Ces ceux citadines musclées et pas chères donnent bien du plaisir !
Armées d’un gros moteur 2,0 l, les Ford Fiesta ST et Renault Clio 2.0 16v marchent fort et vous distraient chacune à sa manière. Un peu plus de sport pour l’une, de confort pour l’autre, mais pour des résultats proches et un prix contenu : dès 3 500 €. Alors, laquelle choisir ?

Moins il y a de normes, plus la diversité prospère. Au creux des années 2000, les constructeurs ont encore largement la possibilité de multiplier le choix de moteurs au sein de leurs gammes. Exemple avec Ford qui installe un 2,0 l 16 soupapes dans sa petite Fiesta ST qui, avec 150 ch, se mue en efficace petite sportive au gros cœur. En France, un an plus tard, Renault procède de même, en dotant sa Clio d’un 2,0 l comptant lui aussi 16 soupapes.
Mais pas dans la RS, plutôt dans une variante qui se veut plus confort, sans renoncer à une belle efficacité dynamique. Forte de 140 ch, cette Clio 2.0 16v marche fort. Pour autant, ces deux citadines généreusement motorisées savent contenir leurs tarifs, ce qui permet de se faire plaisir sans se ruiner avec des autos compactes et performantes. Aujourd’hui, elles n’ont rien perdu de leur attrait, même si presque plus personne ne les connaît… Mais laquelle constitue actuellement le meilleur plan ?
Les forces en présence

Ford Fiesta ST (2005 - 2008) : berline 3 portes, 5 places, 4-cylindres 2,0 l essence, 150 ch, 1 060 kg, 208 km/h, à partir de 4 500 €.

Renault Clio 2.0 16v (2006 - 2009) : berline 3-5 portes, 5 places, 4-cylindres 2,0 l essence, 140 ch, 1 175 kg, 205 km/h, à partir de 3 500 €.
Présentation : conceptions similaires, réglages opposés

De 1989 à 2002, la Ford Fiesta s’est contentée d’évoluer sans changer de plate-forme. Autant dire qu’elle est sacrément étriquée au début du troisième millénaire ! C’est là qu’elle bénéficie d’une toute nouvelle coque, bien plus spacieuse et rigide. Entrant dans sa cinquième génération en 2002, la petite Ford conserve des trains roulants classiques (jambes de force avant, essieu de torsion arrière) mais bien paramétrés, le constructeur ayant acquis une belle maîtrise en la matière. Une base aussi saine appelle un moteur puissant, qui arrive en 2004, un 2,0 l atmo doté de 16 soupapes qui délivre 150 ch.

Nommé Duratec, ce bloc d’origine Mazda confère à la Fiesta de bonnes performances, le maxi s’établissant à 208 km/h, pour un 0 à 100 km/h en 8,4 s. La petite atteint 1 060 kg, ce qui reste très acceptable, d’autant que la boîte a un étagement resserré. Le châssis est affuté, pour une conduite sportive, mais pour autant, l’équipement s’avère complet. De série, on trouve l’ESP, la clim, les jantes alliage de 17 pouces, la sellerie mixte cuir/tissu, la radio CD ou encore les vitres et rétros électriques.

Le prix ? Il reste attractif, à En effet, à 16 950 € (23 750 € actuels selon l’Insee), elle coûte 1 000 € de moins qu’une 206 S16 à la puissance inférieure (138 ch). En conséquence, la Ford se vend très bien, et une liste d’attente se forme. En 2006, un an après ses sœurs, la ST bénéficie d’un restylage. À l’extérieur, les feux et boucliers sont revus, tandis que dans l’habitacle, la nouvelle planche de bord gagne énormément en qualité. Fini les plastiques tocs, place à un joli rembourrage, alors que l’équipement se modernise : clim auto, bluetooth, ordinateur de bord, capteurs de pluie et de luminosité… Certes, tout n’est pas de série. Sous le capot, le moteur ne change pas, mais le poids augmente d’une trentaine de kilos, sans grande influence sur les performances. La Fiesta ST continuera ainsi jusqu’à son retrait en 2008.

On a peine à s’en douter quand sort la Nissan Micra K12 en 2002. En effet, elle annonce la future Clio, pas par son design mais sa plate-forme inédite. Renault ira très vite pour renouveler sa citadine-star, 28 mois seulement suffiront à son développement. Et quand elle apparaît, à l’été 2005, elle ne paraît en rien bâclée, au contraire ! Elle impressionne par son aboutissement, voire son raffinement dans ses variantes haut de gamme.

De plus, elle progresse énormément face à la Clio II en habitabilité et en sécurité passive, bénéficiant des 5 étoiles, la note maxi à l’EuroNcap. Certes, cela passe par un alourdissement de 130 kg, mais elle est élue Voiture de l’année 2006. En fin de cette année-là, elle hausse son niveau de jeu en accueillant un gros 2,0 l 16 soupapes, non pas le F4R de la RS présentée plus tôt cette année-là, mais bien un bloc Nissan. Doté de 16 soupapes et d’un déphaseur sur l’arbre à cames d’admission, ce bloc codé M4R développe 140 ch et 194 Nm. Allié à une boîte manuelle à 6 rapports, il emmène la Clio à 205 km/h (0 à 100 km/h en 8,5 s). Des performances presque sportives !

Une boîte auto à 4 vitesses est également proposée. Contrairement à la Fiesta ST, la Clio 2.0 16v est disponible en trois finitions. La Dynamique, inclut déjà la clim, les antibrouillards avant, l’autoradio CD évolué, le volant cuir ou encore les rétros électriques (16 650 €, soit 22 650 € actuels selon l’Insee). La Privilège ajoute les vitres arrière électriques, la clim régulée, les phares et essuie-glaces automatiques (17 150 € soit 23 250 € actuels selon l’Insee). Enfin, l’Initiale, apporte la sellerie cuir, la carte mains libres, régulateur de vitesse, le radar de recul, ou encore les jantes de 16 en alliage (20 000 €, soit 27 100 € actuels). Riche même si dans tous les cas, l’ESP demeure en option (500 €).

A partir de 2008, la Clio 2.0 16v n’apparaît plus qu’en Exception (grosso modo une Dynamique avec en plus, les capteurs de pluie et de luminosité, le régulateur de vitesse et le Bluetooth) ainsi qu'en Initiale, puis elle disparaît en 2009 au moment du restylage de la Clio III.
Fiabilité/entretien : französische Qualität

D’origine Mazda, le moteur de la Ford s’avère très robuste à condition de bien surveiller niveau de son huile. Il a tendance à consommer, rien d’anormal, mais s’il en manque, il va déjauger dans les virages rapides, ce qui peut être fatal aux coussinets de bielle. Cela dit, il s’équipe d’une distribution par chaîne qui en simplifie la maintenance. Pas de soucis côté boîte si elle n’a pas été massacrée, mais aussi été vidangée de temps à autres.
En revanche, le bocal de liquide d’assistance de direction assistée, situé trop près du moteur, chauffe et use prématurément son fluide, qu’il faut renouveler fréquemment. Sinon, la pompe va vite céder. Dans l’habitacle, l’ensemble vieillit correctement, malgré quelques bugs électroniques. On n’en dira pas autant de la carrosserie, qui rouille du côté des passages de roue arrière. Attention ! Quoi qu’il en soit, une Fiesta ST bien entretenue passe sans ennui majeur les 200 000 km.

Certes conçue rapidement, la Clio est bien née, à l’instar de son moteur M4R, qui ne souffre d’aucune faiblesse récurrente quand il est bien entretenu. A fort kilométrage, on note quelques soucis de capteur, et on sera avisé d’inspecter les galets et guides de la chaîne de distribution passé 150 000 km.
De son côté, la boîte manuelle est solide, alors que l’automatique nécessite des vidanges régulières (tous les 60 000 km idéalement) pour demeurer fiable. Dans l’habitacle, les bugs électroniques sont monnaie courante, mais peut les résoudre par une reprogrammation. Globalement, l’ensemble résiste assez bien au temps et, du reste, la Renault ne souffre pas de la rouille, ou en tout cas, beaucoup moins que la Ford.
Avantage : Renault. Moins gourmande en huile et surtout peu sensible à la rouille, la Clio gagne ici face à une Fiesta insuffisamment protégée.
Vie à bord : douillette Clio

Dans la Fiesta, on apprécie l’excellente habitabilité, rançon d’une coque agrandie. Même selon les normes actuelles, elle reste dans la bonne moyenne. Il en va différemment de la finition, du moins avant le restylage, à cause des plastiques très, très basiques ! Cela va bien mieux ensuite. Heureusement, la sellerie, adroitement conçue, garantit un confort et un maintien de bon aloi. A l’arrière, les passagers bénéficient d’un espace bien calculé, et d’une luminosité acceptable, mais les trois seules portes réduisent l’accès. Quant au coffre, il avale suffisamment de bagages.

La Clio est tout aussi spacieuse que la Fiesta, et surtout, elle présente mieux. Son tableau de bord, plus harmonieusement dessiné, profite d’une finition plus sérieuse, surtout en version haut de gamme, aux plastiques de belle qualité. La Clio semble alors appartenir à la catégorie supérieure ! On profite aussi de sièges très confortables, et d’une jolie habitabilité arrière, d’autant que les passagers ont des portières ! L’ambiance, agréable et relativement lumineuse, ajoute à l’agrément à bord. Le coffre vaut celui de la Fiesta.
Avantage : Renault. Mieux finie et présentée avec plus de goût, la Clio rafle ici la victoire.
Sur la route : la revanche de la Ford

À bord de la Fiesta ST, la position de conduite est un peu haute, mais on s’y fait vite.Le moteur, assez envahissant par son niveau sonore, produit heureusement un bruit chaleureux et pas désagréable. Ce bloc Duratec est souple, mais il faut passer les 4 000 tr/min pour qu’il se réveille vraiment. Là, il produit une jolie poussée dont on profite jusqu’à près de 7 000 tr/min. Les chronos restent moyens mais les sensations sont là, et l’excellente commande de boîte aide à maintenir le moteur dans la bonne plage !
Côté châssis, on apprécie le volant précis et informatif, qui commande un train avant incisif, l’arrière se plaçant quand on le provoque. La suspension, judicieusement amortie, encaisse aisément les aspérités, bref, on prend un vif plaisir à aller chercher les limites de la Ford, surtout que l’ESP est déconnectable.

Excellente position de conduite dans la Renault, où le volant se règle dans les deux plans. D’emblée, on est surpris par la douceur et la souplesse impressionnantes du moteur, qui reprend à 1 500 tr/mn en 6e. A mi-régime, il conserve une certaine tonicité et manifeste un bel entrain passé 5 000 tr/mn, prenant ses 6 400 tr/mn sans faiblir. La boîte, fort plaisante à manier, le seconde efficacement.
Revue sur cette version, la direction concilie légèreté et précision, mais elle n’offre pas du tout le ressenti de la Fiesta. Pour sa part, le châssis associe adhérence élevée, amortissement remarquable et attitude modérément sous-vireuse à la limite. Certes peu joueuse, la Renault tient extrêmement bien la route, freine fort, prodigue un confort de roulement excellent, et soigne son insonorisation. En clair, elle se pose en voyageuse hors pair, sans démériter dans le sinueux, mais là n’est pas sa vocation.
Avantage : Ford. Ok, la Fiesta est plus bruyante que la Clio, mais elle distille un agrément dynamique tout autre sans tellement perdre en confort.
Budget : peu connues, peu chères

En restant juste sous les 200 000 km, on trouve de belles Fiesta ST dès 4 000 € en phase 1, une auto de 150 000 km se négociera 5 000 €, alors qu’à 6 000 €, on peut accéder à une phase 2 totalisant moins de 150 000 km. En moyenne, la ST ne consomme pas tellement : 7,5 l /100 km.

Nettement plus rare que la Fiesta, la Clio est aussi moins chère. Comptez 3 500 € pour un très bel exemplaire de moins de 200 000 km, 4 800 € aux alentours de 150 000 km, et 6 000 € à moins de 100 000 km. Reste que la Renault boit plus que sa rivale, 8,5 l/100 km en moyenne.
Avantage : égalité. Plus chère, la Fiesta est aussi nettement plus frugale. Impossible de départager nos rivales.
Verdict : une Clio qui mérite d’être découverte

Aux points, la Clio remporte ce match, marquant de gros scores en fiabilité, en finition et en confort. Tout aussi rapide que la Fiesta, elle n’en donne pourtant pas l’impression, et ne rend pas grand-chose à sa rivale côté efficacité. Le tout en coûtant moins cher. Restent à la Fiesta une conduite beaucoup plus amusante, grâce à un châssis très mobile et informatif qui ravira les plus sportifs, ainsi qu’une consommation inférieure. Sa fiabilité mécanique ne rend pas beaucoup à celle de la Renault, et de par sa définition de petites portive, elle a un avenir plus avéré en collection.

| Thème | Avantage |
| Fiabilité/entretien | Renault |
| Vie à bord | Renault |
| Sur la route | Ford |
| Budget | Egalité |
| Avantage | Renault |
Pour trouver des annonces, rendez-vous sur le site de La Centrale : Ford Fiesta ST et Renault Clio 2.0 16v
















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