
Retour de la Citroën 2CV, partenariat avec Dongfeng et surtout maintien des usines du groupe en France, Antonio Filosa s’est exprimé ce matin avec un discours qui se veut rassurant.

Retour de la Citroën 2CV, partenariat avec Dongfeng et surtout maintien des usines du groupe en France, Antonio Filosa s’est exprimé ce matin avec un discours qui se veut rassurant.

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Porté par la spectaculaire performance de ses ventes Outre-atlantique, le géant de l’automobile renoue avec les bénéfices au deuxième trimestre 2026. Mais sur le Vieux Continent, seule région du monde où le groupe perd de l’argent, la cure d’austérité se profile à grands pas.

C’est un soulagement sur les rives du Main. Alors que le plan stratégique FaSTLAne 2030 laissait craindre une marginalisation d’Opel au sein de la galaxie Stellantis, le patron Europe du groupe, annonce un investissement massif d’un milliard d’euros d’ici à 2030 pour le fief historique de Rüsselsheim.

Plusieurs images montrant des véhicules en projet ont retenu notre attention lors de la conférence de presse donnée par le directeur de Stellantis Antonio Filosa la semaine dernière. Ils concernent Alfa Romeo, Jeep et même Opel. Avec, là encore, de nombreuses questions sans réponse pour l’instant…

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Derrière les grands discours du plan FaSTLAne 2030, Stellantis orchestre une mise sous tutelle inédite de ses marques premium en difficulté. Plutôt que de fermer brutalement DS Automobiles et Lancia, le groupe applique la stratégie du pourrissement programmé. Une opération qui n’est pas forcément la moins rentable.

Soixante milliards de dollars et 60 nouveaux modèles. En dévoilant son plan stratégique, le patron de Stellantis, Antonio Filosa, déborde d’ambition. Mais derrière ces chiffres monumentaux, une réalité plus sombre se dessine peut-être pour le Vieux Continent, avec des marges au rabais, des usines partagées et des marques reléguées au second plan. L’Europe automobile est-elle en train de sacrifier son avenir au profit du rêve américain ?

La volonté de Bruxelles de mettre sur le marché des petites autos à batterie à moins de 15 000 euros semble reçue cinq sur cinq par les constructeurs. Après la future Dacia Hipster, Stellantis réplique avec sa mini-auto tout simplement baptisée « E-Car » qui verra le jour dans deux ans. Pour autant, les deux groupes ne soutiennent pas l’UE dans toutes leurs décisions.

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Après avoir essuyé la perte la plus lourde de l’histoire économique française en 2025, Stellantis semble enfin sortir de la tempête, même si l'accalmie n'est pas encore définitive. Entre un chèque surprise de 400 millions de dollars tombé du ciel américain, le retour pragmatique aux moteurs thermiques, le retour en grâce de Jeep et Ram et le projet d’ouvrir les usines françaises aux constructeurs chinois, Antonio Filosa abat ses premières cartes pour redresser le géant

Alors que le géant de l’automobile accuse des pertes historiques de 22 milliards d’euros, Stellantis refuse de lâcher le volant de l’innovation. Avec 1 294 brevets déposés l’an dernier, le groupe conserve sa couronne de champion de l’INPI pour la troisième année consécutive. Entre le développement de batteries sans lithium et le pari audacieux des robotaxis pour 2029, le groupe mise sur la R&D histoire de démontrer qu’il est loin d’être hors-jeu.

Stellantis envisagerait d’intégrer la technologie de son partenaire Leapmotor au cœur de ses marques européennes afin de réduire ses coûts de développement et accélérer son virage électrique. Une rupture stratégique, inédite sur le Vieux Continent.
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