Le leasing social revient en juin et sera accessible aux professionnels, pour la première fois
Le Premier ministre a dévoilé, ce vendredi 10 avril, un plan de renforcement du dispositif de location de voitures à bas prix. La grande nouveauté concerne les " gros rouleurs " professionnels désormais éligibles au dispositif.

C’est une annonce aux allures de rattrapage industriel et social. Depuis l’hôtel de Matignon, Sébastien Lecornu a précisé, vendredi 10 avril, les contours de la " phase 3 " du leasing social.
Face à une inflation des carburants persistante, exacerbée par les tensions au Proche-Orient, l’exécutif tente de transformer la contrainte écologique en argument de pouvoir d’achat.
100 000 véhicules dès le mois de juin
Ce sont donc 100 000 véhicules électriques qui seront éligible au leasing social en 2026. Le dispositif, qui permet de louer une citadine électrique à loyer modéré sans apport, se scinde désormais en deux piliers. 50 000 unités réservées aux ménages les plus modestes et 50 000 unités supplémentaires fléchées vers les professionnels " gros rouleurs ".
Cette seconde catégorie cible explicitement les travailleurs de la " première ligne " comme les aides-soignantes, les infirmières libérales, les aides à domicile et les artisans. " La transition doit être une solution, plus une contrainte, et certainement pas une punition ", a martelé le Premier ministre, soucieux d’éviter tout retour de flamme sociale.
Les professionnels et les PME en ligne de mire
Le plan ne s’arrête pas aux voitures particulières. Pour les PME et les transporteurs, le gouvernement envisage des aides massives pour l’achat de véhicules utilitaires et de poids lourds électriques. Sébastien Lecornu a évoqué des subventions pouvant atteindre 100 000 euros par véhicule pour les camions. Une manière de verdir la logistique du dernier kilomètre, particulièrement coûteuse pour les entreprises en période de crise énergétique.
Le pari de la souveraineté industrielle
Au-delà du coup de pouce financier, Sébastien Lecornu lie ce dispositif à une ambition productive. Deux voitures neuves sur trois devront être électriques d’ici à 2030. Pour l’exécutif, il s’agit de sortir de la dépendance aux énergies fossiles tout en soutenant les usines françaises. "Remplacer nos voitures par des véhicules importés n’aurait aucun sens ", a glissé le chef du gouvernement. La production nationale devra atteindre 400 000 véhicules dès 2027, pour franchir la barre du million en 2030.
La question budgétaire
Derrière l’affichage volontariste, quelques zones d’ombre subsistent, notamment sur le financement de cette enveloppe globale. Le Premier ministre a prévenu qu'il n’y aura pas " d’argent nouveau ", sans préciser les modalités de financement du plan, ni le montant minimum et maximum des loyers encadrés.
Comme pour l’édition précédente, l’État devrait s'appuyer sur les Certificats d’économie d’énergie (CEE), financés par les fournisseurs d’énergie. Une mécanique comptable qui permet d’afficher des ambitions sans creuser davantage le déficit budgétaire.
L'appétence des Français pour le dispositif ?
Reste une inconnue de taille. L’appétence des Français pour cette nouvelle édition du dispositif social sera-t-elle au rendez-vous ? Si la première édition avait été victime de son succès (1er janvier - 12 février 2024), la deuxième version avait, elle, montré des signes d’essoufflement. Lancée en septembre 2025, l’enveloppe de 50 000 véhicules a été déclarée « entièrement consommée » qu’en janvier 2026.


















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