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Daniel Guichard : « j’aime le camping-car car je n’aime pas voyager »

Dans Loisirs / Voyages

Michel Holtz

L’interprète de Mon vieux a troqué les chambres d’hôtels peu pratiques contre le bitume et la liberté. Depuis plusieurs années, Daniel Guichard sillonne les routes de France à bord d’un camping-car de 5,5 tonnes, transformant ses tournées en un éternel « chez-soi ». Le chanteur, entre deux virées, évoque pour nous sa passion, qui n’est que raison, pour les maisons roulantes.

Daniel Guichard : « j’aime le camping-car car je n’aime pas voyager »
L'auteur)comositeur-interprète, aux côtés de sa maison roulante. Crédit photo : MaxPPP.

Il en avait marre de trimbaler ses guitares et ses costumes de scène d’un coffre de voiture à une loge et d’une loge à une chambre d’hôtel. Alors, depuis une dizaine d’années, Daniel Guichard a décidé de se déplacer en tournée à bord d’un camping-car. « Plus de loges, plus d’hôtel, je suis chez moi ou que je sois ».

Car à 77 ans l’interprète et compositeur de la Tendresse est toujours sur les routes et lui qui n’aime pas voyager, a trouvé le moyen de rester à la maison : en se déplaçant avec elle.

Son permis lui permet de conduire un engin de 5,5 tonnes

Il en est à sa troisième maison roulante et son modèle actuel, un gros intégral Niesmann + Bischoff, jauge 5,5 tonnes. En principe, pour le conduire, son conducteur doit disposer d’un permis poids lourd. « Pas moi, j’ai la chance d’avoir un permis B qui date d’avant 1976 et du coup, la loi m’autorise à conduire ce genre d’engin ».

Alors, juste avant le Covid, il en a profité pour acquérir ce gros bahut. 90 000 km plus tard, il en est toujours ravi. Son seul regret ? « C’est que ma femme ne puisse pas le conduire. Elle adorait manœuvrer le précédent, un Rapido plus léger ».

Si le camping-car est sa maison, c’est aussi son bureau. Crédit photo : MaxPPP.
Si le camping-car est sa maison, c’est aussi son bureau. Crédit photo : MaxPPP.

C’est donc lui qui, aujourd’hui, pilote le gros camping-car, qui dispose évidemment de tout le confort d’une maison, « et qui coûte le prix d’une maison d’ailleurs ». Un engin pas facile à manœuvrer. « Si si, c’est facile, mais encombrant ». Mais pour le garer, il n’a pas trop de soucis. L’arrière des salles de concert ou il se produit est généralement conçu pour recevoir les camions de matériel de scène, alors, il se range au côté de celui qui transporte le sien. Et s’il chante à Paris, il gare son Intégral au camping du bois de Boulogne.

Les « gueux », au-delà des camping-cars

Mais Daniel Guichard ne vit pas à l’année dans son Niesmann + Bischoff. C’est dans sa maison de l’Hérault qu’il réside entre deux tournées, comme celle qu’il prépare en Bretagne, une région qu’il adore, « et, à l’attention des organisateurs de spectacles de la région, qu’ils n’hésitent pas à me solliciter ». Il reprendra la route à cette occasion en compagnie de son épouse, « c’est elle qui connaît le mieux l’engin ». Et qui le siffle au passage lorsqu’il dépasse, un peu, les limitations de vitesse.

Sa maison roulante, et ses trajets, l’ont poussé à s’intéresser aux préoccupations des automobilistes. C’est ainsi que l’auteur-compositeur-interprète a participé, aux côtés de l’écrivain Alexandre Jardin, à la lutte contre les ZFE, et en faveur des « gueux ». « Ça semble s’améliorer, et les politiques ont fini par renoncer. Mais jusqu’à quand ? ». Il entend rester vigilant. Et pas que sur la route.

Pour ne pas manquer les dates de ses concerts.

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