Contre l’habitude du moteur qui tourne à l’arrêt, les gestionnaires de flottes demandent de couper le contact
Sous la pression d’une envolée historique des prix des carburants, les gestionnaires de flottes découvrent un gouffre financier insoupçonné . Le moteur qui tourne à l’arrêt. Un gaspillage technique qui, face à un diesel à plus de 2 euros, devient un enjeu financier pour le secteur.

L'arrêté ministériel du 12 Novembre 1963 ( article 2 ) oblige les conducteurs de véhicules essence et diesel à couper leur moteur lorsqu'ils sont à l'arrêt. Le contrevenant s'expose à une amende de 135 €. Pourtant la pratique n'est pas encore massivement suivie.
Une récente étude de Geotab met également en lumière une source d'économie jusqu’ici jugée secondaire, devenue aujourd'hui cruciale.
Le « ralenti », ce gaspillage invisible
Depuis janvier, la crise au Moyen-Orient a fait basculer le marché dans une zone de turbulences inédite. Moteur de l'économie logistique, le prix du litre de diesel a bondi de 37 % pour s'établir en moyenne à 2,115 €. Une hausse des prix à la pompe qui s'est traduit par un ralentissement une baisse de circulation des flottes d'entreprises (--10 % sur l'ensmenbnle de l'Europe).
Mais cette inflation a aussi mis en lumière le coût du moteur tournant à l'arrêt. Et Geotab de prendre l'exemple d'un camion de livraison qui reste en moyenne immobilisé, 53 minutes par jour de service moteur en marche. Cela représente près de « 15 % du temps total d'activité du moteur ».
D’après les calculs du télématicien, en janvier dernier, ce gaspillage représente 142 € par mois et par véhicule contre 104 € en janvier. Pour une entreprise exploitant une flotte de 100 véhicules, ce sont ainsi 14 200 € qui s'évaporent chaque mois sans qu'aucun kilomètre ne soit parcouru.
Le seuil des 10 secondes
Une série de mythes persiste chez les conducteurs, notamment celui de la croyance qu’un redémarrage consommerait plus de carburant qu’un maintien au ralenti, ou que l’arrêt du moteur endommagerait le démarreur. Du coup nombre de conducteurs n'hésitent pas à désactiver le start & stop automatique de leur véhicule.
Les faits disent pourtant le contraire. Au-delà de dix secondes d'arrêt, couper le contact devient systématiquement rentable. Mieux encore, les moteurs modernes, conçus pour les cycles urbains, supportent parfaitement les redémarrages fréquents.
Un véhicule immobilisé moteur tournant alourdit la facture carburant de dizaines de milliers d'euros, sans aucune valeur ajoutée logistique en complément. Une tic de conduite perdant-perdant que les gestionnaires de flottes veulent éradiquer.


















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