Le patron de Stellantis se défend d’être « un cheval de Troie » de la Chine
Retour de la Citroën 2CV, partenariat avec Dongfeng et surtout maintien des usines du groupe en France, Antonio Filosa s’est exprimé ce matin avec un discours qui se veut rassurant.

« L’Europe n’a jamais retrouvé les volumes d’avant Covid. On a perdu des millions d’unités. La France, c’est 600 000 unités perdues depuis les années 2000. » Le constat évoqué ce matin par Antonio Filosa sur l’antenne de France Info est amer, mais il est réel. Si la santé du groupe Stellantis est moins préoccupante depuis le début de l’année, 2025 s’est soldée par une perte de plus de 22 milliards d’euros.
Comme beaucoup de constructeurs, le groupe est confronté à des surcapacités de production, « la solution intelligente n’est pas de fermer des usines ». Il a affirmé que les 12 usines de France seront toujours en activité dans cinq ans, aucune fermeture n’est donc envisagée. « Stellantis est le plus grand producteur automobile de la France. En France, nous avons 12 usines, 38 000 employés pour Stellantis, 600 fournisseurs qui travaillent avec nous. La première grande responsabilité que nous avons, c’est une responsabilité sociale envers tous ces gens-là. »
Pas d’autres choix alors que de faire tourner les usines grâce à « des partenariats intelligents avec les Chinois. Dans l’usine de Rennes, avec Dongfeng, nous allons industrialiser de nouvelles voitures qui vont maintenir l’emploi de Rennes. » Il s’est aussi défendu : « Nous ne sommes pas un cheval de Troie. C’est une façon intelligente de ne pas fermer des usines. On ne va pas les fermer, mais on va maintenir l’emploi à son niveau actuel. » Le groupe a par ailleurs annoncé sa volonté d’investir « plus d’un milliard d’euros en France ».
Le retour de la 2CV au prochain Mondial
Tout en rassurant ses salariés sur leur avenir, M. Filosa a aussi joué sur la fibre nostalgique en confirmant le retour de la 2CV en version électrique et sa présentation au Mondial de l’automobile qui se tiendra du 12 au 18 octobre prochain : « Elle revient, elle sera très belle et ça représentera l’héritage de Citroën. Beaucoup d’ingénieurs français travaillent sur cette voiture. » Il n’a cependant donné aucune indication sur cette future star, hormis son prix, inférieur à 20 000 €.





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