Envoyer à un(e) ami(e)
Fermer4. Renault Clio II 1.6 Proactive : une boîte convaincante
La Clio II 1.6 dispose de la même boîte automatique que la 206… à l’exception de l’étagement des rapports, de sa grille droite, de l’absence d’un programme sport sélectionnable par un interrupteur et de celle du rappel du rapport engagé au tableau de bord. En revanche, un interrupteur sur le pommeau du levier visualisé par le symbole D3 près des compteurs joue le rôle « d’underdrive » en interdisant le passage du dernier rapport. Ce verrouillage permet d’anticiper une situation nécessitant du régime moteur, et donc de la puissance, en cas de dépassement par exemple. On a vu, à propos de la 206, que des puces bien dressées apportent une réelle intelligence à la boîte automatique. C’est une fois de plus le cas ici, l’agrément étant exacerbé par un moteur à la cylindrée confortable au vu du poids de la voiture.
Le couple et la puissance sont suffisants pour envisager un usage urbain ou routier sans vicissitudes. Certes la consommation frôle les 10 litres aux 100 en moyenne, mais c’est moins d’un litre de plus que la Clio 1.6 à boîte manuelle. Ce faible écart est dû aux pertes mécaniques et hydrauliques contenues de la boîte proactive. On retient en particulier le pontage du convertisseur ou "lock-up" qui intervient dès le deuxième rapport (généralement sur le dernier et au mieux sur l’avant-dernier). Il court-circuite le convertisseur de couple lorsque ce dernier est au repos. La suppression du patinage par une liaison mécanique entre turbine et pompe améliore naturellement le rendement. La 1.4 16V de 98 ch Proactive qui a remplacé la 1.6 en mars 2000, se montre à peine plus sobre et d’un fonctionnement moins doux. Si l’agrément progresse légèrement sur route, il manque en revanche d’un peu de couple à bas régimes pour séduire pleinement en ville.
Les qualités de la Clio, sûre et efficace, se situent au-dessus de la moyenne, au niveau de la 206. Idem pour le confort : bien finie, correctement équipée, elle pèche par les plastiques de la planche de bord ou la qualité de la moquette un peu bas de gamme. L’habitabilité et le coffre sont corrects. Très fiable, même si on note sur les 300 000 AL4 écoulées par Renault quelques rares et sérieux cas de défaillances électroniques, cette boîte est plus robuste que celles de générations antérieures et sa conception permet de changer une pièce là où précédemment on devait remplacer un gros sous-ensemble, voire la boîte entière.Sommaire de l'article
Déposer un commentaire
Ou postez en anonyme :
























