1 000 km au volant du nouveau Volkswagen T-Roc, le SUV qui vous a fait oublier la Golf ?
En l’espace de quelques années, le Volkswagen T-Roc est devenu un modèle incontournable chez le constructeur de Wolfsburg. Aujourd’hui, la seconde génération est passée au crible au travers d’un road trip de plus de 1 000 km. Direction la Belgique et les Ardennes avec deux thématiques : l’histoire et le sport.

Si vous êtes un fidèle lecteur de Caradisiac – chose dont je ne doute pas – vous savez que nous réalisons depuis plusieurs mois des essais longue durée. Nous avons ainsi testé la majorité des dernières nouveautés françaises, place aujourd’hui aux modèles étrangers. Et, c’est le Volkswagen T-Roc de seconde génération, qui ouvre le bal.
Apparu en 2017, le Volkswagen T-Roc était à l’époque le plus petit SUV de la marque, avant que la gamme soit complétée par le T-Cross et le Taigo. Développé à partir de la même plateforme que la Golf, le T-Roc a très rapidement séduit les automobilistes. Le succès a été tel qu’il est devenu l’un des modèles les plus vendus de Volkswagen, juste derrière l’incontournable Polo, mais devant un autre mythe, la Golf. C’est notamment le cas en France, mais aussi dans la plupart des marchés dans lesquels le T-Roc est commercialisé. Après huit ans de carrière, il passe donc le relais à une seconde génération, qui arrive dans un contexte toujours aussi favorable aux SUV mais ultra-concurrentiel.
Après un premier essai des deux motorisations disponibles à ce jour au catalogue, c’est donc avec la version la plus accessible, à savoir le 116 ch, que nous partons en roadtrip. Notre destination, la Belgique en passant par la région des Ardennes.
1 000 km pour connaître pour les détails du T-Roc

Résidant avec Alain Dalbera, mon compagnon de voyage, dans l’Ouest parisien, nous faisons chemin vers notre première étape : Sedan. Le trajet choisi sera le plus direct, à savoir l’autoroute A4, puis l’A34. Cette partie nous permet de nous rendre compte assez rapidement des progrès réalisés en matière d’insonorisation avec des bruits d’air globalement bien maîtrisés même à 130 km/h. Les passages des péages sont un bel exercice pour jauger la boîte de vitesses automatique à 7 rapports. Les passages sont fluides, mais il faut bien reconnaître que l’étagement de notre DSG est un peu trop long. Les accélérations sont donc loin d’être fulgurantes comme en atteste le 0 à 100 km/h abattu en 10,6 s. Elles restent toutefois suffisantes. Sur cette première partie du trajet, nous avons ainsi relevé une moyenne de 6,6 l/100 km.
Après 3 heures de route, nous voilà arrivés à notre étape. Et pour réaliser la découverte extérieure de ce nouveau T-Roc, nous sommes accueillis au sein même du plus grand château-fort d’Europe, celui de Sedan. Particulièrement bien conservé, la météo ne se montre pas malheureusement très chaleureuse puisqu’il pleut abondamment et le vent se joint également à la fête. Nous profitons donc d’une brève accalmie pour faire le tour du propriétaire.
Un design repensé

C’est à ce moment, en sortant du véhicule, que l’on découvre l’une des principales originalités de ce T-Roc, à savoir son système d’ouverture de porte. À l’intérieur, fini la classique poignée, place à une gâchette que l’on soulève. Un temps d’adaptation est nécessaire, mais cela se fait plutôt naturellement ensuite.
Sur le plan du style extérieur, pas de doute, ce second opus rompt sur le plan du style avec la précédente génération. Les lignes sont ainsi nettement plus dynamiques avec une calandre biseautée, un jonc lumineux reliant les deux projecteurs et un logo rétroéclairé. Des détails que l’on retrouve aussi à l’arrière. Mais c’est surtout la ligne globale qui évolue avec désormais des faux airs de SUV coupé, une première pour le T-Roc.

Il est également possible d’opter, comme sur notre modèle d’essai, pour une peinture bicolore. Notre teinte métallisée dénommée « Rouge Flamme associé à un toit Noir » est ainsi une option facturée 1 500 €. Sans dénigrer le nouveau, il faut tout de même avouer que l’ancien T-Roc, notamment la version restylée a plutôt bien vieilli et conserve des lignes séduisantes.

Cette halte passée et la pluie redoublant, nous reprenons notre route avec comme point de chute pour la fin de la journée Liège en Belgique. Mais, maintenant, on abandonne l’autoroute, place aux départementales et pas n’importe lesquelles puisque nous empruntons les routes qui vont prochainement accueillir l’une des plus grandes classiques cyclistes : Liège-Bastogne-Liège. Le tracé est exigeant avec des courbes, des passages vallonnés et une qualité du revêtement très variable. Dans ce contexte, le T-Roc s’en sort avec les honneurs. Les mouvements de caisse sont bien maîtrisés avec une quasi-absence de roulis ou de plongée lors des phases de freinage. On aurait tout de même aimé que l’amortissement soit un peu moins ferme. Un constat d’autant plus étonnant que notre modèle d’essai était chaussé de roues de 16 pouces à flancs hauts. Prudence donc si vous craquez pour les roues de plus grand diamètre. Cette fermeté n’est pas pour autant gage de dynamisme exacerbé. Alors, certes, le T-Roc se débrouille plutôt bien dans cet exercice, mais on sent tout de même que ce n’est clairement sa préférence. La direction est ainsi plaisante, mais manque un peu de remontés d’informations.
En attendant les hybrides

Pour l’instant, le T-Roc n’accueille que seulement deux moteurs essence, les TSI 116 et 150 ch. Le diesel a été abandonné et le T-Roc R continuera à exister, mais pas chez nous, en raison d’un malus trop important. Un peu plus tard dans l’année arrivera une grande première chez Volkswagen : des moteurs full hybrid disponibles en deux niveaux de puissance (130 et 170 ch). Aujourd’hui, c’est donc la plus petite motorisation de la gamme, qui prend place sous le capot de notre T-Roc. Désormais, il ne s’agit plus d’un trois cylindres 1.0, mais d’un quatre cylindres 1.5 TSi. L’agrément profite de ce changement avec certes un peu moins de tonicité dans les bas régimes, mais surtout la réduction des vibrations et une sonorité moins importante en particulier lors des phases d’accélérations. Une bonne chose. En revanche, contrairement à son grand frère le 150 ch, ici, pas de système de désactivation des cylindres. Comme nous le disions précédemment ce 116 ch avec ses 200 Nm de couple n’est pas un foudre de guerre, mais il fait bien le job. Comme les accélérations, les reprises ne sont pas les plus dynamiques, mais restent correctes. Les consommations sont intéressantes dans ces conditions avec 6,8l/100 km. Petit bémol toutefois en conduite sportive où nous avons relevé jusqu’à 7,5 l/100 km.
Première journée finie, il est temps que tout le monde aille se reposer, que ce soient les hommes ou la machine. Avant de s’élancer, petit point sur les aspects pratiques. Mesurant 4,37 m, soit 12 cm de plus que la version actuelle, le nouveau T-Roc propose des aspects pratiques optimisés.
Il y a de la place à l’arrière du T-Roc, mais il est dommage que le tunnel de transmission soit aussi imposant.
Ainsi, les passagers arrière disposeront d’une belle habitabilité arrière avec même la possibilité de glisser les pieds sous les sièges avant. En revanche, il faudra composer avec un énorme tunnel de transmission, qui handicape fortement la place centrale. Aucun souci concernant la garde au toit quel que soit le gabarit des passagers. Bon point également concernant les rangements aux places avant, nombreux, que ce soit au niveau des contreportes ou de la console centrale qui accueille un très grand bac. À noter que le dos de l’accoudoir peut accueillir pièces de monnaie, carte ou disque de stationnement dans des rangements dédiés. Bien vu !
Le volume de chargement est dans la bonne moyenne de la catégorie.
Le coffre profite aussi de l’accroissement des dimensions pour établir sa capacité à 465 litres, ce qui place le T-Roc dans la bonne moyenne du marché. Ce dernier dispose d’un plancher modulable à partir de la finition Life.

Avant de repartir vers Paris, nous faisons une étape à Waterloo. Est-il encore besoin de présenter cette mythique bataille qui s’est déroulée en 1815 et qui a vu les troupes de Napoléon se faire battre à plates coutures par les troupes du général Wellington ? Aujourd’hui situé en Belgique, le mémorial de cette bataille est l’occasion pour nous d’ausculter une dernière fois la présentation intérieure de notre T-Roc.

La planche de bord complétement repensée est particulièrement épurée avec une quasi-absence totale de boutons. L’autre nouveauté réside dans la disparition de la casquette de l’instrumentation numérique 10 pouces, mais cela ne s’avère pas un handicap à l’utilisation, même par temps ensoleillé. Au centre, se trouve un écran multimédia mesurant suivant les finitions entre 10 et 12,9 pouces. Le fonctionnement de celui-ci est facile et intuitif avec notamment des raccourcis pour désactiver certaines aides à la conduite. Concernant la qualité, Volkswagen a retenu les leçons du passé et notamment les égarements de la première génération de T-Roc, qui avait toutefois été en partie corrigés lors du restyling fin 2021. Aujourd’hui, le constructeur allemand a décidé de recouvrir une large partie de la planche de bord de tissu, même sur notre entrée de gamme. L’impression de qualité y gagne, même si des plastiques durs perdurent au niveau de la planche de bord ou sur les portes.
Un bilan positif

Après ce périple de plus de 1 000 km, il est temps de rentrer dans nos pénates respectifs. Mais avant cela, c’est l’heure du bilan pour ce nouveau T-Roc : il est positif avant tout au niveau du positionnement. En grandissant, il affirme sa position au sens de la gamme Volkswagen en ne marchant plus sur les plates-bandes du T-Cross et en venant se situer clairement entre ce dernier et le Tiguan. Le choix sera plus simple pour les clients. En ce qui concerne, les qualités intrinsèques, le T-Roc progresse en de nombreux points (présentation, habitabilité, etc. ) et corrige ses principaux défauts. De quoi renforcer son attractivité et faire de lui une vraie alternative au Renault Symbioz ou même au Citroën C5 Aircross ou Peugeot 3008.
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