
Il fut un temps où l’Occident déléguait sa production à la Chine. Aujourd’hui, le géant Nissan s’apprête à fabriquer des autos pour le compte du groupe Chery dans son usine anglaise. Un virage à 180 degrés.

Il fut un temps où l’Occident déléguait sa production à la Chine. Aujourd’hui, le géant Nissan s’apprête à fabriquer des autos pour le compte du groupe Chery dans son usine anglaise. Un virage à 180 degrés.

C’est un soulagement sur les rives du Main. Alors que le plan stratégique FaSTLAne 2030 laissait craindre une marginalisation d’Opel au sein de la galaxie Stellantis, le patron Europe du groupe, annonce un investissement massif d’un milliard d’euros d’ici à 2030 pour le fief historique de Rüsselsheim.

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Alors que les dirigeants italiens, et la préférence américaine, laissaient craindre un déclassement de la France au sein de la galaxie Stellantis, le groupe officialise une enveloppe d’un milliard d’euros pour le site de Mulhouse. Ébruité par l’Élysée, ce plan de relance sécurise l’avenir des 4 500 salariés alsaciens avec l’attribution de trois futurs modèles Peugeot du segment C.

Le centre de Recherche & Développement de Villiers Saint Frédéric du groupe Renault, que Caradisiac visitait encore l’année dernière, doit fermer ses portes d’ici l’année prochaine. Il s’y déroule une activité hautement stratégique pour les utilitaires du groupe au losange mais le constructeur promet qu’elle sera préservée et simplement transférée. Les syndicats s’inquiètent.

Après l’onde de choc de la fermeture de deux usines, Michelin s’apprête à supprimer 1 500 postes supplémentaires dans l’Hexagone d’ici à 2029. Le groupe de Clermont-Ferrand semble rongé par la baisse de parts de marché du pneu premium et la déferlante commerciale des concurrents chinois.

Grâce à un investissement d’un milliard d’euros afin de produire un nouveau modèle d’ici à 2029, le site industriel de l’est de la France va reprendre du souffle.

Alors que le groupe franco-américano-italien peine à faire tourner ses usines européennes à plein régime, l’ombre de la Chine plane au-dessus de lui. Après Leapmotor, Byd avance ses pions avec une ambition claire : racheter plutôt que partager. Entre la volonté de sa patronne Stella Li de s’offrir des capacités de production prêtes à l’emploi et son intérêt affiché pour le prestige de Maserati, Stellantis joue une partition serrée, à quelques jours de l’annonce de son plan stratégique crucial.

En menaçant de suspendre les investissements dans ses usines espagnoles de Palencia et Valladolid, Renault rompt avec sa tradition de « forteresse ouvrière ». Le constructeur sacrifie son exception sociale sur l’autel de la compétitivité. L’amorce d’un virage historique pour le groupe français ?

Alors que les nouveaux entrants, constructeurs chinois en tête, bousculent le marché européen, les fleurons nationaux parviennent à maintenir leurs positions stratégiques dans les parcs d’entreprises. Entre bouclier réglementaire, maillage territorial et pragmatisme économique, récit d’une résistance organisée.

Le prix cassé des voitures chinoises n’est pas qu’une question de bas salaires. En plongeant au cœur de la « Super Factory » de Chery à Wuhu, on découvre un modèle de productivité qui emploie deux fois moins d’ouvriers que chez nous pour produire autant. Entre automatisation record et intelligence artificielle, la Chine a t-elle réellement pris une longueur d’avance technologique mais aussi industrielle ?
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