Les Français prêts à faire un pacte avec leur employeur pour la sécurité routière
80 % des Français considèrent l’employeur comme un acteur clé de la sécurité sur les routes. Un glissement de responsabilité qui place la sécurité routière au cœur de la mission sociale des entreprises.

Longtemps cantonnée aux campagnes de sensibilisation de l’État et à la vigilance individuelle, la sécurité routière change de trajectoire.
Selon une enquête de l’institut YouGov pour Alphabet France1 publiée ce 12 mai, 78 % des Français, considèrent que les entreprises n’ont plus seulement le droit, mais le devoir d’intervenir dans la prévention des risques routiers.
Un consensus transpartisan
Ce qui frappe à la lecture de cette étude, c’est l’absence de clivage. Que l’on observe les résultats par prisme socioprofessionnel (76 % des CSP + contre 80 % des CSP-) ou géographique, l’adhésion reste massive et homogène. Plus significatif encore, la jeunesse semble porter cette attente avec une vigueur particulière. 83 % des 18-34 ans jugent l’intervention de l’entreprise légitime.
En France, le risque routier demeure la première cause de mortalité au travail. Dans un contexte où les déplacements professionnels et les trajets domicile-travail saturent les infrastructures, l’entreprise est perçue comme la cellule souche où peut s’opérer un changement de comportement durable.
Le véhicule de fonction, levier d’influence
L’explication de cette attente réside aussi dans le poids économique des flottes professionnelles. « Les entreprises représentent plus de la moitié des immatriculations de véhicules neufs en France », rappelle le rapport. En détenant les clés du parc automobile circulant, l’employeur détient, de fait, les leviers de sa sécurisation.
L’opinion publique semble ainsi valider une intrusion bienveillante de la direction des ressources humaines ou de la flotte dans le quotidien des salariés. Sensibilisation, formations à la conduite préventive, ou encore encadrement strict de l’usage du téléphone au volant ne sont plus perçus comme des contraintes managériales, mais comme des mesures de protection nécessaires au moment où les chiffres de la mortalité routière repartent à la hausse.
Vers une moralisation de la mobilité
En filigrane, ce sondage révèle l’intégration définitive de la sécurité routière dans les politiques de Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE). Au-delà de la simple réduction de l’empreinte carbone, la protection du « capital humain » sur la route devient un indicateur de performance éthique.
Pour Alphabet France, l’entreprise a un rôle "structurant" dans l’organisation des mobilités et leut sécurité. Reste à transformer cette attente sociale en actes concrets.
1- Enquête réalisée en ligne par YouGov France, du 14 au 15 avril 2026, auprès d’un échantillon de 1 009 personnes représentatives de la population française âgée de 18 ans et plus.











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