En bref

3,9 l/100 km en mixte annoncé

0 à 100 km/h en 11,7 s

À partir de 30 600 €

La vague bleue s'étend petit à petit et les HDi sont peu à peu remplacés par les BlueHDi plus propres dans la gamme PSA. Concernant la DS5, qui s'est tout de même écoulée à 8 365 exemplaires l'année dernière, le 1,6 l e-HDi 115 conserve encore pour l'instant sa place au catalogue uniquement accolé à la boîte robotisée ETG6, mais son évolution BlueHDi 120 y fait son entrée associée à une boîte de vitesses mécanique à six rapports, avec un prix d'accès fixé à 30 600 €. Il développe 120 ch à 3 500 tr/min et 300 Nm dès 1 750 tr/min et, grâce à l'ajout d'un système de traitement des NOx, satisfait désormais aux normes Euro 6. C'est un moteur bien né qui avait séduit Manuel lors de son essai de la 308 par ses accélérations et reprises qualifiées de « vigoureuses », un bémol étant cependant apporté pour la sixième très longue favorisant la consommation et à réserver à l'autoroute.


Seulement voilà, la plate-forme EMP2 flambant neuve de la 308 lui permet de n'accuser que 1 185 kg sur la balance, tandis que la DS5, construite sur la même base que la Peugeot 3008, atteint 1 420 kg. Sur le papier, cela donne un 0 à 100 km/h réalisé en 11,7 s et un 1 000 m départ arrêté en 33 secondes. Passons l'aspect philosophique d'avoir des performances de C1 dans une voiture d'un tel standing, dans la réalité ce n'est tout simplement pas suffisant : passer la sixième sous 90 km/h est un doux rêve et certaines portions d'autoroute un peu trop pentues nécessitent de rétrograder en cinquième, ce qui est difficilement acceptable pour une routière. Heureusement, la commande de boîte utilisée donc très fréquemment est plutôt agréable à manipuler.


Se rattrape-t-elle en consommations ? Citroën annonce 3,9 l/100 km en mixte avec jantes en 16 pouces et pneus en 215/60 R16 de série, et 4,0 l avec la monte optionnelle en 17 pouces et pneus en 225/50 R17 du modèle essayé, ce qui dans les deux cas, permet de rester dans la zone neutre du bonus écologique, à respectivement 102 et 104 g/km. Ce n'est évidemment pas une surprise que ces chiffres soient impossibles à reproduire, surtout avec une conduite nécessitant de prendre des tours pour assurer une progression acceptable : notre consommation moyenne s'établira, elle, à 5,8 l/100 km.


Mais elle se rattrape par le confort qu'elle offre : si les suspensions ne sont toujours pas hydrauliques comme dans la grande tradition Citroën, ses nouveaux amortisseurs dotés de la technologie PLV permettent d'avaler du kilomètre sans fatiguer, une qualité à laquelle contribuent aussi les pneus à flancs épais, même s'ils dégradent quelque peu l'esthétique de concept-car de la DS5. L'insonorisation est du même tonneau avec un moteur brillant heureusement par sa discrétion et seulement quelques légers bruits d'air.

Notre modèle d'essai était en niveau de finition So Chic disponible à partir de 34 300 € et comprenant notamment l'aide au stationnement avant et arrière, la montre analogique sur la console centrale, l'original toit « cockpit » avec trois occulteurs électriques, le système de navigation qui attendra probablement le restylage pour devenir tactile à l'instar de la Peugeot 508 et la sellerie cuir. Nous concernant, cette dernière était cependant la « semi-aniline Criollo », une option à 3 110 € avec la fameuse confection façon bracelet. Magnifique, mais pour peu qu'on soit habillé d'un t-shirt ou d'une chemise, on sent tout à fait les maillons à travers l'étoffe, ce qui n'est pas particulièrement agréable et qui est symptomatique de l'habitacle de la DS5 où l'ergonomie a visiblement cédé le pas à l'esthétique. Autre option : le pack Sécurité à 610 € comprenant les feux de route automatiques et l'Alerte de Franchissement Involontaire de Ligne (AFIL) qui se manifeste de façon originale par une vibration non pas du volant, mais de l'assise du siège, une sensation plutôt étonnante la première fois.