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E-Car de Stelllantis contre Dacia Hipster : les constructeurs préparent la révolution des mini électriques

La volonté de Bruxelles de mettre sur le marché des petites autos à batterie à moins de 15 000 euros semble reçue cinq sur cinq par les constructeurs. Après la future Dacia Hipster, Stellantis réplique avec sa mini-auto tout simplement baptisée « E-Car » qui verra le jour dans deux ans. Pour autant, les deux groupes ne soutiennent pas l’UE dans toutes leurs décisions.

E-Car de Stelllantis contre Dacia Hipster : les constructeurs préparent la révolution des mini électriques
La Dacia Hipster va avoir une concurrente : l'E-car de Stellantis.

L’un temporise pendant que l’autre accélère. François Provost, le patron du groupe Renault et Antonio Filosa, le boss de Stellantis ne sont pas exactement du même avis en ce qui concerne l’avenir de l’auto en Europe. Même s’ils ne sont pas diamétralement opposés.

Le directeur général de la galaxie franco-américano-italienne vient d’annoncer le lancement prochain d’une e-car, ces petites autos électriques voulues par Bruxelles, vendues moins de 15 000 euros, fabriquées en Europe et qui, en échange de cet effort demandé aux marques, se verront octroyer une réglementation allégée dans une mesure que l’on ignore encore totalement aujourd’hui.

Une usine de moins en moins Alfa

Ce que l’on sait déjà en revanche sur la petite électrique de Stellantis, c’est qu’elle sera fabriquée en Italie, dans l’usine de Pomigliano d’Arco. L’unité de production près de Naples est un fief historique d’Alfa Romeo depuis l’Alfasud qui a tiré son nom de cette délocalisation loin de Milan, le siège de la marque.

Mais elle n’assemble plus aujourd’hui que le Tonale pour le Biscione. Un modèle qui ne réalise pas vraiment un carton et qui laisse beaucoup de place sur les chaînes pour la Fiat Panda produite ici depuis ses origines.

Si l’on ne sait donc pas grand-chose de cette e-car dont on ignore jusqu’au nom de la marque qui la commercialisera, on sait en revanche que sa production devrait démarrer en 2028 et que son petit nom sera tout simplement E-car.

Stellantis explique que Le « E de E-Car signifie Européen, Émotionnel, Électrique et Écologique ». C’est beau comme un slogan publicitaire qui rappelle qu’elle respectera au moins les normes que Bruxelles entend édicter pour ce nouveau type d’auto.

Elle sera bel et bien fabriquée en Europe et, devrait vraisemblablement mesurer moins de 4,20m, ce qui lui ouvrira les portes d’un super bonus dont le montant n’est pas encore fixé. L’E-car bénéficiera aussi, comme ses futures copines du même type, d’une stabilité normative de 10 ans. En clair : l’Europe ne changera pas les règles administratives la concernant durant une décennie. De quoi rassurer les constructeurs.

En 2010, l’usine de Pomigliano d’Arco devient « globale ». Photo MaxPPP.
En 2010, l’usine de Pomigliano d’Arco devient « globale ». Photo MaxPPP.

Reste que l’annonce de ce mardi 19 mai est une surprise. Deux jours seulement avant l’annonce de son plan stratégique à Detroit, Antonio Filosa semble avoir désormais dévoilé la plupart de ses billes, des multiples accords de partenariat avec des constructeurs chinois, à cette future petite auto.

On peut dès lors se demander ce qu’il pourrait encore rendre publique devant ses investisseurs réunis. Sa réconciliation avec Bruxelles peut-être ? Plutôt abonné aux diatribes et aux critiques envers l’UE, il semble cette fois s’aligner sur le projet européen, du moins sur l’un des volets de ce projet. D’autant que le faire-part de naissance de cette future auto est publié après une autre annonce, pas exactement sur la même longueur d’onde.

Il s’agit de celle de François Provost, le patron de Renault qui plutôt que d’accélérer, avec des nouvelles normes et contraintes d’émissions de C02, propose à Bruxelles d’appuyer sur la touche « pause ».

« Ce que je propose, c’est que nous prenions la réglementation telle qu’elle est aujourd’hui, et que nous la gelions pendant 10 ans » a-t-il déclaré. Une manière de refuser la marche en avant, même légèrement modulée vers le tout électrique et le nouveau règlement e-car ? Au contraire.

E-car vs Hipster

Selon Provost, « les ingénieurs, font aujourd’hui face à un tsunami de réglementations européennes ». Et leur ôter ce fardeau leur permettrait de se concentrer sur l’électrification. Un domaine qui n’est pas vraiment un poids pour Renault et qui contribue largement à sa hausse de chiffre d’affaires de 7,3 % au premier trimestre.

Renault n’est donc pas si éloigné de Stellantis en matière de bascule vers les autos à batteries. D’autant que le losange prépare lui aussi son e-car. Elle s’appellera Hipster et sera badgée Dacia.

Mais à la différence du groupe aux 14 marques, nul ne sait pour le moment ou elle sera assemblée, ni quand elle sera commercialisée. Le groupe attend que les conditions de marché et les réglementations soient favorables. En somme que les normes e-cars définitives soient annoncées et que les autres soient gelées.

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