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Airbag Takata remplacé, mais toujours refusé au contrôle technique ?

Le scandale des airbags Takata connaît un nouveau rebondissement. Même en étant en conformité après avoir fait remplacer le fameux coussin, vous êtes susceptibles d’être encore privé d’utiliser votre voiture. Explications.

Airbag Takata remplacé, mais toujours refusé au contrôle technique ?
Certains propriétaires ne peuvent pas rouler avec leur voiture, malgré le remplacement de leur airbag. (Crédit photo : MaxPPP)

Régulièrement, depuis l’éclatement de l’affaire Takata, le sujet revient dans l’actualité. Le dernier fait en date émane de nos confrères du Parisien, qui relate une situation « ubuesque ».

Depuis le 1er janvier 2026, les véhicules faisant l’objet d’un « stop drive » se rendant au contrôle technique en ressortent systématiquement avec une contre-visite. Ce refus est notifié d’une « défaillance critique », ce qui induit que son propriétaire ne peut plus rouler avec son véhicule, hormis pour l’amener au garage pour réparation.

Si on ne peut que louer la démarche, elle entraîne une conséquence pour le moins inattendue. Certains propriétaires se sont vus refuser leur passage au contrôle malgré un airbag remplacé. Le vice-président du Syndicat National du Contrôle Technique Automobile (SNCTA), Baptiste Teillet, le détaille auprès de nos confrères : « Malgré le remplacement effectif des airbags défectueux par des garagistes ou des concessionnaires agréés, de nombreux contrôleurs techniques se trouvent dans l’impossibilité de délivrer un certificat de conformité ». Comment arrive-t-on à cette situation ?

« L’absence ou la transmission tardive, par certains constructeurs, des informations attestant de la réparation auprès de l’Organisme technique central » en est la raison.

En effet, lors du remplacement du ou des airbags, c’est au garage d’en informer l’OTC. Dans le cas contraire, une contre-visite est automatiquement mentionnée. Le syndicat regrette cette situation inextricable : « Faute de mise à jour des bases de données officielles, des automobilistes ayant respecté leurs obligations se retrouvent injustement empêchés d’obtenir leur contrôle technique et, de ce fait, dans l’impossibilité légale d’utiliser leur véhicule. »

Un phénomène marginal

Ce n’est pas tout puisque la contre-visite est facturée au propriétaire. Ce dernier doit alors se retourner contre le garage qui n’a pas terminé son travail. Sur ce sujet, le SNCTA « se réserve la possibilité de proposer aux automobilistes lésés d’engager une action collective visant à obtenir réparation du préjudice subi ».

Ce même Syndicat indique que BMW, Stellantis et Volkswagen font partie des mauvais élèves (ces derniers évoquent des erreurs humaines). tout en précisant que si « les cas signalés existent, ils sont marginaux ». Espérons alors que cette nouvelle affaire dans l’affaire n’en soit pas une.

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