Essai Volkswagen T-Roc : une semaine au volant pour savoir si ce SUV en donne pour son argent
Il a comme lourde tâche de remplacer l’un des best-sellers de la marque. Ce nouveau T-Roc a augmenté la dose de ses ingrédients dans tous les domaines, ou presque. Mais la recette est-elle toujours aussi bonne ? Réponse au volant de la version la plus huppée.

C’est l’une des stars de la marque, alors lorsqu’est venu le moment de le remplacer, Volkswagen a mis les petits dans les grands. C’est simple, le SUV « urbain » devient presque aussi imposant que le Tiguan de première génération, pourtant positionné sur un segment supérieur.
De par son gabarit, son volume intérieur et ses équipements, le T-roc prétend devenir le véhicule principal d’une petite famille. Pour en avoir vraiment le cœur net, nous avons roulé pendant une semaine au volant d’une version haut de gamme.
Carte d’identité du Volkswagen T-Roc essayé : 1.5 eTSI Hybrid R-Line affiché 42 500 € hors option (malus entre 818 et 1 901 €).
- Date de commercialisation : septembre 2025
- Lieu de production : Portugal (Palmela)
- Motorisations : 1.5 eTSI Hybrid de 116 et 150 ch DSG7
- Finitions : T-Roc, Life, Style et R-Line
Lundi : le parcours autoroutier

Comme à notre habitude, notre premier trajet entre Paris et Caen se passe sur l’A13, une autoroute comme parmi d’autres qui permet de se rendre des qualités et défauts de notre Volkswagen. On note tout d’abord le soin apporté à la position de conduite, facile à trouver notamment grâce à l’amplitude des réglages. Toutefois, il ne fait aucun doute que la posture rappelle bien celle d’un SUV. Ensuite, les bruits d’air sont très bien maîtrisés, c’est un peu moins le cas pour les roulements, les grandes roues optionnelles qui équipent notre exemplaire amplifient peut-être le phénomène.
La tenue de cap est rassurante, de même que la santé du moteur qui assure des relances et accélérations convaincantes. De son côté, la boîte de vitesses automatique DSG se fait oublier sur ce terrain.
À noter enfin que les aides à la conduite, qui comprennent aussi le changement de voie lors d’un dépassement, sont plutôt pertinentes et efficaces. En revanche, nous avons remarqué des décélérations non justifiées avec le régulateur de vitesse, sans la fonction adaptative.
Mardi : en milieu urbain

En étant presque aussi long que la première génération de Tiguan (à cinq centimètres près), ce T-Roc semble de moins en moins adapté à la ville. Pourtant, il peut compter sur son rayon de braquage assez faible et ses différentes aides au stationnement pour éviter les sueurs froides lors des manœuvres.
Évoluer dans la circulation est aussi d’une grande facilité grâce à la boîte de vitesses douce et suffisamment réactive ou encore à la pédale de frein, dont le dosage est facilement appréhendable. La bonne vision périphérique (vers l’avant) et la douceur de la direction pourraient parfaire le tableau si la suspension ne venait pas y mettre son grain de sel. Clairement, il n’est pas conseillé d’opter pour les jantes de 20 pouces qui rendent ce T-Roc particulièrement ferme. Dos d’âne, bouche d’égout, raccord, votre fessier et votre dos sont directement reliés à la chaussée, dommage.
Mercredi : sur le réseau secondaire
C’est sans aucun doute sur ce terrain que le T-Roc est le plus à son aise. Tout d’abord, la santé de son moteur est à mettre à son crédit, en relançant franchement l’auto dès les plus bas régimes. Comme sur autoroute ou en ville, la transmission tient son rôle tout en se faisant oublier.
C’est surtout la partie châssis qui donne le sourire puisque la caisse est parfaitement tenue, le train avant coopère avec conviction et le train arrière reste très bien éduqué. On aurait toutefois apprécié davantage de consistance dans la direction. Ce plaisir au volant permet de compenser, quelque peu, la raideur des suspensions.
Jeudi : les aspects pratiques dans le détail













Vendredi : un point sur la fiabilité

Avec seulement quelques mois de commercialisation, il est bien trop tôt pour réaliser un bilan sur la fiabilité de ce T-Roc de seconde génération. Si un modèle ne fait l’autre, on note que l’ancienne génération était un bon élève et que son moteur 1.5 eTSI, repris ici avec une petite hybridation, n’a pas connu d’avarie majeure. Espérons que ce nouveau T-Roc soit également une voiture bien née.
Week-end : on fait les comptes
Consommations :
Malgré son appellation eTSI Hybrid, le T-Roc ne fait appel qu’à une faible électrification, ce qui ne lui permet pas d’afficher un appétit comparable aux concurrents dits « full hybrid ». On note qu’en milieu urbain, il demande environ 6,5 litres/100 km, un chiffre loin d’être extraordinaire. En revanche, il fait mieux sur route avec un appétit de 5,2 litres grâce à la désactivation de deux cylindres sur quatre à allure constante. Enfin, l’autoroute n’est pas sa tasse de thé puisqu’il sirote environ 7,5 litres.

Tarifs :
Le SUV allemand débute à 29 990 €, dans une finition « T-Roc » bien équipée et au moteur de 116 ch suffisant, mais la mise de départ reste élevée. Un Peugeot 2008 débute à un tarif moins élevé, 28 250 €, mais un Renault Symbioz ne fait pas mieux, 29 900 €. De par sa taille généreuse (4,37 m), il est aussi comparable à un Toyota C-HR dont le prix n’a rien d’ami : à partir de 35 450 €. Seulement, il offre une motorisation à l’hybridation plus poussée. Sachez que dans le cas de notre modèle d’essai, la facture finale s’élève (options et malus compris) à 47 963 €. Certes, il s’agit de la finition haute très bien équipée, mais la note finale reste salée.
Offres de location :
La location longue durée ou avec option d’achat s’est imposée ces dernières années, Volkswagen ne fait bien sûr pas l’impasse sur cette offre. Voici quelques exemples avec un T-Roc e-TSI Hybrid 116 ch Life, une version plus en phase avec le marché que notre modèle d’essai.
| Loyer | Apport | Durée | Kilométrage total | |
| Exemple n°1 | 327 €/mois | 5 000 € | 36 mois | 45 000 km |
| Exemple n°2 | 300 €/mois | 5 000 € | 37 mois | 30 000 km |
| Exemple n°3 | 411 €/mois | 3 000 € | 48 mois | 80 000 km |
Quels tarifs pour un Volkswagen T-Roc II d’occasion ?
Une nouveauté déjà en occasion, possible ? Pas exactement, mais il existe des exemplaires neufs en stock proposés un peu moins cher. Comptez environ 1 000 € d’économie pour un T-Roc de base avec le moteur de 116 ch. En revanche, pour un modèle haut de gamme comme celui essayé, comptez à partir de 38 000 €, soit un gain non négligeable de 4 500 € ! Attention toutefois à la provenance du véhicule.
Le bilan

Entre ses prestations routières, son moteur convaincant, son équipement et son volume intérieur, le T-Roc renforce son attrait et a les moyens de séduire les petites familles. Encore faut-il avoir les moyens de se l’offrir, surtout dans cette version R-Line. Il est bien plus sage en entrée de gamme et l’arrivée prochaine des motorisations hybrides assurera une économie supplémentaire à l’utilisation, mais certainement pas à l’achat.
Chiffres clés *
- Taux d'émission de CO2 : NC
- Bonus / Malus : NC
- Date de commercialisation du modèle : Septembre 2025
* A titre d'exemple pour la version .
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