Permis B étendu à 4,25 tonnes pour les camping-caristes ? On y va, mais à petits pas
Le monde de la vanlife l’attendait, le Parlement européen l’a fait. Il a officiellement acté le passage du permis B à 4,25 tonnes pour permettre la transition vers l’électrique. Pourtant, entre la validation à Bruxelles et la réalité sur nos routes, le chemin est encore long. Délais administratifs, possible formation obligatoire, il va falloir être patient avant de pouvoir conduire des mastodontes avec un simple papier rose.

La commission l’a validé et le Parlement européen a adopté le texte : les titulaires d’un permis B sont bel et bien autorisés à conduire un van de 4 250 kg au maximum alors que le poids limite était jusqu’ici fixé à 3,5 tonnes.
Mais comme souvent, et on l’a vu pour le passage à l’électrique de toutes les voitures en 2035, entre un vote à Bruxelles, son application et la réalité sur le terrain il y a un fossé. Dans le cas précis du papier rose pour les maisons roulantes, il y a le temps d’adoption de la mesure par les 27 pays de l’Union.
Quatre ans de délai maximum
Sauf contre-ordre, remise en question ou renoncement de la Commission, chaque État membre dispose d’un délai de quatre ans pour accorder son violon administratif sur celui de Bruxelles et autoriser la mesure sur son territoire. Il faudra donc attendre début 2030 pour se prendre pour un chauffeur de poids lourds avec son seul permis voiture.
Pour le moment, le Parlement français semble avoir d’autres chats à fouetter et l’adoption de la mesure n’est pas à l’ordre du jour de la session de printemps, mais déjà des voix s’élèvent, non pas contre le texte de Bruxelles, mais pour son aménagement.
Certains élus souhaitent que la mesure soit accompagnée d’une formation supplémentaire, vraisemblablement d’une journée pour valider ce nouveau permis B « augmenté ». Ils souhaitent également mettre en place une limitation de vitesse à 110 km/h (comme pour les poids lourds) pour ces futurs engins.
Quoi qu’il en soit, et quelles que soient les dates et les modalités, la mesure ne rencontre guère d’hostilité et devrait donc être appliquée, car elle doit surtout permettre au monde de la vanlife de faire sa mue vers l’électrique, car il est vrai qu’avec le poids des batteries, la limite des 3,5 tonnes est très vite atteinte avec un gros camping-car ou les passagers doivent se contenter d’une brosse à dents pour tout bagage afin de ne pas dépasser le poids fatidique.
Les utilitaires sont eux aussi concernés, à condition qu’ils soient électriques
D’ailleurs, à l’origine de la directive, les 4,25 tonnes devaient être réservés à ces fameux vans électriques. Mais les fédérations européennes de camping-caristes ont eu gain de cause et la loi s’appliquera à toutes les formes d’énergie. À noter que les utilitaires (base des fourgons aménagés) seront également concernés, mais seulement s’ils sont 100 % électriques.
En attendant l’application par tous les pays de la directive de Bruxelles, les aménageurs se préparent déjà à l’accueillir en proposant des camping-cars, surtout des gros intégraux, de 4,25 tonnes de PTAC. Simplement, pour le moment, ils sont homologués à 3,5 tonnes. Il faudra donc en passer par un changement de carte grise une fois le texte appliqué. Une démarche pas toujours simple, d’autant qu’on n’en connaît pour le moment aucun détail.




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