Fin de l’angoisse pour Opel : Stellantis investit 1 milliard pour sauver Rüsselsheim
C’est un soulagement sur les rives du Main. Alors que le plan stratégique FaSTLAne 2030 laissait craindre une marginalisation d’Opel au sein de la galaxie Stellantis, le patron Europe du groupe, annonce un investissement massif d’un milliard d’euros d’ici à 2030 pour le fief historique de Rüsselsheim.

Pour traverser la tempête et les 22 milliards de pertes, il est impératif de calmer les troupes, surtout celles qui prétendent que Stellantis favorise les États-Unis, en défaveur de la France et de l’Allemagne. Alors Antonio Filosa a mis la main à la poche. Et après sa promesse d’investissement d’1 milliard, principalement destiné à l’usine de Mulhouse, voilà qu’il récidive de l’autre côté du Rhin.
Cette fois, c’est Opel qui respire en recevant une somme équivalente à celle allouée à l’usine alsacienne. Ce milliard, investit d’ici à 2030, sera entièrement dévolu à la bonne ville de Rüsselsheim, fief historique du Blitz.
La fin des mauvais présages
Une ville qui a vu naître la marque il y a 150 ans, et ou, durant les grandes années, 50 000 personnes travaillaient de près ou de loin pour Opel. Mais les effectifs ont fondu. Entre le siège et l’usine, moins de 8 000 personnes y travaillent aujourd’hui, dont 1 600 seulement sont employés à l’assemblage de l’Astra.
Un personnel qui s’interrogeait sur son futur, sur celui de la compacte, sur les transformations de la marque qui doit rebadger un modèle électrique Leapmotor, et qui voyait le blitz peu à peu transformé en simple logo.
Autant dire que le climat était quelque peu morose sur les rives du Main. En plus, Le plan stratégique FaSTLAne 2030 livré par Antonio Filosa il y a quelques jours sonnait comme un coup de grâce.
Opel y est relégué au second rang, et ne figure pas dans les priorités du groupe comme Peugeot, Fiat, Jeep et Ram. Il flottait depuis ce funeste 21 mai, comme un goût de défaitisme.
Et voilà qu’un roi mage a débarqué en Allemagne moins d’un mois plus tard avec d’excellentes nouvelles et 1 milliard en guise de myrrhe et d’encens. C’est Emmanuele Cappelano qui a annoncé la bonne nouvelle, et l’afflux d’argent frais en ce début de semaine.

Et non seulement le patron de Stellantis Europe a donné toutes les garanties que l’usine de Rüsselsheim assemblera bien la future Astra, mais que cette dernière bénéficiera de la plateforme flambant neuve STLA One.
Et comme les bonnes nouvelles se déplacent en escadrille, le boss a également indiqué qu’ « au moins » quatre nouvelles Opel verront le jour d’ici quatre ans. L’Astra figure évidemment dans cette liste, mais aussi une probable nouvelle Corsa et deux SUV dont on ne sait rien, hormis le fait qu’au moins l’une d’elles pourrait être made in Leapmotor.
Ce n’est pas tout : Cappellano a également indiqué à Florian Huettl, directeur général d’Opel, que le milliard ne servira pas seulement à moderniser les chaînes d’assemblages de Rüsselsheim, mais que la ville va accueillir un siège social flambant neuf, en remplacement de l’actuel, au look très seventies. Un nouvel ensemble de bâtiments qui abritera également le siège de Stellantis Allemagne.
L’Italie oubliée ?
De quoi calmer les ardeurs syndicales, ce que le patron d’Opel n’a pas manqué de souligner auprès de l’AFP, déclarant qu’il s’agit d’ » un signe clair qu’avec nos partenaires sociaux, nous pouvons parvenir à des accords bénéfiques pour toutes les parties prenantes ».
Cette générosité envers la France et l’Allemagne pourrait susciter un tantinet de rancœur, et de jalousie, dans le troisième pays européen de la galaxie : l’Italie. Les patrons du groupe ont beau être originaires de la botte, et Fiat a beau figurer parmi les marques prioritaires, l’Italie ne récolte aujourd’hui que l’assemblage de la future 2 CV, l’e-car qui sera sur nos routes en 2028 et qui sera fabriquée à Pomigliano d’Arco. Pas sûr que ce programme suffise à rassurer les salariés transalpins.


















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