Leasing social : Stellantis dégaine le premier avec des offres à partir de 94 €/mois
Le groupe franco-italo-américain a annoncé l’ouverture des précommandes pour la nouvelle mouture du leasing social. Une offensive commerciale pour rafler la mise de la nouvelle saison du dispositif. Premier arrivé, premier servi ?

Quelques heures à peine après que le président de la République a dévoilé, ce mardi 26 mai, les contours du « Plan Électrique 2026 », le groupe Stellantis dévoile ses offres pour le prochain leasing social.
Le géant aux quatorze marques annonce douze modèles électriques de son catalogue éligibles au nouveau dispositif. Avec comme fer de lance, la Citroën ë-C3, promise au tarif plancher de 94 €/mois. À titre comparatif en 2025, la ë-C3 You (113 ch/83 kW) était proposée à 95 €/mois.
« Alors que les hausses de carburants alourdissent considérablement le budget des Français, de nombreux clients se tournent vers nos propositions de véhicules électriques », justifie Xavier Duchemin, le directeur de Stellantis France, convertissant opportunément l’urgence sociale et l’inflation à la pompe en carburant commercial.
Le made in Europe pour absorber un max de dossiers
En se positionnant dès ce matin avec une offre de douze véhicules qui seront dévoilés d'ici le 1er juin, le groupe cherche à prendre l’ascendant sur ses concurrents pour rafler le maximum des 100 000 contrats promis par l’exécutif pour 2026. Cette agilité commerciale doit beaucoup aux nouvelles règles d’aides qui favorisent désormais les composants Made in Europe. Plus une voiture est fabriquée en Europe, plus l’aide de l’État est élevée.
La prime CEE est de 6 500 € pour un véhicule éco-scoré. L’aide grimpe à 7 000 € si le moteur de la voiture est produit en Europe. Elle atteint 9 000 € si la batterie est assemblée sur le Vieux Continent. Enfin, si le moteur et la batterie sont made in Europe, la prime CEE sera 9 500 €.
En produisant ses batteries (actionnaire de l’usine ACC à Billy Berclau/Douvrin dans les Hauts-de-France) et ses véhicules sur le Vieux Continent, Stellantis s’assure de toucher l’aide maximale de l’État, indispensable pour minimiser les prix publics.
Prolongation de contrat et offensive sur la seconde main
Au-delà du leasing social, le constructeur multiplie les propositions. Face aux inquiétudes de l’exécutif sur le devenir des 50 000 pionniers du leasing de 2024, dont les contrats de trois ans arrivent à échéance, Stellantis annonce « mettre en place des solutions de prolongation ou de rachat, afin d’assurer une continuité de mobilité à des ménages qui ont adopté l’électrique au quotidien. » Sans plus de détails quant aux modalités proposées.
Via son enseigne Spoticar, le groupe automobile lance une offre de voitures 100 % électriques de seconde main à 99 €/mois (Fiat 500 avec un apport de 2 000 €). Pour lever les doutes sur la fiabilité, le groupe généralisera un certificat de santé de la batterie. Une réponse directe au souhait du gouvernement de massifier le marché de l’occasion pour verdir la flotte française.
Pour les soignants et les aides à domicile, ciblés par les nouvelles priorités gouvernementales, Stellantis propose une remise de 17 % sur la Peugeot e-208. Enfin, afin d’améliorer l’équipement à domicile sa filiale Free2move Charge promet des rabais allant jusqu’à 40 % sur l’achat de bornes de recharge à domicile.
Prendre le client pris par la main… et ne plus la lâcher ?
Pour parfaire cette opération séduction et contourner les traditionnels goulots d’étranglement administratifs, Stellantis déploie une infrastructure d’accompagnement. Un centre d’appels dédié ouvre dès aujourd’hui pour guider les particuliers à travers le maquis des aides d’État. Un bon point pour attirer et faciliter les démarches des futurs prospects.
En s’alignant si promptement sur l’agenda politique de l’Élysée, Stellantis espère prouver aux investisseurs qu’il peut transformer la transition écologique forcée en un volume de ventes prévisibles sur un marché européen convalescent.


















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