Probablement aiguillonné par le succès du Nissan Qashqai, Mitsubishi réactualise sa gamme Outlander et cherche à lui donner une dimension plus routière. Au programme, des modifications esthétiques importantes, un habitacle à l’ambiance plus cossue, et l’introduction dans la gamme d’une inédite boîte à double embrayage. Ni pur ni dur, donc, mais bien dans l’air du temps. Premier contact.

Essai - Mitsubishi Outlander restylé : bonne mise en boîte

Taux d'émission de CO2 et bonus/malus
de la version la plus écologique de : Mitsubishi Outlander

126 g/km

Début de commercialisation du modèle :
Mitsubishi Outlander 2

Novembre 2006

Difficile de s’imposer dans un marché aussi concurrentiel que celui des 4x4 de loisirs, largement dominé en Europe par le Volkswagen Tiguan. Après un peu plus de trois ans d’existence, le Mitsubishi Outlander, dont dérivent directement les Citroën C-Crosser et Peugeot 4007, nous revient donc dans une version assez profondément modernisée et en profite pour faire évoluer son positionnement. Auparavant classé dans la catégorie un peu fourre-tout des SUV, l’auto cherche désormais à boxer parmi les "crossover" de type Nissan Qashqai. Une nuance assez fine, convenons-en, même si la marque nous assure dans son dossier de presse que ce changement d’appellation n’est pas le fruit d’un « quelconque tour de passe-passe marketing », pour reprendre ses termes exacts. Alors ? 4x4 ? Break de loisirs ? SUV ? Crossover routier ? Peu importe finalement. Nous vous épargnerons tout débat étymologique stérile, pour nous intéresser à ce qui caractérise réellement ce modèle dont la commercialisation débutera le 17 décembre.
Essai - Mitsubishi Outlander restylé : bonne mise en boîte
Au premier abord, le nouvel Outlander « génération 2 » se reconnaît à ce qu’il adopte la calandre de type « Jet fighter » en forme de trapèze inversé déjà vue sur les Colt et Lancer. Un design marqué et qui pourra ne pas plaire, mais qui a le mérite de conférer personnalité et dynamisme à la voiture… Quand tant de constructeurs appellent « nouveau modèle » un simple changement de la forme des feux antibrouillards (on exagère à peine), l’effort est à saluer. Outre la partie avant, le dessin de l’auto évolue également - mais de façon plus subtile - au niveau des rétroviseurs ou du hayon. Les applications d’inserts chromés au niveau des phares et des encadrements de vitres témoignent d’un souci de montée en gamme, au même titre que la finition argentée de la protection de bouclier avant.
Essai - Mitsubishi Outlander restylé : bonne mise en boîte
Cette recherche de raffinement se traduit à l’intérieur par un choix de matériaux à l’apparence valorisante, à l’exemple des garnitures en cuir de synthèse (bref, en skaï…) et des surpiqûres qui courent sur le tableau de bord et les contreportes. Le combiné d’instruments revu, les plastiques de meilleure facture que sur la génération précédente et la finition sans reproche complètent un tableau plutôt flatteur. Une installation audio 710 watts à neuf haut-parleurs Rockford Fosgate est disponible dès le deuxième niveau de finition, tandis que sellerie cuir, camera de recul et GPS couleur complètent l’arsenal à bord des versions huppées. Le volume de chargement varie de 774 à 1691 litres une fois la banquette arrière rabattue, et le hayon à double ouverture (la partie inférieure s’ouvrant vers le bas) facilite le chargement d’objets longs ou lourds (jusqu'à 200 kilos).