Vitesse ou concentration ? Une étude inédite démonte les idées reçues sur le plaisir de conduire
Généralement, on associe le plaisir de conduite à la vitesse. Mais les scientifiques ont démontré que la vitesse n’est pas le facteur le plus important lorsqu’on parle de plaisir de conduite. D’autres éléments sont bien plus essentiels à la création de cette sensation.

Afin de définir les fondements du plaisir de conduite, la société spécialisée dans la vente de lubrifiants moteurs Castrol s’est lancée dans une étude et nous en partage les résultats. Pour réaliser cette étude, plusieurs participants ont porté des appareils permettant de surveiller leur activité cérébrale, leurs yeux, leur cœur et leur peau. L’étude a été menée en partenariat avec Brainbox, une entreprise de neurosciences située au Royaume-Uni, qui a capturé et analysé d’importants volumes de données neurophysiologiques.
Les participants ont réalisé cinq tests au cours desquels ils ont été tour à tour conducteurs ou passagers, sur des pistes tout-terrain ou encore sur différents circuits fermés, à des vitesses variées.
La concentration avant la vitesse
Grâce à cette étude, Castrol a remis en question l’un des principaux préjugés concernant le plaisir de conduite : l’idée selon laquelle la vitesse serait le facteur essentiel. Au contraire, l’étude suggère qu’un sentiment d’immersion maîtrisée est essentiel pour créer les sensations fortes liées à la conduite.
Ce sentiment apparaît avec la vitesse, mais également lorsque les participants se sentent particulièrement concentrés et en contrôle de la situation. Ils entrent alors dans un état neurophysiologique appelé « flow ».
Dan Phillips, cofondateur et directeur de Brainbox Ltd, le confirme dans sa déclaration : « Le plaisir de conduire n’est pas associé à la vitesse, mais à la concentration. Les données indiquent que le véritable frisson se manifeste au moment où un conducteur est complètement impliqué. Il peut être observé grâce à l’analyse du comportement du cerveau, du cœur et des yeux. »
La maîtrise au cœur du plaisir de conduite
L’étude de Castrol a souligné l’importance de la concentration et de la maîtrise par rapport à la vitesse. En effet, parmi tous les scénarios de conduite, le frisson a atteint son maximum lorsque les participants étaient au volant de la McLaren Artura GT4 sur un circuit de course fermé.
En revanche, lorsqu’ils étaient passagers à bord de ce même véhicule, le plaisir était nettement plus faible, se situant même en dessous de celui ressenti lors du test de karting, pourtant réalisé à une vitesse relativement basse.
La raison est simple : le manque de contrôle a laissé la peur prendre le dessus sur le plaisir. En effet, alors que la séance s’est déroulée à grande vitesse, les données ont été interprétées comme révélant davantage de l’anxiété qu’un réel plaisir de conduite.









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