Elle a bien failli ne jamais voir le jour. Après moults rebondissements, la relève de la Saab 9-5 arrive en France. Cette « voiture du renouveau » a-t-elle de quoi soutenir la comparaison avec les stars allemandes ? Saab a tout fait pour.

Essai vidéo - Saab 9-5 : miraculée

Taux d'émission de CO2 et bonus/malus
de la version la plus écologique de : Saab 9-5

139 g/km

Début de commercialisation du modèle :
Saab 9-5 (3e Generation)

Avril 2010



On peut qualifier la nouvelle 9-5 de miraculée. Développée sous l’ère GM, puis stoppée en raison des déboires financiers de Saab, la grande berline suédoise a bien failli ne jamais voir le jour. Finalement racheté par le petit hollandais Spyker, le constructeur scandinave a pu redémarrer la production de son modèle.
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Les puristes l’attendaient. A peine sortie des chaines, la relève de la première 9-5 (1997) débarque sur le segment des berlines premium avec une sacrée charge sur les épaules : maintenir les ventes et véhiculer une nouvelle image. « Une nouvelle ère », comme le précise, à plusieurs reprises, Saab dans son communiqué. Cette nouvelle ère débute par un accroissement significatif (5,08 m). Près de 20 cm de plus par rapport à sa devancière. Une bonne nouvelle pour les passagers puisque ces dimensions la situent au-delà du trio allemand (Mercedes Classe, Audi A6 et BMW Serie 5) qui truste le podium des berlines premium.

 Le design marque quant à lui une nette évolution. La silhouette générale exploite le concept Aero X caractérisé par des lignes fluides, une ceinture de caisse haute et une signature lumineuse particulière. L’ensemble est harmonieux, sobre et fidèle au passer aéronautique de la marque. Rien de révoltant pour la clientèle Saab, qui figure parmi la plus fidèle du marché.
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L’intérieur recèle une quantité de nouveaux équipements. Parmi les plus avancés, figurent la vision tête haute, le châssis adaptatif,  l’aide au stationnement dynamique et l’éclairage progressif. Sans entrer dans des inventaires techniques soporifiques nous avons choisi de concentrer nos efforts sur la vision tête haute. Un système, déjà vu chez la concurrence, qui doit son développement à l’aéronautique. Il était donc légitime que Saab le propose sur son haut de gamme. Entièrement paramétrable (emplacement, luminosité), ce système retranscrit en vert (référence aux avions de chasse) les informations nécessaires lors d’un trajet : vitesses, distance parcourue, limitation, etc. Mais aussi les indications fournies par le GPS. Une technologie pratique, peu intrusive, qu’il est possible de désactiver entièrement. 
En pénétrant cette nouvelle 9-5 nous avons été séduit par le dessin, la qualité de finition et les matériaux (en grande partie) de qualité. L’ensemble est fidèle à l’image froide et sobre véhiculée par Saab. Le constructeur a pris soin de conserver quelques fondamentaux comme les grilles d’aération en nid d’abeille, un affichage vert qu’il est possible de désactiver la nuit et un démarreur toujours situer entre les deux sièges avant. Mais cette fois-ci sans clés !
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Comme énoncé précédemment, cet accroissement des dimensions est à mettre au profit des passagers. Ces derniers sont littéralement chouchoutés. Aussi bien à l’avant qu’à l’arrière, la 9-5 délivre un espace vital des plus généreux. Voyager devient une formalité une fois que l’on a posé son fessier sur les sièges arrière de la 9-5. Le coffre qui délivre un volume de 515 litres (moyenne de la catégorie) peut être équipe d’un rail, très peu pratique à utiliser.
 Six motorisations et trois niveaux de finition seront disponibles, dès son arrivée en concession au mois d’octobre. Les tarifs oscilleront entre 37 900 € pour la version 2.0 TiD linear 160 ch et 57 350 € pour la version V6 2.8 T 300 ch Aero XWD. Un positionnement intéressant, compte tenu de la technologie et des motorisations proposées, face aux onéreuses BMW Serie 5 et Mercedes Classe E.