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Climat : pourquoi la France cale sur la route de la décarbonation à cause des transports

D'après le bilan du Citepa publié aujourd'hui, la baisse des émissions de gaz à effet de serre a subi un coup de frein brutal en 2025. L'étonnante transition du secteur des transport apparaît au cœur de ce ralentissement. 

Climat : pourquoi la France cale sur la route de la décarbonation à cause des transports
Malgré une basse de 1%, de ses émissions, le transport routier demeure le principal secteur émetteur de CO2. @Le Progès Maxppp

La marche serait-elle trop haute ? Dans sa lutte contre les émissions à effet de serre, la France voit ses efforts climatiques s’essouffler.

Selon le baromètre mensuel du Citepa publié ce 8 avril, les rejets de CO2 dans l'air n’ont reculé que de 1,5 % en 2025 (364 Mt CO2e). Un chiffre bien pâlot face aux - 6,8 % enregistrés en 2023.

Un basculement énergétique paradoxal

En dépit de ce ralentissement, la situation atmosphérique s’améliore. Jamais le niveau d’émissions n’a été aussi bas depuis 1990. malgré tout, la France avance hors trajectoire. Pour respecter la SNBC-3 (Stratégie Nationale Bas-Carbone) le pays devrait réduire ses rejets de 4 % par an.

Un objectif entravé, notamment à cause des transports, premier secteur émetteur (34 % du total). Après une chute de 4 % en 2023, les émissions de nos véhicules -qui pèsent à eux seuls 94 % des émissions du secteur- n’ont baissé que de 1 % cette année (VS 1,2 % en 2024).

Le moteur de cette évolution est à chercher à la pompe. La consommation de gazole s’est effondrée de 3,7 % en un an, quand celle de l’essence a bondi de 5,8 %. Or un moteur diesel consomme en moyenne, 15 à 20 % de carburant de moins qu’un équivalent essence. Résultat, si les polluants locaux (NOx et particules) ont fortement baissé, le bilan CO2 s’est quant à lui fortement dégradé.

Un verdissement insuffisant

Pourtant le parc automobile continue son verdissement. En 2025, les motorisations hybrides ont représenté une immatriculation sur deux, tandis que l’électrique, atteint 20 % du marché neuf (28,5 % en mars). Un résultat très largement Insuffisant pour compenser ce surplus de carbone émis par un parc vieillissant (12 ans) très pétro-dépendant.

Sur les 39 millions de véhicules qui sillonnent quotidiennement l’Hexagone, 90 % sont thermiques (48 % diesel, 41 % essence) 7 % hybrides et 3 % électriques.

La transition au défi de la circulation

L’objectif de la SNBC-3 d’avoir 15 % de véhicules électriques ou hybrides rechargeables dans le parc total d’ici à 2030 semble bien loin. Pour l’atteindre, il faudrait multiplier par quatre la présence de véhicules à batteries sur nos routes en seulement quatre ans. Un défi aussi gargantuesque qu’insuffisant pour réduire la pollution atmosphérique. L’électrification ne constitue qu’une partie de la solution.

La transition écologique se heurte à la réalité de nos déplacements. Pour que les émissions liées au transport baissent réellement, l’ADEME préconise une réduction de 15 % du trafic routier global. Or en 2025, la circulation sur l’ensemble du réseau -transit compris- a augmenté de 1 % en France.

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