mettre la main à la poche pour mettre en place un tel projet. « C’est IDFM qui financera sur ses propres fonds l’installation du service, les travaux de voirie et l’électrification des bornes. Avec Autolib, les communes payaient les stations ».
De son côté, la métropole du Grand Paris, qui regroupe 130 communes, se montre favorable à ce service : « L’autopartage est un levier efficace pour réduire la place de la voiture individuelle et améliorer la qualité de l’air à l’échelle métropolitaine ».
À l’inverse d’Autolib qui ne proposait que des voitures électriques, IDFM souhaite débuter avec des modèles à essence et hybrides. Mettre à disposition un parc de VE suppose des investissements lourds, notamment pour le déploiement de bornes de recharge.
L’échec d’Autolib encore dans les esprits
IDFM évalue le projet à 600 millions d’euros, une somme jugée trop élevée par le Groupe communiste, écologiste et citoyen au conseil régional. Pour sa défense, Île-de-France Mobilités assure qu’une partie des recettes des abonnements couvrira cet investissement.
Pour beaucoup, le service Autolib de Bolloré a laissé des traces. Entre 2011 et 2018, les 3 900 Bluecar ont compté 150 000 abonnés, mais les collectivités devaient supporter un coût beaucoup trop important. Au final, le projet a été un fiasco et s’est terminé devant le tribunal administratif et l’autorité publique a dû régler 75 millions d’euros d’indemnités.




Déposer un commentaire
Alerte de modération
Les données que vous renseignez dans ce formulaire sont traitées par GROUPE LA CENTRALE en qualité de responsable de traitement.
Les données obligatoires sont celles signalées par un astérisque dans ce formulaire.
Ces données sont utilisées à des fins de :
Vous disposez d’un droit d’accès, de rectification, d’effacement de ces données, d’un droit de limitation du traitement, d’un droit d’opposition, du droit à la portabilité de vos données et du droit d’introduite une réclamation auprès d’une autorité de contrôle (en France, la CNIL).
Pour en savoir plus sur le traitement de vos données : Politique de confidentialité
Alerte de modération