Grâce à Stellantis, les Américains vont bientôt rouler dans des voitures abordables de conception française
Le départ de Carlos Tavares du groupe Stellantis ne met finalement pas fin aux synergies valorisant les travaux des marques françaises du groupe. C’est même tout l’inverse puisque les clients américains de Chrysler découvriront bientôt des voitures bon marché dont la conception originelle avait été assurée par PSA.

Depuis le changement de direction à la tête de Stellantis, on sent un regain de puissance de la « faction italienne » du groupe issue de la fusion entre PSA (Peugeot-Citroën-Opel-DS Automobiles) et FCA (Fiat-Lancia-Alfa Romeo-Maserati-Abarth-Chrysler-Dodge-Ram-Jeep). Antonio Filosa, le nouveau directeur général, vient de redistribuer les cartes au sein du groupe et parmi les formations françaises, seul Peugeot gardera une place centrale au sommet de Stellantis désormais. On parle aussi de plus en plus souvent d’une favorisation des technologies issues des marques italiennes et non plus des Françaises, comme c’était précédemment le cas pour toutes les plateformes des voitures citadines et compactes mais aussi de leurs motorisations.
Mais comme son prédécesseur, Antonio Filosa misera toujours à fond sur les synergies maximales. Il vient d’intensifier la collaboration technique avec le Chinois Leapmotor dont il distribue les voitures en Europe depuis 2023, via le développement d’au moins un nouveau modèle d’Opel reprenant sa plateforme technique (mais aussi l’ouverture d’au moins une usine en Espagne pour son partenaire de l’Empire du Milieu). Et l’architecture « low-cost » conçue par les anciennes forces de PSA pour les modèles d’entrée de gamme du groupe, la « Smart Car », va voyager jusqu’au marché américain.
Les Chrysler Arrow et Arrow Cross, des Fiat Grizzli rebadgés ?
Comme le révèlent les journalistes d’Automotive News, Stellantis va en effet utiliser sa plateforme d’entrée de gamme pour concevoir de nouveaux modèles Chrysler. On ne parle pas du futur Airflow, évoqué hier dans les colonnes de Caradisiac, mais de deux nouveautés à la vocation plus abordable encore (autour des 30 000 dollars en prix de base).
D’après les journalistes, ces deux futures « petites » Chrysler prendront la forme de crossovers compacts nommés « Arrow » et « Arrow Cross ». Ils reposeront sur la plateforme « Smart Car » (Citroën C3, C3 Aircross, Opel Frontera, Fiat Grande Panda, Grizzli) et arboreront une carrosserie proche de celle des nouveaux Fiat Grizzli et Grizzli Fastback. Avec quel moteur sous le capot ? Sans doute pas le bloc 100 % électrique, ni le 1,2 litre turbo « Turbo » (anciennement Puretech) mais plutôt des mécaniques issues de la banque Fiat.
Une stratégie déjà employée par le passé
Ce ne sera évidemment pas la première fois que Stellantis prendra la base d’un véhicule de sa gamme européenne pour en faire un modèle américain. Souvenez-vous par exemple du Dodge Hornet, basé sur l’Alfa Romeo Tonale (qui n’a d’ailleurs pas vraiment convaincu la clientèle de l’autre côté de l’Atlantique). Mais on n’avait encore jamais vu l’architecture la plus « bas de gamme » de stellantis, conçue originellement par les marques de l’ancien PSA français, trouver son chemin jusqu’aux Etats-Unis. Avec succès ? Tout dépendra assurément du prix et des qualités objectives de ces futures autos. Rappelons qu’un troisième SUV Chrysler est aussi attendu avec un positionnement plus haut de gamme (environ 40 000€) et une conception autour de la nouvelle architecture « STLA One ».













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