Rare et fun : pourquoi la Nissan Micra 160 SR est devenue la pépite cachée pour rouler stylé sans se ruiner ?
Premier fruit de la collaboration Renault-Nissan, la Nissan Micra K12 étrenne la plate-forme de la Clio III tout en s’habillant d’une carrosserie très originale. Et en version 160 SR, elle se pose en agréable citadine rapide, sans coûter cher : dès 3 500 €. Reste à en trouver une…

Mondial de Paris 2002. Nissan étonne en présentant une Micra de 3e génération au style pour le moins audacieux. Coproduction des bureaux japonais et européen du constructeur, il n’est pas sans évoquer celui de la Citroën C3 par ses rondeurs modernes, et sera d’ailleurs primé en 2003, par le European Automotive Design Award from Designers.
Cela dit, l’élément le plus intéressant de cette Micra 3e mouture n’est pas visible : il s’agit de sa plate-forme inédite, fruit de la toute récente union entre Renault et Nissan. Elle équipera une floppée de modèles à très gros volume, comme les Renault III et IV, Dacia Sandero, Nissan Juke, Renault Modus… Impossible de tous les citer ici ! Encore très courte (3,71 m de long, soit 30 à 40 cm de moins que les citadines actuelles), la Nissan connaît un bien joli succès, rançon d’un look réussi et de prix attractifs.

Très légèrement revue en 2005, la Micra reçoit alors un bloc plus puissant que les autres, un 1,6 l atmo à 16 soupapes développant 110 ch. Ce bloc, malgré ses caractéristiques, n’a rien à voir avec celui de la Clio II 1.6 16V, d’ailleurs, il s’équipe d’une distribution à chaîne, ce qui le rapprocherait plutôt du bloc de la Clio III 2.0 16V. Comme la Micra n’est pas trop lourde (1 017 kg), elle profite d’un rapport poids/puissance très acceptable, donc de performances plutôt amusantes.

Ainsi, elle franchit les 100 km/h en 9,9 s et pointe à 183 km/h. D’ailleurs, Nissan propose le 110 ch dans une version au look gentiment sportif, baptisée 160 SR. Celle-ci bénéficie aussi d’une suspension retravaillée, d’un antipatinage électronique ainsi que d’une direction affermie, le tout ayant été mis au point sur le Nürburgring par l’équipe qui a adapté la 350 Z aux goûts européens.

Repérée par un béquet arrière, des jantes spécifiques et un bouclier avant suggestif, elle ne parvient tout de même pas à transformer ses lignes rondouillardes en quelque chose de méchant. Mais qu’importe ! La 160 SR n’est pas très chère (14 700 € soit 20 250 € actuels selon l’Insee) et n’en profite pas moins d’un équipement fourni. En effet, de série, elle offre l’ESP, la clim auto, le démarrage sans clé, les capteurs de pluie et de luminosité, l’autoradio 6 CD…

Pour 2006, Nissan développe la gamme Micra 110 ch, qui se décline en 5 portes et en Elégance, moins sportive mais plus chic, avec sa sellerie mixte cuir/Alcantara. En 2007, la 160 SR est supprimée, suivie par l’Elegance en 2009.

Combien ça coûte ?
Très peu vendues, les Micra berlines dotées du moteur 110 ch (bien plus commun dans les versions découvrables C+C) ne sont pour autant pas très chères. Comptez de 3 000 € à 4 500 € pour un bel exemplaire, de plus de 150 000 km à moins de 100 000 km. Pas de différences notables entre 160 SR et Elégance.

Quelle version choisir ?
Entre les deux finitions, ce sera d’abord une affaire de choix, mais la 160 SR a tout de même un look plus sympa et un châssis préparé.

Les versions collector
Là encore, plutôt la 160 SR, si elle se trouve en parfait état tout en totalisant moins de 50 000 km (autant dire que c’est introuvable).

Que surveiller ?
Si le moteur 1,2 l de la Micra K12 a connu bien des soucis avec sa chaîne de distribution, il en va différemment du 1,6 l. Celui-ci se révèle très endurant, même si contrôler la chaîne passé 100 000 km ne sera jamais superflu. Les bobines sont davantage susceptibles de défaillances, comme sur bien des blocs de son époque. La pompe de l’ABS pâtit d’une petite fragilité, mais c’est la même que sur la C+C, donc elle se trouve encore assez aisément.
Dans l’habitacle, des bugs électroniques peuvent se manifester, alors que la commande électrique du hayon est sujette à défaillances. Enfin, traquez les traces de rouille sur les exemplaires en provenance de zones très salées l’hiver. Globalement, une petite auto très fiable.

Sur la route
La bouille de la Micra K12 tranche encore radicalement dans le paysage automobile, un gros plus. Dans l’habitacle, le dessin du tableau de bord séduirait plutôt, mais la réalisation demeure très basique. On se console avec des astuces de rangement comme le tiroir sous le siège passager. Si le volant ne se règle qu’en hauteur, on profite tout de même d’une bonne position de conduite, alors que le siège convient plutôt.

Le moteur sonne très plaisamment, puis il se signale par une jolie réactivité. Ce n’est pas un foudre de guerre, mais il pétille joliment dans les tours, se réveillant passé 3 500 tr/min. La boîte, rapide, douce et bien étagée, constitue un autre atout pour cette vive citadine. Cela dit, c’est le châssis la meilleure surprise. Peut-être pas la direction, précise et consistante mais manquant de ressenti. Plutôt les trains roulants, rigoureux, sérieusement guidés et surtout associés à une suspension réussie.
Ainsi, la 160 SR étonne par sa légèreté, sa vitesse de passage en appui, et la mobilité de sa poupe. En sus, elle absorbe les inégalités sans jamais se laisser de déstabiliser. En clair, on peut la cravacher, s’amuser et prendre un vif plaisir à son volant, comme dans une GTI des années 80. Le confort n’est certes pas le fort de cette Micra, mais le fun l’emporte. La consommation ? Elle tourne autour de 8,5 l/100 km quand on s’amuse un peu.
L’alternative youngtimer
Nissan 100 NX 1.6 (1991 – 1997)

Avant la K12, la Micra européenne n’a jamais dépassé 85 ch. Bof ! Aussi, si on cherche un youngtimer badgé Nissan offrant une puissance décente et un agrément de conduite digne de ce nom, on peut se rabattre sur le coupé 100 NX. Au prix de la 160 SR, on n’aura qu’une 1.6 95 ch, la 2.0 143 ch étant bien plus chère, et alors ? On a affaire à une auto originale et stylée, doté d’un toit démontable en deux parties transparentes, de sorte que pour les beaux jours, on dispose presque d’un cabriolet.
Capable de 180 km/h, la 100 NX procure des performances suffisantes, profite d’un excellent comportement routier délivre un bel agrément. Surtout, elle se signale par une grande fiabilité mécanique. Passant à 102 ch en 1993 (grâce à l’adoption d’une injection multipoints), elle culminera à 108 ch en 1996. A partir de 3 500 €.

Nissan Micra 160 SR (2005), la fiche technique
- Moteur : 4 cylindres en ligne, 1 598 cm3
- Alimentation : injection
- Suspension : jambes McPherson, ressorts hélicoïdaux, barre antiroulis (AV) ; essieu de torsion, ressorts hélicoïdaux, barre antiroulis (AR).
- Transmission : boîte 5 manuelle, traction
- Puissance : 110 ch à 6 000 tr/min
- Couple : 153 Nm à 4 400 tr/min
- Poids : 1 017 kg
- Vitesse maxi : 183 km/h (donnée constructeur)
- 0 à 100 km/h : 9,9 secondes (donnée constructeur)
> Pour trouver des annonces de Volkswagen Nissan Micra 110 ch, rendez-vous sur le site de La Centrale














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