La star de Nissan profite de la synergie de groupe et reçoit le nouveau dCi 130 de Renault. Un moteur qui combine la sobriété du 110 ch et l’agrément du 150 ch. Le tout pour des émissions en nette diminution. Le Qashqai va pouvoir vivre une fin de carrière sereine.

Essai - Nissan Qashqaï dCi 130 ch : bon à tout

Taux d'émission de CO2 :

g/km

Début de commercialisation du modèle :

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Nissan met à jour son best-seller en profitant du tout nouveau 1.6 dCi mis au point par Renault. Une nouveauté bienvenue pour le crossover japonais qui voit la concurrence se renouveler massivement : Kia Sportage, Volkswagen Tiguan, etc.
Le pionnier des crossover troque donc son 2.0 dCi 150 ch (uniquement disponible en 4x4 BVA) contre le tout nouveau 1.6 dCi 130 ch. Un moteur conçu par Renault dans le but de réduire les taux d’émissions et de consommation. Dénommée « Energy », cette nouvelle génération de moteur regroupe les dernières innovations en matière de downsizing : augmentation du nombre de soupapes (de 8 à 16 soupapes), apparition d’un Stop & Start avec récupération de l’énergie au freinage, etc.
Les avantages sont nombreux. Premièrement en matière d’agrément. Le couple maxi de 320 Nm, similaire aux « vieux » 2.0 dCi 150 ch, est disponible plus tôt (dès 1 750 tr/min contre 2 000 auparavant). Aidant ainsi le Qashqaï à s’extirper plus promptement du flot de circulation. Souple et vif dans le bas du compteur, ce bloc présente l’avantage d’être bien plus discret que son aîné. Ses montées en régime, pleines de tonus (comme sur un bon vieux TDI de l’époque), débordent parfois le train avant. Baptisé à juste titre « Energy », ce nouveau bloc se porte garant de reprises généreuses. Ici pas besoin de jouer du levier pour trouver du couple. Ce dCi reprend bas et sur une longue plage.


Essai - Nissan Qashqaï dCi 130 ch : bon à tout

Baptisée Energy, cette nouvelle génération de moteur mis au point par Renault combine agrément et sobriété



Le second avantage concerne le porte-monnaie, puisque la consommation chute d’environ 24 % par rapport au dCi 150 ch. La consommation en 4X2 atteint 5,8 l/100 km, selon nos relevés (4,5 l/100 km, selon Nissan), alors que les émissions descendent à 119 g de CO2/km, notamment grâce à la présence d’un Stop & Start de série. L'apparition de ce dernier permet au Qashqai de profiter de la transmission intégrale sans malus (135 g de CO2/km).
Pour renforcer l'attractivité de son Qashqai, Nissan profite de cette mise à jour moteur pour proposer un innovant système Active View Monitor (AVM, en option à 400 €) déjà vu chez le grand frère Infiniti. Cet outil permet d'afficher sur l'écran central de l'autoradio une vue d'oiseau de la voiture, grâce à des caméras fixées aux quatre coins. Idéal pour préserver la durée de vie de vos jantes.
Dynamiquement, le Qashqaï affiche toujours l’un des meilleurs compromis comportement/confort de son segment. Polyvalent comme jamais le nippon est capable d’emmener la petite famille où bon vous semblera sans jamais douter. Logeable (410 litres) et spacieux, il présente de beaux restes sur la route avec des mouvements de caisse contenus, une direction relativement précise et surtout un travail de suspensions très efficace. Bref. Nous sommes toujours sous le charme du Qashqaï qui sait vivre avec son temps : deux transmissions (4x2, 4x4), deux carrosseries (Qashqaï et Qashqaï +2) et désormais un moteur moderne.
Avec un ticket d’entrée fixé à 25 600 € (Acenta, 4x2), le Qashqai est toujours bien placé sur son segment face aux très chic Volkswagen Tiguan (TDi 140 ch Bluemotion 28 490 €), au sexy Kia Sportage (CRDi 136 ch Active 27 290 €) et même face à la nouvelle Mégane abritant le même moteur (Megane 2012 dCi 130 Dynamique 26 450 €). La transmission intégrale réclame  2200 € supplémentaires.