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Budget limité, polyvalence assurée : équipez votre auto comme un camping-car.

Dans Loisirs / Voyages

Michel Holtz

S’évader en toute liberté sans se ruiner, c’est la promesse de la vanlife. Mais avec un ticket d’entrée moyen à 60 000 € pour un fourgon neuf, le rêve est parfois inaccessible. La solution dort peut-être au garage : la voiture. Des modules amovibles des start-up françaises, en passant par les accessoires malins, les astuces pour métamorphoser un véhicule quotidien en cocon nomade existent. 

Budget limité, polyvalence assurée : équipez votre auto comme un camping-car.
Une cuisine complète et pas chère ? Facile avec FLV Van. Photo FLV.

S’évader n’importe où, s’arrêter ou l’on veut, ou presque, et ne plus être tributaire d’un hôtel ou d’une location saisonnière. C’est la gageure que relève la vanlife. Mais il y a deux contreparties plutôt dissuasives à ce bonheur sur roues. Un van ou un camping-car coûte en moyenne 60 000 euros neuf, et n’est pas l’engin le plus maniable qui soit, contrairement à une voiture, deux fois moins chère, en moyenne aussi.

Une auto, voilà la solution, à condition de l’aménager un tant soit peu, pour pouvoir, au minimum, y dormir et même pour y cuisiner, s’y doucher voir plus. Plus, c’est par exemple, l’équiper de toilettes. Les constructeurs chinois, que l’on dit en avance de 13 ans sur leurs homologues de chez nous, y ont déjà songé. Ainsi la marque Seres vient de déposer un brevet qui permet de faire ses besoins fondamentaux sans sortir, grâce à des toilettes planquées sous le siège passager.

Des autos camping chinoises mais pas que

Plus sérieusement, de gigantissimes SUV comme le Xpeng G9, ou le Li Auto L9 proposent des sièges qui se transforment en couchage. Le Li Auto, qui mérite son nom, offre carrément une surface de sommeil de 2,40 m de long. Sauf que non seulement ces engins ne sont pas tous importés, mais de plus ils coûtent aussi cher qu’un van, voir plus.

Du coup et sans succomber aux sirènes de l’empire du Milieu, que proposent nos bons vieux constructeurs pour que nos autos deviennent réellement polyvalentes, passant de voitures quotidiennes la semaine à camping-car le week-end ?

Peu de modèles de séries permettent d’y dormir, hormis Dacia qui, sur ses grands modèles (Lodgy, Duster et Bigster) permettent, grâce à l’option pack-sleep, de disposer, dans le coffre, d’un véritable lit qui s’étire au-dessus des sièges rabattus. Il en coûte 1 590 euros, à condition de commander le dispositif dès la signature. Sinon, il faut compter 2 000 euros au rayon accessoires.

Le matelas de voiture Crivit de Lidl. Photo Lidl.
Le matelas de voiture Crivit de Lidl. Photo Lidl.

Pas moins cher, voir plus (entre 1 000 et 5 000 euros), la tente de toit permet de dormir à deux, voir quatre personnes au sommet de son auto. À condition de ne pas avoir peur du froid en hiver. Pour les frileux, d’autres solutions, bien moins chères, existent, comme le matelas Ergocar, qui se gonfle et se déplie dans la voiture pour 60 euros chez Amazon. Encore moins cher, le Crivit (un nom pas forcément très heureux pour un tel produit) existe chez Lidl, au tarif digne de ce distributeur : 19,90 euros. Évidemment, à ce prix, le confort n’est pas garanti, et la surface totalement plane non plus.

Une fois plus ou moins bien installés pour se reposer, les gastronomes voudront faire leur popote. Pour eux, le réchaud s’impose. Et un modèle s’impose aussi : l le fameux Campingaz Camp Bistro 3. Un réchaud à un feu, un allumage piezo, une cartouche de butane et le tour est joué pour moins de 35 euros.

On s’est reposé, on a mangé, mais voilà qu’au retour de la plage, une subite envie de douche étreint le car camper. Pas de souci, le rayon accessoire fourmille de modèles portables qu’il suffit d’accrocher au sommet de son hayon ouvert pour transformer l’arrière de la voiture en salle de bains. Du modèle simple, à pompe, à la douche solaire en passant par la version solaire ou électrique branchée sur la batterie, tout est possible, et à tous les prix, de 27 à 330 euros.

La cafetière Handpresso.
La cafetière Handpresso.

Un petit café après s’être savonné ? Aucun problème. La cafetière électrique Handpresso à 115 euros (tout de même) permet de réaliser un onctueux expresso en se branchant sur l’allume-cigare. Sauf qu’entre la douche et la cafetière, la batterie de la voiture est très sollicitée. Alors, pour éviter la panne, mieux vaut en passer par une batterie auxiliaire.

Là encore, le choix est vaste, mais point de salut en deçà de 500 W. La préférée des nomades est indubitablement l’Ecoflow River 2 max qui permet d’être en autonomie totale en branchant une cafetière, une douche, un PC et son téléphone pendant 12 heures Elle se charge en une heure et coûte 400 euros.

Tous ces accessoires prennent de la place et se dispersent dans l’habitacle ? Le tout-en-un permet d’y remédier. C’est qu’en raison de l’engouement pour cette drôle de pratique, quelques start-uppeurs plus malins que les autres ont créé des entreprises spécialisées dans les « box », ces drôles de boîtes, comme celles de Combeing, Tchao Tchao, On The road ou Malib, qui se fixent dans l’auto et offrent tout ce qu’il faut, du lit à la cuisine en passant par les placards. Leur prix varie en fonction de ce qu’on leur demande, et il faut compter entre 1 000 et 4 000 euros.

La box On the Road.
La box On the Road.

Reste que le confort obtenu dépend grandement de la voiture que l’on souhaite aménager, que ce soit avec une box tout compris ou des accessoires disparates. L’exiguïté est l’ennemi du car camper qui aura du mal à étendre les jambes dans une citadine. La plupart des adeptes du genre optent donc pour un ludospace qui, sont disponibles neufs ou d’occasion à des tarifs parfois bougrement intéressants.

Attention au choix de l’auto

D’autres en passent carrément par de bons vieux monospaces, plus grands encore, et qui ont l’avantage d’être un peu plus confortables sur la route qu’un Renault Kangoo ou un Peugeot Rifter.

Mais quel que soit le choix de l’engin, la solution du car camping permet une vraie polyvalence puisque tous les accessoires, et même les box, restent amovibles et permettent de disposer d’une auto « civile » à 5 places la semaine, et d’un simili-camping-car le week-end.

Un camping-car qu’il convient d’utiliser à deux au grand maximum, puisqu’aucune solution n’est possible en famille, sauf en rajoutant une tente de toit, ou une tente qui se fixe au hayon arrière de la voiture.

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