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Commentaires - Les Français prêts à faire un pacte avec leur employeur pour la sécurité routière

Lionel Bret

Les Français prêts à faire un pacte avec leur employeur pour la sécurité routière

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Commentaire supprimé.

   

Bel article, arrêtons ee faire porter la responsabilité aux autres. Les entreprises n'ont pas vocation à être le papa et la maman de leurs salariés . nous sommes les seuls acteurs de notre sécurité.

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Traduire la majorité des interrogés se sentirait assez à l aise pour faire porter une part de responsabilité à leur entreprise pour leurs éventuels accidents (on est bien en France l état doit payer l essence et l employeur l accident ), les leasers l'utiliseraient bien comme un des biais de marketing émotionnel à développer sans surcoûts.

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En réponse à nynja31

Bel article, arrêtons ee faire porter la responsabilité aux autres. Les entreprises n'ont pas vocation à être le papa et la maman de leurs salariés . nous sommes les seuls acteurs de notre sécurité.

   

Les entreprises ont, contrairement à ce que vous affirmez, une responsabilité sur la sécurité (au sens large) de leur personnel. C'est même fixé par des lois.

Dans le cadre de la mobilité, la première responsabilité d'un employeur est de ne pas fixer des objectifs de résultats (ex nombre de clients servis) qui supposent des prises de risque et/ou le non respect des limitations de vitesse.

L'employeur doit également fournir des véhicules en bon état, régulièrement entretenus.

Il est egalement normal que l'employé respecte la loi (le code de la route) et (par ex) ne roule pas sous influence. (Alcool, drogue)

Dans l'immense majorité des cas, les PV (par ex : excès de vitesse /téléphones en main) sont systématiquement transférés par l'employeur à l'employé, ce dernier étant tenu de les régler.

Dans le cadre du contrat de travail, la mobilité s'inscrit donc dans une relation équilibrée en droits et devoirs entre employeur et ses salariés, et c'est très bien !

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En réponse à nynja31

Bel article, arrêtons ee faire porter la responsabilité aux autres. Les entreprises n'ont pas vocation à être le papa et la maman de leurs salariés . nous sommes les seuls acteurs de notre sécurité.

   

C'est nier le fait qu'il existe des salariés (dans le privé) qui prennent et font prendre des risques à d'autres sur la route parce qu'ils subissent une pression quotidienne, quelle soit liée à la rentabilité de leur entreprise (nombre de clients, de déplacements d'interventions, de livraisons que sais-je), leurs primes, ou simplement pour garder le job. Les DRH parleront d'efficience où chacun sait que son niveau le plus élevé devient toujours la norme, mais dans les faits cette pression se ressent sur le comportement routier des usagers. Il y a d'autres exemples indirects : on le voit sur les stressé(e)s au volant pour récupérer les gamins à l'heure à l'école ou garderie. La vie comme une course permanente, qui et quoi à l'origine ? Et les mêmes pour dire qu'il ne s'agit que d'une question d'organisation, mais quel salaire faut-il pour s'organiser confortablement et gérer la mobilité en fonction du travail, du logement, des écoles, de la vie de famille ? Le résultat de ce sondage n'est pas très étonnant.

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En réponse à JF2

C'est nier le fait qu'il existe des salariés (dans le privé) qui prennent et font prendre des risques à d'autres sur la route parce qu'ils subissent une pression quotidienne, quelle soit liée à la rentabilité de leur entreprise (nombre de clients, de déplacements d'interventions, de livraisons que sais-je), leurs primes, ou simplement pour garder le job. Les DRH parleront d'efficience où chacun sait que son niveau le plus élevé devient toujours la norme, mais dans les faits cette pression se ressent sur le comportement routier des usagers. Il y a d'autres exemples indirects : on le voit sur les stressé(e)s au volant pour récupérer les gamins à l'heure à l'école ou garderie. La vie comme une course permanente, qui et quoi à l'origine ? Et les mêmes pour dire qu'il ne s'agit que d'une question d'organisation, mais quel salaire faut-il pour s'organiser confortablement et gérer la mobilité en fonction du travail, du logement, des écoles, de la vie de famille ? Le résultat de ce sondage n'est pas très étonnant.

   

Ce ne sont pas les DRH qui fixent les cadences de travail ; ce sont les différentes directions de l'entreprise.

D'autre part, la sécurité des employés est un une problématique collective qui implique toutes les directions de l'entreprise.

Pour avoir été membre de plusieurs comités de direction, je peux vous dire que la réduction des accidents de travail est un indicateur (KPI) qui figure dans la "balanced score card" de la plupart des Comités de Direction.

Autrement dit, cela signifie que le bonus (rémunération variable) d'un membre du Comité de Direction est impacté négativement si les accidents de travail se multiplient.

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Les 18-34 ans ne sont ils pas les principaux consommateurs de stupéfiants et gaz hilarant ? Les arrêts maladie vont exploser !

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En réponse à Dahut38

Les 18-34 ans ne sont ils pas les principaux consommateurs de stupéfiants et gaz hilarant ? Les arrêts maladie vont exploser !

   

Quand, en termes de droits et devoirs, il y a un déséquilibre entre employés et employeurs, il y a rupture de confiance, et donc rupture de contrat de travail.

C'est aussi simple que cela.

Les entreprises n'ont que faire d'employés peu scrupuleux et fainéants.

Les employés qualifiés n'ont que faire d'employeurs abusant de leur pouvoir.

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En réponse à Gdamac

Traduire la majorité des interrogés se sentirait assez à l aise pour faire porter une part de responsabilité à leur entreprise pour leurs éventuels accidents (on est bien en France l état doit payer l essence et l employeur l accident ), les leasers l'utiliseraient bien comme un des biais de marketing émotionnel à développer sans surcoûts.

   

Les entreprises ont une part de responsabilité. Il suffit que le chef mette une pression en donnant des objectifs irréalistes, que le véhicule soit sans option main libre mais que tu te fasses engueuler quand tu ne réponds pas au téléphone alors que tu es sur la route ... etc ... pour qu'il y ait risque routier. Sans oublier les véhicules en mauvais état ou mal entretenu.

Quand je bossais en négoce de matériaux, nous nous faisions régulièrement engueuler par des patrons de PME parce que nous avions refusé de mettre 1 m3 de sable et granulats dans un camion benne 3,5T. Pour info 1 m3 = 1500 à 1800 kg selon l'humidité alors que la CU de ces camions ne dépassait pas 900 kg. Ce n'était jamais l'ouvrier qui demandait à être dans un véhicule dangereux à conduire, mais le patron. Par contre, il ne s'agissait jamais de commandes écrites, mais verbales par appel téléphonique, afin de rejeter la faute sur le chauffeur en cas de contrôle ou d'accident (ça arrivait).

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En réponse à nynja31

Bel article, arrêtons ee faire porter la responsabilité aux autres. Les entreprises n'ont pas vocation à être le papa et la maman de leurs salariés . nous sommes les seuls acteurs de notre sécurité.

   

Non, les employeurs peuvent aussi avoir une part de responsabilité, et parfois une énorme part.

Mon ex voisin (il est depuis décédé) agriculteur à la retraite, avait un petit fils bossant chez un prestataire de travaux agricole. Ce petit fils est maintenant régulièrement à l'arrêt depuis plus de 4 ans, avec des phases nécessitant des internement en psychiatrie suite à un accident au volant d'un tracteur avec une remorque de céréales lors des moissons dans la Beauce. C'était son premier contrat "loin" de la Bretagne. Mais c'était surtout des dizaines d'heures au volant chaque jour, weekend compris, avec travail officiellement en 2x8, et réellement en 2x10 ... avec l'aide de "vitamines" pour donner un coup, de fouet. Sauf qu'il a fait une déréalisation, et le bus qui venait en face de lui est devenu un taureau furieux qui lui a fait peur et qu'il a réussi à éviter en se jetant dans le fossé avec le tracteur et le chargement. Il a été contrôlé positif à un coktail de médicaments, amphétamine et cocaine, mais le cerveau ne s'en ai pas vraiment remis. D'après le grand père, il n'y a pas eu de procès contre le patron, parce qu'il y a eu une grosse prime de fin de contrat. Depuis il réapprend à utiliser un tracteur, avant de passer à un véhicule sur route ouverte, d'après la tante, ce n'est pas gagné.

Alors, responsabilité du salarié de 20 ans ? ou du patron de 60 ans ?

Et dans le cas du coursier, dont l'horaire de travail ne change pas, alors que la tournée est passé de 60 à 80 colis, qui est responsable du comportement du coursier sur la route ?

Comment faire pour éviter la pénalité sur salaire parce que les livraisons prévues avant 14h peuvent s'étendre jusque 17 heures ?

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En réponse à 992.2phil

Ce ne sont pas les DRH qui fixent les cadences de travail ; ce sont les différentes directions de l'entreprise.

D'autre part, la sécurité des employés est un une problématique collective qui implique toutes les directions de l'entreprise.

Pour avoir été membre de plusieurs comités de direction, je peux vous dire que la réduction des accidents de travail est un indicateur (KPI) qui figure dans la "balanced score card" de la plupart des Comités de Direction.

Autrement dit, cela signifie que le bonus (rémunération variable) d'un membre du Comité de Direction est impacté négativement si les accidents de travail se multiplient.

   

Quelque part, c'est quand meme un peu triste qu'il fasse en faire un KPI qui impacte les bonus pour que le "top management" daigne se soucier des accidents du travail.

Par

En réponse à beniot9888

Quelque part, c'est quand meme un peu triste qu'il fasse en faire un KPI qui impacte les bonus pour que le "top management" daigne se soucier des accidents du travail.

   

Je ne vais pas entrer dans les détails (cela serait trop long) mais chaque indicateur a un "poids" dans la BSC . Très souvent, l'indicateur "accident de travail" a un poids important.

Il a aussi une grande importance pour les directeurs pas spécialement impactés par les aspects sécuritaires.

Mon vécu.... J'ai été (comme directeur IT) dans le Comité de direction de l'équivalent d'Enedis en Belgique. Je devais obligatoirement suivre les formations sécuritaires et je siégeais dans le Comité de Sécurité et Hygiène.

TOUTES les formations sur les aspects sécuritaires étaient systématiquement introduites par un membre du Comité de Direction pour montrer aux équipes l'implication du Comité de Direction. (J'en ai fait personnellement quelques unes même si tout le monde savait que je n'étais pas "en charge"..)

C'est aussi très important pour les relations avec les organisations syndicales.

On ne peut pas évidemment pas généraliser cette approche à toutes les entreprises. Mais dites vous que beaucoup d'entreprises font un travail très sérieux sur les aspects sécuritaires (au sens large)

 

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