Comment l’Allemagne aurait fait plier la France sur le 100 % de voitures électriques en Europe en 2035
Après un premier allègement des obligations faites aux constructeurs automobiles sur le passage au 100 % électrique en 2035 au sein de l’Union européenne, l’Allemagne et la France se seraient mis d’accord sur une nouvelle salve d’aménagements pour réduire les objectifs d’électrification. L’Allemagne aurait eu le dernier mot, en échange de moyens de protectionnisme renforcés contre les voitures importées (notamment chinoises).

« Il n’est pas question de revenir sur le 100 % électrique des voitures en 2035 ». Voilà ce que disait la délégation française au Parlement européen lorsque les mesures décidées en 2023, celles qui prévoyaient d’obliger les constructeurs automobiles à ne plus vendre que des véhicules électriques à partir de 2035 au sein de l’Union européenne, ont commencé à être remises en question.
A la fin de l’année dernière, déjà, les membres de l’Union européenne s’étaient mis d’accord sur un premier aménagement : en 2035, les constructeurs automobiles devront finalement vendre 90 % de modèles électriques et non plus 100 %. Et les 10 % restants de véhicules thermiques devront utiliser des carburants moins émetteurs en CO2 que les énergies fossiles classiques, obligeant théoriquement à embrasser la technologie des carburants synthétiques (très coûteux pour l’instant).
10 % de plus
Mais d’après les journalistes allemands du journal Handelsblatt, les administrations allemandes et françaises se seraient mises d’accord sur de nouvelles mesures d’allègement. L’idée ? Réduire de 10 % supplémentaires la part de véhicules 100 % électriques imposés en 2035, avec un objectif à 80 % du mix au lieu de 90 %. Et cette fois, sans mesures de « compensation CO2 ».
Si ces pourcentages correspondent toujours au projet d’un parc automobile très largement électrifié en 2035, ils permettraient d’envisager une carrière plus longue que prévu pour des véhicules thermiques (à hybridation plus ou moins poussée) sur le Vieux Continent. Reste évidemment à connaître les modalités exactes de ces aménagements qui n’ont pour l’instant rien d’officiels (et devront être acceptés par les autres membres de la Commission européenne).
Plus de protectionnisme
La France, de son côté, aurait imposé en échange des mesures de protectionnisme plus poussées sur la provenance des voitures. Avec probablement une augmentation des taxes douanières sur les voitures électriques et des hybrides rattrapées par la fiscalité européenne, comme c’était déjà en discussion au sein de l’Union européenne depuis quelques semaines.





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