Le kilométrage des flottes européennes plonge de 10 % en une semaine à cause du prix des carburants
Selon les données du télématicien Geotab, le kilométrage des parcs automobiles professionnels en Europe a chuté de 10 % durant la première semaine d’avril. Un repli inédit qui illustre la vulnérabilité du secteur face à l’envolée des prix à la pompe.

Après un premier trimestre marqué par une « hyper-activité » presque fébrile, les flottes automobiles du Vieux Continent viennent d’accuser un coup d’arrêt.
Au cours de la semaine du 6 avril, la distance totale parcourue par les véhicules professionnels a plongé de 10 %. Une baisse à mettre en corrélation avec la hausse des prix à la pompe.
L’onde de choc du Moyen-Orient
En l’espace de trois mois, le prix du diesel a bondi de 37 %, franchissant la barre symbolique des 2,10 € le litre. Pour de nombreuses PME du secteur, où le carburant représente près du quart des coûts de revient, l’équation n’est plus tenable.
On observe un effet de ciseaux classique, mais d’une rapidité inédite. D’un côté, une demande qui restait forte au premier trimestre, et de l’autre, des charges qui explosent si vite que les mécanismes de répercussion tarifaire ne suffisent plus à protéger les marges.
Un repli sur l’essentiel
Si la baisse est aussi nette, c’est aussi parce que les outils de gestion ont changé. Les données publiées par Geotab, leader mondial de la télématique, révèlent une nouvelle forme de « sobriété subie ». Grâce aux algorithmes d’optimisation de tournées et à l’intelligence artificielle, les gestionnaires de flottes optimisent leurs tournées.
Certains trajets, jugés non essentiels ou trop peu rentables, sont reportés voire tout simplement supprimés. En Allemagne et en Irlande, les baisses de kilométrage ont même atteint des sommets, frôlant les 16 %.
Une Europe à deux vitesses
Ce coup de frein met en lumière une fracture croissante au sein des parcs automobiles européens. D’un côté, les entreprises ayant massivement investi dans l’électrification parviennent à maintenir leur activité, protégées par un coût au kilomètre plus stable. De l’autre, les flottes thermiques, encore majoritaires, se retrouvent prises au piège d’une dépendance aux énergies fossiles de plus en plus coûteuse.
Au-delà des simples chiffres de circulation, ce repli de 10 % pourrait bien être le signe précurseur d’un refroidissement plus large de l’économie européenne.


















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