Fini le stress de la borne, les conducteurs de voitures électrique en pleine zenitude pour parcourir de longues distances
L’anxiété liée à l’autonomie s’efface devant l’expérience. Désormais, 71 % des conducteurs de véhicules électriques ne s’imposent plus de limite de distance pour leurs vacances. Un basculement dans la vision du voyage en électrique.

Le principal frein à la transition énergétique du parc automobile serait-il en train d’être levé ? Les conducteurs d’électriques en auraient-ils fini avec la peur de la « panne sèche » au milieu de nulle part ou l’angoisse de voir son temps de trajet multiplié par deux à cause de recharges erratiques ?
Alors que les grands chassés-croisés du printemps battent leur plein, le paysage mental des conducteurs français semble avoir radicalement changé. Selon une enquête menée par Bip & Go (filaile de la SANEF pour la commercialisation des badges de télépéage) auprès de ses abonnés, la voiture électrique ne serait plus perçue comme un outil de contrainte, mais comme un vecteur de voyage apaisé.
L’expérience comme remède à l’anxiété
71 % des usagers déclarent partir en week-end ou en vacances sans aucune limite de distance. Signe que la « barrière psychologique » des longs trajets vole en éclats. Ce vent d’optimisme s’explique d’abord par la maturité des utilisateurs. Plus de la moitié des sondés pratiquent l’électromobilité depuis plus de deux ans. Cette acculturation a transformé la gestion du temps de voyage. La pause recharge, autrefois subie comme une perte de temps, est désormais vécue comme un moment de détente pour 59 % des conducteurs.
« Le passage à l’électrique impose une nouvelle chorégraphie du trajet », souligne l’étude. Un quart des répondants juge désormais ses voyages plus « reposants » qu’à l’époque du moteur thermique. Le silence et le confort de conduite sont d’ailleurs cités par 39 % des sondés comme la principale surprise positive après l’achat, loin devant les économies de carburant.

Des points de friction persistants
Toutefois, ce tableau idyllique se heurte encore à des réalités de terrain. Si la confiance est là, les usagers n’en restent pas moins exigeants vis-à-vis des infrastructures publiques. La standardisation des moyens de paiement demeure le principal point noir. Un tiers des conducteurs appelle de ses vœux un système universel pour mettre fin à la jungle des applications et des abonnements. L’occupation des bornes par des véhicules non électriques (le « ventousage ») est également pointée du doigt.
Nécessaire densification du réseau
Le besoin de densifier encore le réseau de charge ultrarapide apparaît également comme une nécessité pour les utilisateurs de voiture électriques. Aujourd’hui les autoroutes françaises comptent environ 4 658 bornes supérieures à 50 kW. Dans son plan d’électrification, le gouvernement vient d’annoncer le déploiement de 22 000 points de recharge de 150 kW pour véhicules légers sur environ 900 aires de grands axes routiers et autoroutiers à l’horizon 2035.
Mais quid des axes secondaires ? Si l’automobiliste est prêt, l’aménagement du territoire doit encore passer à la vitesse supérieure pour densifier le maillage territorial et permettre l'accélération de l’électrification du parc automobile.


















Déposer un commentaire
Alerte de modération
Les données que vous renseignez dans ce formulaire sont traitées par GROUPE LA CENTRALE en qualité de responsable de traitement.
Les données obligatoires sont celles signalées par un astérisque dans ce formulaire.
Ces données sont utilisées à des fins de :
Vous disposez d’un droit d’accès, de rectification, d’effacement de ces données, d’un droit de limitation du traitement, d’un droit d’opposition, du droit à la portabilité de vos données et du droit d’introduite une réclamation auprès d’une autorité de contrôle (en France, la CNIL).
Pour en savoir plus sur le traitement de vos données : Politique de confidentialité
Alerte de modération