Après avoir fait une pause dans son couple avec Dongfeng, Stellantis se réconcilie avec le Chinois
Le groupe franco-italo-américain est en plein retour d’affection pour le géant chinois Dongfeng. Le successeur de Carlos Tavares tourne la page du divorce pour renouer avec le, constructeur de l’empire du Milieu, dont le siège est à Wuhan et tenter de reconquérir le marché chinois. Il n’exclut pas non plus de fabriquer des autos électriques en sa compagnie pour les exporter vers d’autres contrées.

Ils sont venus ils sont tous là, réunis sous les ors rococo des années 20 à la cité universitaire parisienne. De Jean-Pierre Raffarin, ex-Premier ministre et chantre infatigable de l’amitié franco chinoise, aux représentants de l’ambassade en passant par ceux de la ville de Wuhan, ils se sont déplacés en nombre pour célébrer les forcément excellentes relations entre cette ville et l’automobile occidentale.
Il faut dire que Wuhan n’est pas seulement la cité qui a vu naître le Covid. C’est aussi la capitale chinoise (mondiale ?) de l’automobile. Une ville ou les salariés de cette industrie sont au nombre de 700 000, soit peu ou prou les effectifs de toute la filière française, des industriels jusqu’aux loueurs et garagistes.
Une love story qui remonte à 1993
C’est aussi à Wuhan que se trouve le siège de Dongfeng et entre le puissant constructeur local et la France, c’est une vieille histoire qui dure depuis 36 ans. C’est en effet en 1993 que ce qui n’était encore que PSA s’en est allé fabriquer des Citroën ZX en Chine, avec la complicité de l’industriel de Wuhan.
Depuis lors, les relations se sont nouées puis décousues. Entré au capital de PSA après la quasi-faillite de ce dernier en 2013, Dongfeng s’en est depuis retiré sur la pointe des pieds et ne possède plus que 1 % des parts de Stellantis.

Carlos Tavares, du temps de ses mandats se méfiait-il du puissant Chinois ? Toujours est-il qu’il a préféré développer une coentreprise avec le plus petit Leapmotor, délaissant, DPCA (pour Dongfeng Peugeot Citroën Automobiles) et revendant même les parts de son groupe dans trois usines détenues en commun.
Mais on le sait, depuis son départ, beaucoup de choses ont changé et son successeur est bien décidé à relancer la romance avec le constructeur chinois délaissé. D’où le raout organisé à Paris, avec, à la clé, la signature d’un nouveau contrat de mariage.
Quels en sont les termes ? Clara Ingen-Housz, la directrice de la communication du groupe franco-italo-américain est restée vague, tout en ne démentant rien. Elle reconnaît, entourée de Xavier Chardon, le patron de Citroën et d’Alain Favey le boss de Peugeot, que « Stellantis veut exporter des véhicules électriques produits à Wuhan vers l’Asie, d’Afrique et l’Amérique du Sud ».
Des Peugeot chinoises vendues en Europe ?
Ces deux dernières régions n’étant pas vraiment, ou pas encore, les plus adeptes des EV, doit-on en déduire que de futures Peugeot, Citroën et même Opel ou Fiat pourraient être produites à Wuhan et vendues en Europe ? Ce serait aller vite en besogne, mais le mystère s’éclaircira peut-être lors de la présentation officielle de la future stratégie de Stellantis le 21 mai prochain.
Mais au-delà des exportations de ces futures voitures, le renouvellement de l’alliance entre Dongfeng et Stellantis est une manière pour la galaxie de 14 marques, de remettre les pieds en Chine, un pays ou, malgré une baisse des ventes générale et une hécatombe en particulier pour les marques occidentales, il se vend près de 27 millions de voitures par an. Un magot qui vaut bien une messe, ou plutôt quelques discours et une signature à la Cité internationale de Paris.






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