100 km/h et micro-voyages : la solution pour sauver ses vacances en camping-car malgré la hausse des carburants
Entre un plein prohibitif et une consommation dépassant souvent les 10 l/100 km, les adeptes de la vanlife vivent un dilemme. Si l’envie de liberté reste intacte, la réalité du portefeuille impose des choix. Les trajets se raccourcissent et les séjours sur une même aire se rallongent. Chacun se débrouille pour conserver une forme de nomadisme même rabotée.

Évidemment, c’est un loisir. Bien sûr, les adeptes de la vanlife n’ont pas, sauf exception, un besoin impérieux d’aller faire le plein comme tous ceux qui utilisent leur auto chaque matin pour aller au boulot.
Pour autant, les conducteurs de camping-cars et de fourgons aménagés sont très impactés par la hausse des prix du carburant, sans bénéficier des (petites) aides gouvernementales comme la plupart des professionnels qui conduisent des utilitaires comme les leurs.
La vanlife à côté de chez soi ?
C’est que non seulement ils roulent, pour 99 % d’entre eux, au diesel, qui est le plus impacté par la hausse, mais en plus, leurs lourds engins consomment en moyenne 10 l / 100 km voire plus. Alors comment réagissent-ils face aux conséquences de la guerre au Moyen-Orient ? Nos confrères de Camping-car Magazine ont posé la question à leurs lecteurs, et 800 d’entre eux ont répondu.
Une première tendance s’impose rapidement grâce à leurs réponses : pas question de renoncer à la vanlife, malgré des pleins qui peuvent atteindre 230 euros. Alors ils s’adaptent, partent moins loin de leur camp de base, et campent plus longtemps sur place, quitte à visiter le coin qu’ils ont choisi à pied ou un vélo.
Un lecteur, un tantinet excessif, raconte ainsi qu’il s’est garé dans un camping, à la sortie de son propre village. Ses vacances à quelques centaines de mètres de chez lui ? Il les passe à visiter la commune ou il vit. Si c’est bon pour les économies, ça l’est moins pour l’exotisme.
D’autres partent tout de même un peu plus loin, sans pour autant engranger autant de kilomètres qu’avant. Ainsi, les réservations sur les aires sont en hausse de 30 % dans les pays de Loire en Bretagne comme en Auvergne. Elles sont à l’inverse en baisse de 15 % en PACA.
Mais en restant plus longtemps sur les mêmes aires de service, ils suscitent parfois l’ire de ceux qui attendent une place à leur tour. Ce qui a poussé les municipalités de Caen et de Biarritz à limiter la durée de stationnements sur les aires réservées pendant 48 heures au maximum.
Un plein offert ?
Mais d’autres camping-caristes choisissent une autre voie : ils roulent à 110 voire 100 km/h sur l’autoroute direction l’Espagne, ou l’essence est moins chère et où ils comptent bien accélérer, un peu.
Devant cette désaffection du sud-est de la France et parfois de l’hexagone, certains propriétaires de campings du Var ont pris des initiatives et offrent des bons d’essence de 25, ou 50 euros à ceux qui viennent jusqu’à eux et réservent le temps d’une semaine ou deux.
Quant aux concessionnaires qui craignent que la clientèle les boude, ils font en ce moment un cadeau exceptionnel : pour tous modèles vendus, ils offrent un plein.




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