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Après le gel, l’industrie auto voit apparaître ses premiers bourgeons printaniers

Dans Economie / Politique / Marché

Michel Holtz

Le marché automobile s’offre un redémarrage inattendu au premier trimestre. Tesla, malmené en 2025, renaît de ses cendres et Renault surfe sur le succès de la R5 et les bons débuts de la Clio, alors que Dacia est plombée par une envolée des prix et des couacs logistiques. Malgré le suspense maintenu par Stellantis, les autres constructeurs sortent-ils enfin la tête de l’eau ?

Après le gel, l’industrie auto voit apparaître ses premiers bourgeons printaniers
Déjà 27 000 commandes engrangées pour la sixième génération de Renault Clio.

Il souffle comme un air de printemps sur l’automobile. À la lecture des résultats du premier trimestre des différents constructeurs qui les ont déjà publiés, on s’aperçoit que si tout ne va pas bien, tout ne va pas si mal.

Les chiffres de ventes en France du mois de mars dernier ont mis la puce à l’oreille des observateurs. Le rebond de 12,9 % observé à ce moment-là a de quoi secouer un marché qui, à force de plonger en devenait fataliste.

Tesla sort de l’ornière

Évidemment, cette hausse est à comparer à une période catastrophique. Bien sûr la tendance reste à la baisse depuis le début de l’année. Mais tout de même, un réchauffement se produit et il n’est pas que climatique.

C’est que d’autres d’indices indiquent cette embellie, et notamment les premiers résultats trimestriels des différents constructeurs qui viennent de tomber, ou s’apprêtent à le faire. Parmi ceux qui sont déjà sortis du bois, Tesla n’est pas des moindres à créer la surprise.

Car on n’était pas loin d’enterrer la marque en raison des frasques de son patron. Mais après une année désastreuse liée notamment aux errements politiques d’Elon Musk, ou la marque désormais texane a été éclipsée du trône de premier constructeur électrique par BYD, elle semble aller beaucoup mieux.

Les ventes du constructeur ont progressé de 16 % au premier trimestre, engrangeant un chiffre d’affaires de 22,4 milliards de dollars. Quant au bénéfice net, il atteint 477 millions de dollars, ce qui laisse présager d’une année plutôt ensoleillée.

La Dacia Sandero, star européenne, a connu des retards de livraison en voie d’être résorbés.
La Dacia Sandero, star européenne, a connu des retards de livraison en voie d’être résorbés.

Il n’en faut plus à Musk pour se sentir pousser des ailes et dès les résultats connus, le boss a annoncé vouloir investir 25 milliards de dollars cette année, au lieu des 8,6 de l’an passé. Une somme destinée à rattraper le retard de Tesla dans le domaine des robots taxis. Une spécialité dans laquelle Waymo, la filiale de Google a pris le large.

C’est donc, et malgré ce petit retard, le printemps chez Tesla. Mais qu’en est-il chez Stellantis lesté d’un lourd déficit de plus de 22 milliards l’an passé ? Le groupe joue le suspense et annoncera ses résultats du premier trimestre le 30 avril prochain.

D’ici-là, et pour donner un os à ronger aux marchés, la galaxie a mis en avant les bons chiffres de Citroën qui, ces trois derniers mois, a augmenté ses ventes de 10 %, en immatriculant 190 000 autos. Une jolie performance liée, entre autres, au succès de la C3, et de sa version électrique qui représente 32 % du total.

Si Stellantis reste muet pour le moment en ce qui concerne son score global depuis janvier, Renault est plus bavard et vient d’annoncer ses résultats du premier trimestre. On est plus loquace quand le chiffre d’affaires est bon et celui du losange est en hausse de 7,3 % à 12,5 milliards d’euros.

Un joli score, mais une progression deux fois moins importante que celle de Tesla. Sauf que le résultat du losange est plombé par celui de sa filiale Dacia qui pourtant, autre fois, était sa cash-machine. Mais depuis le début de cette année, la marque franco roumaine a dévissé. Et pas qu’un peu puisqu’elle a immatriculé 18 % d’autos en moins.

La guerre en Iran booste les ventes d’électriques

La faute à qui ? À la météo capricieuse sur le détroit de Gibraltar qui a entraîné des retards de livraisons de pièces, et in fine de voitures, comme la Sandero, inusable best-seller, explique très officiellement le constructeur. Une baisse qui pourrait aussi être liée à la spectaculaire hausse des tarifs, qui a atteint 37 % entre 2020 et 2024.

Si la filiale pas chère du groupe Renault connaît quelques turbulences, la marque mère est, quant à elle, plutôt table. Ses ventes sont en hausse d’un petit 2,2 % mais, et c’est une bonne nouvelle, la Clio 6 trotte sur les pas du succès tracé par celles qui l’ont précédé et a déjà enregistré 27 000 commandes.

Surtout, Renault surfe sur sa star du moment : la Renault 5 qui n’en finit plus d’avoir les suffrages de tous les pays ou elle est vendue. Quant à la Twingo, qui arrive en concession ces temps-ci, elle devrait elle aussi profiter d’un timing idéal et de l’engouement du public pour l’électrique. Un engouement lié à la guerre en Iran, évidemment, et qui explique, en partie, la bonne passe de Tesla comme de Renault.

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