Peugeot en Chine : Stellantis revient dans la course avec un joli tour de force financier, du moins à court terme
Le groupe occidental et Dongfeng viennent de sceller un nouvel accord stratégique à un milliard d’euros pour relancer leurs activités à Wuhan. En ne misant que 130 millions d’euros dans la corbeille, le groupe américano-italo-français s’offre un retour à moindres frais sur le premier marché mondial. Mais derrière ce « coup » financier et l’annonce de nouveaux modèles Peugeot et Jeep, reste la question des relations de plus en plus étroites entre la galaxie aux 14 marques et les constructeurs chinois

Après la cérémonie, place au contrat de mariage. Réunis il y a quelques semaines à la cité internationale de Paris sous les bons auspices des édiles de la municipalité chinoise de Wuhan, Stellantis et Dongfeng viennent donc d’officialiser leurs noces, et de coucher sur le papier leurs retrouvailles.
Au menu de ce que l’on pressentait il y a pile un mois, les deux mariés confirment leur volonté de relancer une vieille histoire : leur coentreprise mêlant Peugeot, Citroën et Dongfeng, baptisée DPCA.
Quatre autos produites en Chine
C’est à Wuhan, dans la province du Hubei que cette alliance a prospéré dès les années 90 avant de s’endormir d’un demi-sommeil seulement, puisqu’elle assemble toujours des Peugeot 2008 et 5008, mais aussi des Citroën C5X destinées à l’Asie du sud est. Le groupe chinois est aussi un tout petit actionnaire de la galaxie dont il possède moins de 2 %.
Mais les deux larrons ont décidé de passer à la vitesse supérieure avec un nouvel investissement, et de nouveaux projets qui devraient prendre la forme de deux modèles pas plus tard que l’année prochaine.
C’est une forme de réponse donnée aux observateurs qui se demandaient, il y a quelques jours, pourquoi Peugeot présentait deux concept cars au salon de Pékin, car le nouvel accord avec Dongfeng prévoit justement le lancement de deux nouveaux modèles, une berline et un SUV, et Stellantis reconnaît qu’ils « s’appuieront sur le langage stylistique » des deux concepts.

Ces deux autos de la marque Peugeot, seront 100 % électriques ou PHEV, et seront destinés à la Chine, mais auront également vocation à être exploités à l’international. Même chez nous ? Motus pour le moment. Tout comme la direction de Stellantis n’évoque pas la destination de deux autres autos du groupe, des Jeep, toujours « à énergie nouvelle » qui seront-elles aussi assemblées à Wuhan mais ne sont pas destinés à la Chine.
On peut évidemment se demander quel est l’intérêt de Stellantis dans ce nouvel accord avec Dongfeng, qui est déjà sur les rangs pour reprendre l’usine française du groupe de Rennes-La Janais. De fait, l’intérêt est triple et avant tout financier. Car le deal comprend un investissement de près d’1 milliard d’euros assuré par Dongfeng, mais aussi par la ville de Wuhan et la province de l’Hubei. De son côté, Stellantis n’apporte « que » 130 millions dans la corbeille des mariés.
Stellantis de plus en plus collé serré avec l’industrie chinoise
C’est donc une manière pour la marque Peugeot de revenir, à peu de frais, sur le premier marché mondial qui, même s’il est en baisse en ce moment, représente tout de même plus de 20 millions d’autos chaque année. Enfin, c’est une façon, toujours à des tarifs raisonnables, de profiter des coûts de production et de la technologie chinoise.
Pour autant, cet accord est un pas supplémentaire de franchi dans une relation de plus en plus étroite entre Stellantis et les deux groupes chinois que sont Leapmotor et Dongfeng. Même si ces relations ne sont que des partenariats industriels, pour le moment du moins.


















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